vendredi 6 mai 2022

La petite maison dans la prairie TOME 3 de Laura Ingalls Wilder par Vincent Vallée


 

Voilà le tome 3 qui se termine. Comme toujours ce fut une lecture fluide, agréable et instructive. La vie des pionniers du 19 -ème siècle est toujours aussi bien décrite. De nouveau, je suis bien content de lire cette histoire vraie car la série télévisée est très très très arrangée... 

Après s'être installés en territoire indien puis dans le Wisconsin et avoir subi tant de déboires dans cet état de l'Amérique en plein développement, la famille Ingalls doit de nouveau partir. Les récoltes mauvaises et une scarlatine qui les à tous rendus malades poussent le patriarche Charles à envisager de tenter sa chance encore plus à l'ouest du pays de l'oncle Sam. Nous apprenons avec tristesse la cécité de Marie suite à cette maladie mal soignée à l'époque, mais aussi le dévouement et l'amour sans failles de Laura pour sa grande sœur. Elle devient ses yeux et une conteuse hors pairs afin de tout décrire et tout expliquer à la pauvre Marie. Puis aussi, une petite Grace agrandit la famille. Une petite sœur qui apporte beaucoup de bonheur à toute la famille.

De nouveau, nous sommes submergés de descriptions de la nature environnante, des prairies sans fin, des herbes hautes qui ondulent au gré du vent et un soleil de plomb qui contraste avec un hiver rude et impitoyable.

C'est à proximité de la construction du chemin de fer que la famille s'installe et Charles y travaillera à un poste assez confortable comme fonctionnaire. La famille s'installera ensuite pour l'hiver dans une grande maison prêtée à la famille mais devra faire face à l'arrivée des autres colons comme eux et ainsi les héberger et les nourrir. C'est de justesse que le père Ingalls parviendra à obtenir une concession afin d'y construire la future maison de la famille.

Vers la fin de ce tome Laura croisera celui qui, plus tard, deviendra son époux : Almanzo Wilder et son frère. 

Si je devais retenir quelque chose de ce troisième opus ce serait la détermination de Laura, sa joie et son courage mais aussi son intelligence. Mais aussi les multiples descriptions qu'elle nous offre comme tout du long des premiers tomes.

En avant pour le tome 4!


vendredi 29 avril 2022

Blackwater TOME II La digue de Michael MC Dowell par Vincent Vallée






 Ah! Ce deuxième tome tant attendu, enfin là. Aussitôt reçu, aussitôt commencé. Pourquoi prolonger l’attente inutilement.

Alors comme pour le premier, dès que j’ai commencé les premières pages, je me suis retrouvé plongé en plein Perdido. Si le premier tome était un tome introductif, là on commence à entrer un peu plus profondément dans l’histoire. Dans l’évolution de Perdido, mais surtout des personnages et je les aime tout autant que dans le premier ! J’ai aimé les retrouver, j’ai aimé en voir certains s’affirmer, en voir d'autres arriver.


Cependant, dès les premières pages on sent que cette fois l’ambiance sera plus électrique, les caractères affirmés donneront du fils à retordre à certains, les plus sombres s’assombrissent, ceux qui paraissaient plus secondaires dans le premier tome, prennent ici enfin leur envol et deviennent plus importants. Et cela paraît si évident que les choses devaient se passer comme ça. Non vraiment, encore une fois c’est juste excellent, il n’y a pas d’autre mots pour le décrire. Pour contrecarrer de futures crues, les habitants décident cette fois de faire construire une digue. Mais, Elinor la jeune femme mystérieuse fraîchement arrivée dans la famille, y est farouchement opposée, à un point tel, qu' une nouvelle fois je me suis demandé pourquoi elle est si tyrannique chez des étrangers pour elle, toujours aussi charmante avec certains mais machiavélique également. Si elle a rapidement creusé sa place dans la communauté en séduisant celle-ci, elle manipule pour arriver à ses fins, d'autres femmes persistant à vouloir lui mettre des bâtons dans les roues.



Maintenant côté noirceur, Michael McDowell à encore fait le travail ici, et ces pages glauques, sombres, angoissantes, n’étaient peut-être pas aussi nombreuses qu’on aurait pu l’espérer, mais elles étaient beaucoup plus intenses, plus sombre, plus angoissantes. 


