Cette chronique de Nomades du Nord de James Oliver Curwood sera semblable aux autres que j'ai déjà rédigées, car je suis sous le charme de la plume de cet auteur.
Ce que j'aime chez Curwood, c'est sa repentance au travers de l'écrit, lui, l'ex-chasseur.
Nous partons à la rencontre du chien Miki et de l'ourson Nioua. Rien ne semble aller dans cette association, et pourtant... Curwood nous emmène à la rencontre de ces deux animaux encore petits, innocents et qui vont s'apprivoiser, avec pourtant leurs instincts déjà marqués.
Nioua a perdu sa maman, certes âgée, et c'est le propriétaire de Miki, auteur de la mort de cette dernière, qui va s'en vouloir et recueillir l'ourson.
Au-delà d'une simple histoire, il est ici question de l'amitié au sens large, car oui, on peut être très différents et amis au-delà de tout, au-delà des barrières ; chacun d'entre nous pourra s'y retrouver, s'y reconnaître.
Parfois, au cœur d'une amitié, on peut s'éloigner, comme Nioua qui va hiberner et laisser son ami Miki seul et dépourvu. Ce dernier va devoir se débrouiller seul alors qu'il était déjà livré à lui-même avec son ami ourson.
La nature s'impose toujours et c'est pour plusieurs semaines que Nioua va s'endormir. Miki va patienter, mais devra s'éloigner et vivre une vie féroce, dure, cruelle qui le rendra, à son tour, cruel et féroce.
Ce n'est pas mon roman favori de Curwood, mais j'ai beaucoup aimé.
Chasseurs de loups reste sur la première marche.
Je précise que j'ai lu une version de 1978, illustrée, et que je déplore de ne pas l'avoir trouvée dans un format plus actuel. Un tel écrivain devrait être mis en avant, comme l'a fait la maison d'édition Éditions duTriomphe avec deux ouvrages de l'écrivain.

