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mardi 16 avril 2019

Vincent Van Gogh, sa vie dépeinte de Vincent Vallée




Catégorie : Romans & Essais - Essai historique

VINCENT VALLÉE, tel un archéologue des âmes, est allé chercher une autre vérité et nous l’expose dans ce roman. En couverture, une œuvre du peintre canadien MATHIEU LACA, représentant VINCENT VAN GOGH dans toute sa brutalité.

Une façon agréable, au travers d'un roman, de faire connaissance avec ce peintre renommé. Un peu tardivement...










OU ACHETER LE ROMAN ? ( Cliquez sur le lien ci dessous) :

Vincent Van Gogh, sa vie dépeinte de Vincent Vallée



Vincent Van Gogh, l’autre, celui qu’on n’a pas vu, pas cru, pas compris. Autour de lui quelques personnes, toutes bienveillantes ?

Qui était-il ? Était-il ce fou qu’on nous décrit ?

Il eut une vie brutale, épistolaire, romanesque. Rejeté par tous, y compris par lui-même. Vincent Van Gogh c’est aussi l’éternel enfant, le naïf, le généreux qui nourrissait les souris au lieu de s’alimenter et qui s’extasiait devant un orage, trempé jusqu’aux os. Van Gogh pouvait aussi devenir ce volcan qui gonfle, ronfle, entre en éruption. Poussé au bord du gouffre, celui de la déraison, du mépris de soi, il s’est retrouvé immergé dans le chagrin et le désespoir de ne trouver nulle part où aller, nulle part où il serait aimé, compris. Lui qui, sa vie durant, cherchera un nid où se reposer, terminera ses jours dans une petite bourgade près de Paris, un suicide ?

Vincent Van Gogh, c’est surtout ce peintre, cet artiste qui peignait ce qu’il ressentait, non pas que ce qu’il voyait. Il aimait peindre ce dont les autres se détournaient, un ouvrier en plein labeur, un amandier tordu et esseulé, lui-même… Nous connaissons toutes et tous VINCENT VAN GOGH !

En êtes-vous sûr ?



dimanche 15 janvier 2017

Lecture vivante de L'homme du bo et autres poésies d'Emile Verhaeren.

Pour un auteur peu connu, comme moi, il est parfois frustrant de voir la popularité de certaines stars du livre, ou même des auteurs connu et méritant. Ce serait faux de dire que je ne les jalouse pas un peu.

Alors, je tente de faire de bonnes rencontres, de me faire des amis dans le monde de la littérature, et ce, à tous niveaux, de participer à des événements et des salons du livre.
Je porte de l'attention au plus simple auteur comme moi, tout comme à des auteurs plus connus et reconnu.
Ce qui fait un bien fou humainement, c'est d'être mis en avant comme je l'ai été hier soir par une lecture vivante de ma nouvelle L'homme du bo.

Cette lecture était parfaite, et très bien organisée et je le dois à une troupe, un groupe théâtral BOX THEATRE.  http://boxtheatreadm.wix.com/box-theatre ou encore ici https://www.facebook.com/box.theatre.wa/

C'est la deuxième fois que je suis aidé grâce à leur talent et surtout leur gentillesse. C'est pour moi, une belle récompense.

Lors de la première lecture vivante de Les écrits parleront, je n'étais pas au top de ma forme, je peux même dire que j'étais malade. Je n'avais pas voulu trop participer et j'étais resté un peu dans mon coin, frustré et ennuyé d'avoir changé physiquement ...




Mais je m'étais dit par la suite que j'aurais dû faire un effort pour eux, BOX THEATRE et pour leur gentillesse à mon égard.

Je me suis cette fois un peu plus plié à l'exercice, j'espère avoir été à la hauteur.
Je veux encore une fois les remercier pour cette lecture accompagnée du trio MNEMOSIS, la harpe, la flûte, le violoncelle, j'ai adoré. Tout ce petit monde donne une dimension magnifique à l'exercice.

Je vous partage ces quelques moments :





















mercredi 22 juin 2016

L’espace muséal de Roisin consacré à Emile Verhaeren

  L'espace muséal consacré à Emile Verhaeren.




Je l'ai découvert alors que j'étais un enfant, à l'époque c'était un musée où se trouvaient des effets ayant appartenu au poète.
Des effets qui sont précieux, uniques et qui étaient mal sécurisés, pas protégé contre les effets du temps...

De ce fait ils ont été enlevés du musée de Roisin pour.... Etre enfermés dans des lieux non visitables, et ressortis à de rares occasions, quel dommage.
Mais alors une question me vient...

Pourquoi n'a-t-on pas sécurisé le bâtiment et adapté pour la protection des œuvres et effets de Verhaeren?
La réponse est l'argent, le manque de courage politique aussi certainement.

Mais alors que reste-t-il?

Après quelques années et une bataille menée par les amis et passionnés du poète, la province du Hainaut à recréé un espace muséal où sont exposées des répliques, des copies mettant en avant Emile Verhaeren et son épouse ainsi que d'autres artistes l'ayant connu et aimé.





