dimanche 15 mars 2026

Se perdre dans un livre par Vincent Vallée




Moi, je veux être perdu tous les jours.
Me perdre dans un chemin bordé de mots, de phrases joliment tournées qui me permettent de m'évader, de fuir, de courir au travers des orages et du tonnerre qui gronde dans cette vie tellement haineuse...

On tue, on critique, on déteste, on juge, on jalouse, on punit, ... Et j'en passe.

Mais avec un livre... On aime, on découvre, on apprend, on voyage, on savoure, on écoute le silence des pages.

Écouter le silence...

Se perdre dans un livre n'est pas une option pour moi, c'est vital, c'est sain... C'est serein.

Comment faire une journée sans lire ? Comment se coucher sans avoir fui notre monde un instant, ne serait-ce qu'un quart d'heure ?

Lire, c'est fuir, vivre, voler, apprendre, découvrir...


L'hiver par Vincent Vallée

 




L’hiver

Les journées d’hiver sont longues,
À peine passée d’hier que déjà elle outre-tombe.

Mais mes rêves sont teintés de soleil ;
Pour mon imaginaire, pas de trêve, pas de sommeil.

Sur mes songes, les fleurs poussent
En demi-ronde, puis se trémoussent…

Très vite la nuit s’installe, la lune sourit alors à nos envies,
Telle une escale, je la regarde là, assis…

Quand j’y pense, les fleurs et la verdure me manquent,
Dans mon cœur, une blessure, elle me hante…

Le matin, les mains gelées, pauvre rosée…
Avec dédain, je m’en vais, où est l’orchidée ?

Sous mes pas vagabonds, une neige prématurée,
Plus de climat, plus de saisons, qu’il disait…


©Vincent Vallée


Je veux que tu saches de Vincent Vallée

 




Je veux que tu saches

Je veux que tu saches que, jours et nuits, tu fais partie de ma vie.
Ton sourire, tes yeux, ton visage m’ont fait craquer…
Depuis ce jour, je ne peux m’empêcher de t’aimer.
Je veux que tu saches que jamais je ne me lasserai de toi, car pour toujours mon cœur est à toi.
La nuit, je rêve de toi ; le matin, mes premières pensées sont à toi.
Pour la première fois, je suis amoureux ; chaque jour, je remercie Dieu de me rendre si heureux.
Je veux que tu saches que je t’aime à en mourir, et si un jour tu me laissais, je n’aurais plus le goût de vivre…
De toi, je ne peux me contenter d’un souvenir, j’ai trop besoin de toi pour vivre.
Je veux que tu saches que jamais tu ne te débarrasseras de moi, car je tiens trop à toi ; je donnerais tout ce que j’ai pour pouvoir te garder à mes côtés pour l’éternité, oui… pour l’éternité.

dimanche 8 mars 2026

Et si ce jour-là, il avait plu de Muriel Blondiaux par Vincent Vallée

 



« Pourquoi tu m'as fait si tu sais que je vais mourir un jour ? »


Une réflexion percutante. Qui interroge. Qui touche. Qui blesse. Qui annonce peut-être.

Quand cette phrase sort de la bouche d'un enfant de quatre ans, on n’y voit rien de tout cela. Et pourtant… avec le recul, elle éclaire beaucoup de choses.


Ce témoignage est poignant. C’est celui d’une maman. Le récit d’un parcours fait de combats, de luttes, d’amour, bordé de déceptions. D’espoirs parfois vains.


Voilà tout le sens de ce livre-témoin : être un phare. Guider toutes celles et tous ceux qui traversent un deuil, ou une relation enfant-parents complexe. Et Dieu sait qu’il est difficile d’être adolescent. D’être différent. D’être trop.


Banu est un garçon qui, sa vie durant, cherche sa voie. Celle sur laquelle poser le pied. Comme tout un chacun, il chute pour tenter de se relever.


Mais lui ne fait souvent que frôler les directions qu’il emprunte. Il s’y pose, avance un peu, puis bifurque. Change de trottoir. Prend une autre direction. Puis encore une autre. Qui pourrait le lui reprocher ? Chaque épisode raconté par sa maman est une tentative de trouver une lueur, un cap, quelque chose qui pourrait devenir le sien. Et ne le sera jamais...


Car dans une existence, il n’y a pas qu’un trajet visible. Il y a aussi la traversée intérieure. Celle qu’on tait. Celle qui façonne en silence. Là aussi, c’est une lutte. Pour Banu, une succession de combats souvent vains. 