Surtout que notre cher auteur nous laisse sur une sensation annonçant que le troisième sera tout aussi bien, et il me laisse même apercevoir l’espoir qu’il soit encore plus flippant que les 2 premiers.


Alors oui, j’ai encore plus hâte de lire le troisième, vivement le retour au sein de Perdido afin de retrouver la famille Caskey !

dimanche 17 avril 2022

La petite maison dans la prairie, tome II par Vincent Vallée


 J'ai terminé hier soir le tome deux de cette jolie saga. Et donc il me fut donné de découvrir ainsi la véritable histoire de la famille Ingalls, famille de jeunes pionniers dans une jeune Amérique.

Cette fois, les Ingalls s'installent à proximité d'une ville, ils vivent en premier lieu dans une petite maison peu commune puisque construite dans une espèce de talus. Une maison creusée dans la terre est une aventure amusante pour les petites filles que sont Laura, Marie et Carrie mais qui s'avérera peu commode. Le père Ingalls va donc entreprendre de construire une autre maison et il va s'endetter pour ce faire. Une maison cette fois, faite de planche fine et toutes ajustées. Les descriptions des prairies aux herbes folles et de l'ambiance de la campagne est décrite de telle façon que l'on s'y croirait.

C'est à nouveau une découverte du quotidien des pionniers d'alors qui nous est décrite, avec son lot des désillusions... L'invasion de sauterelles très bien décrite, l'hiver sans fin et la débrouillardise qui s'impose. Laura est une petite fille espiègle et à la fois polie et rusée, courageuse mais elle ne s'en laisse pas compter lorsqu'elle rencontre Nellie Oleson, une petite fille riche qui aime dénigrer ses amies. 

En effet, la famille Ingalls va surtout apprécier cet emménagement car ils y trouveront une école et une église. Une église qui est le lieu où se déroulera une scène qui m'aura le plus marqué lors de la distribution des cadeaux de Noël...


La famille Ingalls :



Caroline ,  Grace ,  Laura ,  Charles, Carrie et Mary Ingalls


vendredi 8 avril 2022

La petite maison dans la prairie TOME I de Laura Ingalls Wilder par Vincent Vallée.


 

Ce petit roman, premier d'une série de 9 tomes est tout sauf mièvre comme je le lis parfois. De plus, la série télévisée bien que très réussie est très éloignée des romans qu'a écrit Laura Wilder.

Car oui, Laura Ingalls Wilder a bel et bien existé. Cette dernière s'est lancée dans la rédaction de ses souvenirs durant les années 30 jusqu'en 1942, motivée et encouragée par sa fille rose. J'ai pour habitude de dire que Harry Potter, d'un tout autre genre, n'est pas la première saga littéraire. Celle-ci est passionnante et par sa lecture, je continue de rattraper mon retard de lecture jeunesse. 

Cependant, je me demande souvent ce qu'il y a de "niais ou simple" pour qualifier cette série de romans  jeunesse... En effet, c'est une famille de pionnier américains que nous découvrons, qui part conquérir comme tant d'autres à l'époque, le territoire amérindien. La famille Ingalls quitte les bois du Wisconsin pour se retrouver dans de larges plaines, prairies encore territoire indien, mais les pionniers encouragés par Washington qui affirme posséder sous peu le pays, partent à la conquête de terres nouvelles.

C'est alors que nous allons entrer dans le récit avec la description de la vie des premiers pionniers américains. La construction d'une maison en rondins nous sera décrite, le creusement d'un puit avec tous les dangers qui y sont liés mais aussi la chasse et ce que cuisinaient les femmes de l'époque. La faune et la flore nous est aussi contée. 

Mais le climat était aussi de la partie et les pionniers n'étaient pas à court d'idées, comme lors de ce feu de prairie qui faillit les brûler vifs. L'hiver rude et Noël qu'ils faillirent rater en raison du froid. C'était sans compter sur l'ami que s'était fait le père Ingalls qui s'improvisera commissionnaire du père Noël pour les trois filles de ce dernier.

Mais n'oublions pas les indiens. Là je trouve que l'auteure est honnête et décrit bien la façon dont beaucoup les voyaient, les décrivaient. N'oublions pas que ceux-ci furent chassés de leur terre par l'armée américaine et les colons de différents pays. Ils étaient pour beaucoup, pacifistes, tranquilles et leur terre leur fut volée... C'est la mère Ingalls qui les décrit souvent comme des sauvages, affirmant qu'un bon indien est un indien mort...

