J’ouvre mon traitement de texte et que vois-je ?
Une annonce IA, une intelligence
artificielle paraît-il… C’est l’évolution, oui, l’évolution numérique. Et si on
ne s’y plie guère, car non, nous ne deviendrons pas des moutons pucés par la
technologie artificielle et tout ce que ça comporte, alors… nous serons des «
dépassés », des ringards, des vieux quoi.
Mais devant tous ces boucliers
que je vois se lever, qui oserait se regarder dans le miroir et dire qu’il ne
l’a pas testée, cette intelligence, hein ? Oui, qui ? Peut-être même parmi
vous, certains l’utilisent encore et font mine de…
Alors pourquoi se mentir entre
gens de bonne foi et ayant un bon fond ? Bien entendu qu’on a essayé et qu’on
s’est dit : « Milliard ! Sapristi ! » Ou tout bonnement « didju ! », que c’est
pratique, que c’est facile : deux ou trois clics et voilà que j’ai gagné des
centaines d’euros et des dizaines de mails servant à expliquer à un graphiste,
un correcteur, ou que sais-je, ce que je désirais.
Là ? Je peux même l’insulter, il
ne se fâche pas tout rouge et ne me menace pas en retour. Vraiment, c’est le
pied…
Seulement, il faut autre chose
que se contenter de quelques clics, oui. Il nous faut plus si on est si honnête
avec notre miroir. Oui, il nous faut un déclic ! C’est bien beau de cliqueter
sur son clavier et, se frottant la panse, de se dire : « Voilà encore quelques
centaines d’euros de gagnés ! » Et puis, vous avez vu ? Tous font pareil… Les
publications, les affiches, les menus des restaurants, les affiches
publicitaires… Tous les mêmes, pas d’âme, pas de sensibilité, d’originalité,
plein d’infos partout, des lumières, des illustrations et ? Rien qui attire le
regard au final. Oui, on ne les voit déjà plus, parce qu’on ne les regarde
plus. Elles sont toutes banales et faciles, trop faciles, pas originales, pas
travaillées, pas percutantes, pas parlantes, ou alors trop. Oui, trop, c’est
trop et l’on sait tous que le mieux est l’ennemi du bien, n’est-ce pas ?
Alors voilà, ce n’est pas le
Nouvel An, je sais, mais j’ai un peu de fierté, beaucoup de principes, un peu
trop d’ailleurs, et un fils qui vient de terminer ses études de graphisme à la
sueur de son front, avec difficulté, persévérance, travail, obstination. Mon
miroir me dit que je ne lui ressemble plus. Et je suis un homme de résolutions.
Oui, je suis têtu aussi, et surtout envers moi-même, donc, lorsque je me résous
à quelque chose, c’est un acte, un acte ferme, un défi envers moi-même. Je ne
change plus de route, j’y reste, fermement et définitivement.
Mais, oui, y’a et y’aura
toujours un « mais ». Je ne veux pas devenir un vieux con dépassé. Je sais
aussi que tous vont s’adapter et travailler avec l’IA et, comme je viens de le
dire, ils affronteront leur miroir et prendront de bonnes résolutions de l’an
neuf en plein été, ou continueront de se demander qui est l’abruti dans la
glace qui les reflète. J’adore un mot de la langue française, non pour sa
mélodie, mais pour ce qu’il permet, c’est le mot « compromis ». J’aime faire
des compromis, j’aurais peut-être dû faire de la politique… Non, finalement.
Mais tout comme la calculatrice est venue nous aider en mathématiques, les
manuels tels que le Bescherelle, le dictionnaire et autres nous servent
d’outils de travail, les bibliothèques de puits de savoir, sources
d’informations et de silence… pourquoi ne pas utiliser, et ainsi ne pas devenir
un vieux con, l’IA pour travailler ? Et pour travailler, il faut des outils.
L’IA est un outil, mais aussi un robot maléfique si elle est utilisée à des
fins malicieuses. Voilà le piège. Oh ! Ne nous en voulons pas d’avoir été
séduits par le tentateur avec sa pomme, ou sa bonne poire… Nous sommes de chair
et donc faibles, c’est ainsi depuis la nuit des temps. Ce qui compte, c’est le
miroir…
L’IA n’est finalement qu’un
miroir. Le miroir du travail de tant et tant d’hommes et de femmes qui ont
écrit, cherché, travaillé. Mon travail et le vôtre avec ce qui sera désormais,
pour nous, l’outil IA ne seront qu’une contribution pour aider nos semblables.
Les honnêtes gens, pas les malicieux qui font des holas sur les réseaux et font
exactement ce qu’ils reprochent, et pire encore.
Comprenons que l’art, la
création, le travail ont besoin d’âme, de sueur et de larmes. Et
qu’aujourd’hui, en 2026, un outil s’ajoute à nos calculatrices, dictionnaires,
Bescherelle et autres… C’est l’intelligence artificielle, qui n’a d’intelligent
que ce que l’homme a créé, pensé, écrit, peint depuis des siècles. Avec son
âme, sa sueur, ses larmes.
Et puis aussi, pensez au miroir…
Il est important.
PS : Ce texte n’est pas le
résultat de l’IA, il n’a eu recours à elle que pour l’orthographe, la grammaire
et la conjugaison. Mais aussi, quand j’y ai eu recours, j’ai interrogé Mister
IA pour qu’il m’explique mes lacunes et ainsi, j’ai appris à ne plus, ou du
moins à moins commettre à nouveau ces erreurs à l’avenir.