Pourtant, le récit le prouve : il a combattu. Avec envie. Avec espoir. Avec des réussites. Avec des échecs. Mais il a lutté.


« Tu ressentais tout trop fort »


Banu, on le comprend à travers ces pages, est un jeune homme lumineux et sombre à la fois. Contradictoire. Parfois perdu. Toujours aimant envers les siens, même lorsque tout se complique. On découvre des parents, des sœurs, qui font tout ce qu’ils peuvent, avec leurs moyens, avec leur amour. Ils avancent avec lui. Le suivent. L’accompagnent. L’encouragent, même dans l’incertitude.


« Maman, tu n'es pas dans ma tête... Tu ne sais pas... C'est un véritable bordel là-dedans ! »


Ce qui domine pourtant dans ce témoignage, c’est l’espérance d’une mère. Une mère au cœur battant de l’existence de son fils. Car il n’y a pas cent choix.

Soit on vit au travers de celui qui est parti.

Soit on meurt avec lui.


Soit on dirige la lumière du disparu pour éclairer la route des autres.

Soit on reste dans l’obscurité.


« Pour eux, ce n'est qu'une disparition. Les recherches commenceront demain. Mais moi, je sais. Je le sens dans mes os, dans ma chair, dans mon souffle. Mon enfant n'est plus... »


La vie de Banu fut courte. Souvent sombre. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il fut, et demeure, une lumière pour les siens, et aujourd’hui pour d’autres encore.


C’est tout le sens de cette chronique : diffuser sa lumière pour dissiper son obscurité.


« Je n'ai pas peur de mourir, maman, j'ai peur de la vie... »








Pour se procurer le témoignage, cliquez ICI

dimanche 1 mars 2026

Vivre en Palestine. Billet d’humeur du romancier Vincent Vallée

 





Vivre en Palestine

 

Billet d’humeur du romancier Vincent Vallée

 

Parler de la Palestine aujourd’hui, c’est parler d’un peuple qu’on empêche encore de respirer

La région appelée Palestine correspond historiquement à une bande de terre si minime à l’échelle mondiale, entre la Méditerranée et le Jourdain, englobant aujourd’hui Israël, la Cisjordanie et Gaza.

Terre de Canaan dans l’Antiquité, dans le texte de la Bible, le pays de Canaan est la « Terre promise » aux Hébreux par leur dieu Yahweh à l'époque du patriarche Abraham. Elle a vu se succéder de nombreux peuples : Hébreux, Philistins, Romains, Byzantins, Arabes, Ottomans… La mention de la Terre de Canaan relève à la fois du récit biblique et de l’histoire, mais il est essentiel de ne pas les confondre.

Autrement dit :

la promesse divine appartient au registre de la foi et du mythe fondateur ;

la réalité géographique et humaine de Canaan, ainsi que la pluralité des peuples qui s’y sont succédé, relèvent de l’histoire.

Préciser cette distinction n’enlève rien à la légitimité des croyances religieuses ; cela permet simplement de clarifier ce qui relève du récit spirituel et ce qui relève du savoir historique.

 

C’est une terre sainte pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Et pour les athées, c’est un fait que toute personne intelligence respecte, laissant de côté le scepticisme propre à tout athée digne de ce nom.

Jérusalem est le cœur spirituel de la Palestine.

Fin du XIXᵉ siècle : montée du sionisme, mouvement politique et culturel visant à créer un foyer national juif, né à la fois des persécutions antisémites en Europe, du contexte des nationalismes modernes et d’une volonté de renaissance identitaire juive.

Après la Première Guerre mondiale, la Palestine passe sous mandat britannique.

En 1947, l’ONU vote un plan de partage :

    • un État juif,
    • un État arabe,
    • Jérusalem sous statut international.

Les dirigeants arabes refusent le plan, estimant qu’il spolie les habitants palestiniens. Était-ce la première erreur ?

Le 14 mai 1948, Gourion (premier ministre d’Israël) proclame l’État d’Israël.

Le lendemain, les pays arabes voisins attaquent. Seconde erreur ? Demandons-nous juste une seconde ce que nous ferions nous, si on nous annonçait une descente de voyous qui veulent occuper nos propriétés ? Fermerions-nous nos portes et fenêtres ?