Ce premier tome m'a enchanté et rend hommage à cette époque particulière qui fait partie de la création des USA. Les descriptions, les désenchantements, les efforts vains, les catastrophes contre lesquelles les pionniers avaient peu d'armes sont des éléments très bien décrits. Mais aussi, Laura Ingalls Wilder nous raconte une bien belle histoire que l'on doit à tout prix détacher de la série TV pour la découvrir ou re découvrir. Si la lecture est pour vous, avant tout, une évasion, un moment de détente et d'instruction alors foncez, lisez les romans qui vous parlent.

Pour ma part cette série me tente depuis des années et la lecture de ce premier tome m'encourage à lire les neuf autres !





Laura Ingalls Wilder, née le 7 février 1867 à Pepin dans le Wisconsin et morte le 10 février 1957 à Mansfield dans le Missouri, est une femme de lettres américaine, autrice de la série de romans pour enfants La Petite Maison dans la prairie, inspirée par sa propre enfance au sein d'une famille de pionniers américains à la fin du xixe siècle. Le succès de cette série de romans a assuré une vie confortable à l’autrice pour ses dernières années et a donné lieu à plusieurs adaptations télévisées, dont la première a été la série américaine La Petite Maison dans la prairie, dans laquelle l'actrice Melissa Gilbert jouait le rôle de Laura.

(Source Wikipédia pour la biographie).

samedi 26 mars 2022

Blackwater - La crue de Michaël Mcdowell par Vincent Vallée





Blackwater, la crue m’a été proposé par BABELIO dans le cadre d’une chronique avant publication. Celle-ci est planifiée en avril de cette année. Une saga, une série de 6 tomes est prévue. Il faut tout d’abord recontextualiser l’écriture de cette série d'ouvrages par Michaël Mcdowell, écriture qui s'élabore en 1982 et est publiée à raison d’un volume par mois en 1983. Ce sera un véritable succès commercial. Mcdowell y transpose son expérience et son vécu propre. Et je sais d’expérience, qu’on n’écrit de bons ouvrages que lorsqu’on y met de soi. J’ai lu le premier tome avec plaisir et en réalité j’ai, à l’heure où j’écris ces mots, encore 19 jours pour chroniquer celui-ci. C’est dire si j’ai aimé, si j’ai plongé tête baissée dans « La crue ».

La crue, c’est par elle que nous entrons dans ce récit épique, romanesque, captivant. Perdido, une ville de l’Alabama, un état que j’aime particulièrement est en proie à une montée des eaux poussant les habitants pauvres et fortunés, ainsi que le personnel noir, au service des familles plus aisées, à se retrancher dans l’église Zion Grace, sur les hauteurs de la ville. Nous y faisons ainsi connaissance de la famille Caskey, de riches propriétaires qui eux également doivent faire face aux dégâts des eaux. Cependant, c'est une famille unie de par son apparence. En apparence, car la matriarche, Mary-Love Caskey est omniprésente et influente. Sa fille Sister, assez soumise, suit sa mère dans toutes ses décisions et avis. Oscar le fils de Mary-Love est beaucoup plus simple et lui aussi, sous l’emprise de cette mère charismatique. Lors de cette crue, Oscar et un serviteur noir, Bray, vont partir en canot, vérifier que personne n’est resté piégé des eaux. C’est alors, que Oscar va trouver coincée dans l’hôtel de la ville, une jeune femme. Celle-ci est tranquillement assise sur son lit, étrangement calme, Oscar va ainsi rencontrer Elinor Dammert. Séduisante et selon ses dires, présente à Perdido pour un poste d’institutrice. Cependant, Elinor semble avoir perdu ses diplômes dans les eaux, ses recommandations et autres papiers d’identité.

La seule chose que je peux dévoiler pour vous donner envie comme moi, de lire ce premier tome, c’est qu’Elinor Dammert, au-delà d’être séduisante pour Oscar, se révélera très à l’aise avec l’eau, même lorsqu’elle est dangereuse... Elle se révélera devenir une adversaire non négligeable pour Mary-Love et Sister, sa fille. Oscar, quant à lui, succombera au charme d’Elinor au grand désarroi de Mary-Love, sa mère possessive à tous points de vue...

Petit à petit, Elinor va se montrer tantôt agréable et utile, tantôt étrange et mystérieuse. C’est au sein du clan familial que cette dernière va crescendo, s’installer, s’imposer ?