Israël l’emporte et étend son territoire au-delà des frontières prévues par l’ONU. Colonisation ? Il semble que les USA ont inspiré les différents gouvernements juifs…

Plus de 700 000 Palestiniens fuient ou sont expulsés de chez eux : c’est la Nakba (« catastrophe » en arabe).

1967 – Guerre des Six Jours : Israël occupe la Cisjordanie, Gaza, le Golan syrien et le Sinaï égyptien. Est-ce une des multiples réponses d’Israël à la crainte des Palestiniens d’être envahis ? Ne dit-on pas que la meilleure défense c’est l’attaque ?

Les territoires cités plus haut deviendront, malgré eux, le cœur du conflit :

Les Palestiniens réclament un État sur ces terres. Sous les bombes, face à la force, la menace, ils plient, mais ne baissent jamais la tête !

Israël y installe progressivement des colonies juives, jugées illégales par l’ONU. Pourtant… Ils ont continué.

 

1964 : création de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) dirigée par Yasser Arafat.

Objectif initial : libérer la Palestine « par la lutte armée ».

1987 : première Intifada (soulèvement).

1993 : Accords d’Oslo : La célèbre poignée de main entre Arafat et Yitzhak Rabin, reconnaissance mutuelle, promesse d’un État palestinien… qui ne verra jamais le jour. Pourquoi ? Parce que les accords d’Oslo ont été fragilisés par les violences des deux camps, l’absence de consensus politique durable, la poursuite de la colonisation, les divisions palestiniennes internes et l’assassinat de Yitzhak Rabin, mettant fin à toute dynamique de confiance. Oui, toutes les belles images ne racontent qu’une histoire, la vie n’est pas un roman photo !

2000 : deuxième Intifada après l’échec des négociations de Camp David (Résidence de vacances des présidents américains, à l’époque Jimmy Carter).

2005 : Israël se retire de Gaza, mais impose ensuite un blocus terrestre, aérien et maritime. Était-ce ce qu’ils pouvaient (les Palestiniens) espérer de moins pire pour leur peuple ?

2006 : le mouvement islamiste Hamas remporte les élections palestiniennes, puis prend le contrôle total de Gaza en 2007. C’est ce qui me pose un cas de conscience… Un peuple opprimé est-il contraint de « pourrir » de l’intérieur, comme le ver dans/pour la pomme ?

Depuis, deux autorités sont rivales :

  • Hamas à Gaza.
  • Autorité palestinienne en Cisjordanie. Et de se demander pourquoi ne pas avoir chassé, fait la guerre au Hamas… Peut-être d’une part parce qu’ils ont gagné les élections ? Non. Car le Fatah a tenté de le faire mais à du faire face à une guerre sanglante, des pertes inouïes. Ils ont adopté rapidement la diplomatie et se sont repliés en Cisjordanie. Les USA n’ont pas reconnu la victoire aux élections du Hamas.

Plusieurs guerres opposent Israël et le Hamas (2008, 2014, 2021, 2023, 2024…).

Chaque cycle de violence entraîne des milliers de morts civils à Gaza.

Les Palestiniens vivent aujourd’hui sous occupation en Cisjordanie et sous blocus à Gaza (pénurie d’eau, d’électricité, d’accès médical).

Voilà pour la trame historique de la Palestine, sa vie (survie) et son sort.

 

Ce qui me préoccupe aujourd’hui en Palestine

 

Je viens de terminer le roman de Rachid Benzine, et l’ai chroniqué sur mon blog, rendez-lui visite ici : https://lesmotsricochent.blogspot.com/2025/11/lhomme-qui-lisait-des-livres-de-rachid.html

Ce roman, au-delà d’être une histoire, raconte l’Histoire, celle avec un grand H. Et j’ai récemment entendu Michel Collon dire que ce n’est que par les livres que l’on s’en sortira. Livres de théories, livres d’informations ou simples romans par ailleurs.

Mon avis de romancier est que l’Histoire, celle avec un grand H est plus importante que le présent. Oui à « Carpe Diem » mais surtout, sachez que sans l’Histoire, pas d’« Aujourd’hui » possible.

Le futur, celui que l’on veut pour nous, nos enfants, nos petits enfants ne pourra être beau et paisible que si l’on se base sur l’Histoire pour construire un « Aujourd’hui » solide qui permettra un « Demain » fiable et fort. Serein… Ce n’est qu’ainsi chers lecteurs/lectrices que nous pourrons nous en aller en paix, un jour, le plus tard possible.

À Gaza ? En Palestine plus largement, et partout ailleurs où l’argent déclenche les guerres, l’aspiration aux terres des autres avec ses richesses, font des victimes mais aussi, elles radicalisent les esprits des enfants ! Oui, ces enfants voient leur terre volée, leurs familles décimées, leur enfance privée, kidnappée. Dès lors, comment leur en vouloir une fois adulte, de partir à la dérive, d’avoir soif de vengeance, de justice ? Dans le roman de Rachid Benzine c’est justement cela qui m’a permis de comprendre que tout est là: Les enfants. Benzine raconte la tyrannie Israélienne de ses grands-parents jusqu’au libraire qui raconte son histoire à un photographe qui désirait juste capturer une image « forte ». Et le libraire Palestinien d’interpeller le photographe pour lui dire que derrière chaque image/photo, sa cache une histoire. Un roman c’est cela mes amis, c’est une photo de l’Histoire qui vous permettra de mieux comprendre, mieux juger. Mettons des livres entre les mains de nos enfants ! Lisons devant eux ! Quelle autre meilleure façon d’éduquer ses enfants que par l’exemple ? Croyez-moi, ça fonctionne !

samedi 28 février 2026

Anne de la maison aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery par Vincent Vallée

 



J'ai récemment craqué pour une saga littéraire dont je n'avais jamais entendu parler avant de découvrir la série sur Netflix. J'ai été frustré par l'avortement de la série en question et, en bon lecteur, je ne pouvais pas passer à côté de la lecture des ouvrages de Lucy Maud Montgomery.

On embarque dans la vie compliquée d’Anne Shirley, une petite fille rousse au visage criblé de taches de rousseur, frêle mais à la langue bien pendue. Et c'est peu dire...

Anne est sur le quai de la gare et attend sa nouvelle famille. En effet, elle est orpheline et vivait à l'orphelinat quand une demande est arrivée. Sauf que l'homme qui vient la chercher à la gare, Matthew, s'attend à adopter un garçon pour l'aider aux tâches de sa ferme, couramment appelée: « Les Pignons verts » de par l'architecture de la maisonnette où lui et sa sœur Marilla vivent depuis la mort de leurs parents. C'est sur l'île du Prince-Édouard que se situe la maisonnette, dans un écrin de nature merveilleux, chargé de neige en hiver et fleuri et verdoyant au beau temps revenu.

C'est dans ce contexte qu’Anne, l'orpheline, va commencer une autre vie, loin de celles qu'elle a endurées et qui étaient loin d'être rêvées jusqu'alors.

Une fois la confusion du choix d'un enfant passée, Matthew va se résigner, ou plutôt s'enfermer dans son légendaire mutisme et ramener la petite fille aux Pignons verts se disant que Marilla aviserait.

Anne va devoir apprendre à se faire accepter, surtout qu'elle est le mauvais choix pour la famille Cuthbert, qu'elle est frêle et rousse, et puis c'est une grande rêveuse qui parle et parle et parle encore.

Cependant, et c'est tout ce qui rend ce roman magnifique, elle parle pour dire ses rêves, partager tous les mots qu'elle a appris en lisant malgré son jeune âge et ses conditions de vie. Elle exprime ses rêves et déploie son imagination débordante, renommant un cerisier ou un lac par des titres rêvés, imaginant des histoires à longueur de journée. Anne se révèlera être une bonne élève et apprendra avec rigueur.

Ce premier tome m'a happé et j'ai découvert, comme souvent, que la série n'est pas très fidèle aux livres et c'est heureux car j'apprécie d'autant plus la lecture.

Vous aimez les jolies formulations, le beau français, les décors magnifiques et les belles histoires ? Alors n'hésitez plus, procurez-vous la saga. Moi, je vais entamer le second tome dans la foulée !



Qui est Lucy Maud Montgomery ?

Lucy Maud Montgomery (1874–1942) est une écrivaine canadienne mondialement connue pour avoir créé le personnage d’Anne Shirley, héroïne de la saga Anne of Green Gables (Anne… la maison aux pignons verts).

📚 Ce qu’il faut savoir

Née le 30 novembre 1874 à Clifton (aujourd’hui New London), sur l’Île-du-Prince-Édouard au Canada.

Elle perd sa mère très jeune et grandit chez ses grands-parents, une enfance marquée par la solitude, l’imagination et la lecture.