Une aura mystérieuse plane au-dessus de cette histoire, ce n’est pas le pasteur de Perdido, qui s’avère être une femme par ailleurs, qui dira le contraire. Lors de l’arrivée d’Elinor, elle sera la seule tout du long de ce premier opus à, on le suppose, voir de ses yeux la véritable nature de la mystérieuse étrangère.

Pour conclure cette chronique pour Babelio, je peux affirmer avoir hâte de lire la suite de cette saga littéraire qui rend hommage à l’écriture de Michaël Mcdowell. C’est une écriture fluide, prenante qui forme un roman qui vous dévore.

À noter également, la couverture et quatrième de couverture à l’initiative de monsieur Toussaint Louverture qui est à l’initiative de cette seconde vie offerte à cette œuvre. Une couverture tout en relief et couleurs qui met en valeur ce magnifique ouvrage que je vous invite à dévorer comme il vous dévorera...

 



Michaël Mcdowell

lundi 14 mars 2022

L'envers et l'endroit de Albert Camus par Vincent Vallée

 


Je me suis lancé dans la découverte des premiers écrits de camus. Plusieurs thèmes y sont abordés. Des thèmes qui, tout du long de sa courte vie, accompagneront les ouvrages de Camus.
Le rejet, la mort, le vieillissement, l'isolement, la solitude, le besoin de tout quitter. L'auteur à cette capacité à aller chercher au travers des lignes qu'il aligne, nos plus profonds sentiments.

L'écriture de ces essais datent de 1936 et sont, à mon sens, peu révélateurs de ce que sera son œuvre et heureusement. 
Après la lecture de "La peste" et de "L'étranger" je suis un peu déçu.

En effet, le petit recueil se lit rapidement et moi, m'a un peu déçu. C'est un recueil des directions que prendra Camus, certes, mais aussi un recueil de réflexion sous forme des courtes histoires qui ne m'ont pas parlé du tout.
Je ne conseille donc pas de découvrir Camus par le biais de cet ouvrage.

vendredi 11 mars 2022

Camus, l'art de la révolte de Abd Al Malik par Vincent vallée

 


J'ai découvert Abd Al Malik lors de l'émission "La grande librairie" et j'ai été impressionné par l'amour du rappeur pour Camus, sa passion pour lui, l'éloquence qu'il avait pour en parler.

Abd Al Malik venait présenter "Camus, l'art de la révolte" et forcément quand je l'ai trouvé en librairie j'ai voulu lire cet hommage. 

Cependant, j'ai été déçu car d'hommage on penche plus vers un mélange de partage de textes de rap avec des recoupements à l'histoire de Camus et à son oeuvre. Je ne suis cependant pas un amateur de rap, les textes me semblent toujours décousus et sans rythme. Peut-être justement, parce que les textes de rap sont rythmés de telle manière qu'il ne "sonnent" qu'en musique. 

Le rap c'est de la déclamation rapide et parfois de ce fait, inaudible pour moi. Mais dans ce roman, Abd Al Malik s'est trop épanché sur son art à lui en nous le partageant et pas assez sur Camus. Personnellement, je m'attendais à plus de similitudes avec Camus. Le rappeur raconte comment un jeune des banlieues peut s'en sortir par la littérature, grâce à une rencontre littéraire. Pour lui, ce sera Camus. C'est l'aspect intéressant de l'ouvrage, cette mise en avant d'une jeunesse parfois, souvent paumée, qui un beau jour va découvrir qu'au travers des mots, d'une œuvre il y a aussi un moyen de se révolter. Pas besoin ici de batte de Baseball ni de couteau ou de poing américain, juste des mots. Et j'ai mesuré combien les mots peuvent faire mal, toucher, atteindre, faire réfléchir au delà des gestes et des actes violents. Un texte peut vous déclarer la guerre, être au front et faire de vous un véritable guerrier.

L'ouvrage est aussi intéressant car écrit en 2014 et il nous fait revenir à notre actualité et cette déchirante guerre contre le peuple Ukrainien. Alors, je n'ai pas été passionné par ce qu'écrit Abd Al Malik mais je l'ai plus été par ce qu'il dit, par son partage lors de son passage à "La grande librairie". C'est pourquoi je vais aussi partager la vidéo de ce passage:


https://www.youtube.com/watch?v=ADGNdh3DzxE&t=117s