Elle publie Anne of Green Gables en 1908 : succès immédiat.

Le roman donnera lieu à plusieurs suites, formant une saga complète.

Son œuvre met en avant la nature, l’enfance, l’imagination, la résilience et la condition féminine.

✍️ Son style

Montgomery est reconnue pour :

la beauté poétique de ses descriptions, un français (ou plutôt un anglais d’origine) riche et classique, des héroïnes sensibles, rêveuses mais fortes, un attachement profond aux paysages de l’Île-du Prince-Édouard.

🌫️ Une fin plus sombre

Derrière la douceur de ses romans, sa vie fut plus complexe :
Elle a souffert de dépression et est décédée en 1942. Sa correspondance révèle une personnalité plus tourmentée que l’image lumineuse laissée par Anne.






mardi 17 février 2026

L'imposteur (pamphlet)





L'imposteur (pamphlet)

Autodidacte ?

Prodige ?

Talent inné ?

Professionnel ?

Si tu t'identifies ne serait-ce qu'à l'un de ces qualificatifs, alors ma foi... Tu gagnes ta vie désormais. Tu n'es pas riche, car un artiste n'est jamais riche, si ce n'est de son art, mais tu es libre et ne dois rien justifier, tu vis de ton art.

Sauf que.

Je ne suis pas dupe.

Personne ne l'est.

Depuis tout petit, les mots me suivent, parfois m'ont fui. Mais toujours, je les ai gardés en moi, près de moi, en poche, sous les yeux.

Puisqu'on cause de texte, un roman est bien plus beau quand un texte est "justifié", ce n'est pas le cas...

Cependant, écrire un roman ne doit pas se justifier... Je ne sais si tu me suis, car dans mes mots, des indices sont déposés, pour toi, pour lui, pour eux.

Quand de mes yeux j'ai lu, je me suis dit : mais diantre ! Voilà encore une corde de plus à son arc ? Celui avec lequel tu tires des flèches à ventouses, et encore... Elles n'ont jamais été bien loin... Elles demeurent dans un cercle, le tien. Oui, le tien. C'est pathétique.

Oh ! Il faut bien "justifier" le fait de ne rien vouloir justifier. Le principe qui veut que tu es un artiste qui se lève à 15 h, 13 h, 11 h si tu es insomniaque...

À propos... Sais-tu qu'un texte respire ? Je demande, car ton texte ne respire pas. Je sais bien qu'il n'a pas de cage thoracique, ni de poumons, mais pourtant, il peut, il doit respirer. Pour y parvenir, il y a une technique de base, mais visiblement, elle t'échappe...

Oh et puis ! Ne t'en fais surtout pas, tu seras publié, imprimé, etc. Ce milieu foisonne d'escrocs, d'opportunistes, de nigauds aussi... Où te situes-tu là-dedans ? Moi, je le sais. Et puis, un beau jour, tu prétendras être... Mais comme depuis plus de 20 ans, tu ne seras pas... Personne dans ton cercle ne te le dira, mais là, moi, je te le dis, je te le prédis même. Non, tu n'es pas.

Ce qui ne te tue pas te rend plus fort, dis-tu ? En effet, mais ce que tu ne construis pas, ne fais pas aboutir, preuve à l'appui : ta situation... Ne te donne aucun crédit. Tu n'es nulle part, tu ne seras jamais rien, toi, la balle de flipper qui valdingue d'un coin à l'autre sans rien gagner...

Oui, un texte doit respirer, se justifier. Et puis, ... Pour écrire, il te faut lire. Que lis-tu en une année ? Un mois ? Une journée ?

Que dis-tu ? Je n'ouïs pas...

Que d'imposteurs dans le milieu artistique, littéraire, musical... Mais l'art n'est-il pas une imposture ? Mais oui, tout à fait !

Cependant, il faut à l'imposteur un sentiment d'humilité suffisant pour le ressentir, en être embêté, gêné... Toi, jamais. Boh non... Ne mens pas.

Ah l'imposteur !!! Nous croiserons-nous lors d'un salon du livre ?

Attention, l'IA peut écrire, mais elle n'a pas de talent, pas d’âme, pas de larmes à verser quand elle crée... Et surtout, elle ne met pas de beurre dans les épinards... Ou sur les croissants dont tu ne manges que l'intérieur...

Toi, l’IMPOSTEUR