L'espace Emile Verhaeren, créé en mars 2010, abrite sur environ 60m², de nombreux extraits de l’œuvre du poète, des textes explicatifs bilingues (Fr-Nl - fardes en braille) , une série de reproductions de 25 documents historiques et de 13 toiles témoignant des contacts privilégiés qu’entretenait Verhaeren avec les représentants de l’art et de la littérature avant-gardistes de son époque, avec les peintres néo-impressionnistes et les grands écrivains des XIXème et XXème siècles. Au départ de ce site, les visiteurs peuvent marcher dans les pas du poète et emprunter le Circuit des Pierres : une balade de 4 kilomètres qui passe par le célèbre Caillou-qui-bique. La visite et le circuit sont animés sur demande par les membres passionnés de l’ASBL Mémoire d’Emile Verhaeren à Roisin. La visite et le circuit sont animés sur demande par les membres de l'ASBL Mémoire d'Emile Verhaeren à Roisin. Le musée est une invitation à découvrir ou redécouvrir l’un des plus importants écrivains belges. Entre 1899 et 1914, le poète Emile Verhaeren séjourna à Roisin, dans les Hauts-Pays. Il venait dans une ferme-auberge proche du Caillou qui bique pour y chercher calme et inspiration. Aujourd’hui, ces bâtiments subsistent sur le site provincial du Caillou et abritent l’Espace muséal Emile Verhaeren. Exposition conçue par la Fédération du Tourisme de la Province de Hainaut avec le concours documentaire de l’ASBL Archives du Musée de la Littérature.









Emile Verhaeren c'est ce poète qui n'a pas voulu devenir avocat, son métier. La poésie, l'écriture sont ses passions, sa vocation. Il a été néanmoins un chroniqueur auprès de journaux de son époque. C'est grâce à Edmond Picard, grand avocat et homme critiqué, qu'il fréquentera un salon où Verhaeren rencontrera des écrivains des gens de bonnes relation.

Emile Verhaeren est né à Sint Amand, près d'Anvers, il était flamand mais n'écrivait qu'en français. En 1891 il épouse Marthe Massin artiste peintre qui délaissera sa vocation pour suivre son époux et ses écrits.

Il travailla à rendre dans ses poèmes l'atmosphère de la grande ville et son opposé, la vie à la campagne. Il exprima ses visions d'un temps nouveau dans des recueils comme Les Campagnes hallucinées, Les Villes tentaculaires, Les Villages illusoires et dans sa pièce de théâtre Les Aubes. Ces poèmes le rendirent célèbre, et son œuvre fut traduite et commentée dans le monde entier. Il voyagea pour faire des lectures et des conférences dans une grande partie de l'Europe. Beaucoup d'artistes, de poètes et d'écrivains comme Antonio de La Gandara, Georges Seurat, Paul Signac, Auguste Rodin, Edgar Degas, August Vermeylen, Léon Bazalgette, Henry van de Velde, Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé, André Gide, Rainer Maria Rilke, Gostan Zarian et Stefan Zweig admiraient, correspondaient avec lui, cherchaient à le fréquenter et le traduisaient. Les artistes liés au futurisme subissaient son influence. Émile Verhaeren était aussi un ami personnel du roi Albert et de la reine Élisabeth ; il fréquentait régulièrement toutes les demeures de la famille royale.




En 1914 la Première Guerre mondiale éclata et, malgré sa neutralité, la Belgique fut occupée presque entièrement par les troupes allemandes. Verhaeren se réfugia en Angleterre. Il écrivit des poèmes pacifistes et lutta contre la folie de la guerre dans les anthologies lyriques : La Belgique sanglante, Parmi les Cendres et Les Ailes rouges de la Guerre. Sa foi en un avenir meilleur se teinta pendant le conflit d'une résignation croissante. Il n'en publia pas moins dans des revues de propagande anti-allemande et tenta dans ses conférences de renforcer l'amitié entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni. Le 27 novembre 1916, il alla visiter les ruines de l'abbaye de Jumièges. Le soir, après avoir donné une nouvelle conférence à Rouen, il mourut accidentellement, ayant été poussé par la foule, nombreuse, sous les roues d'un train qui partait.

Depuis, des passionnés je le disais plus haut tentent de faire vivre Verhaeren à Roisin, lieu de repos pour lui et de sources culturelles pour nous. Une ASBL, des amis, et des auteurs comme Daniel Charneux et moi-même lui rendent hommage par des écrits, des nouvelles. Mais aussi des artistes peintres et sculpteurs qui s'inspirent du poète pour créer.






L'espace muséal est libre à la visite chaque weekend et en semaine sur rendez-vous.


De 15 à 17h30 le weekend.

23 Rue Emile Verhaeren7387 Roisin







Présentation.

Présentation de mes deux ouvrages au salon des artistes de Dour ce 03 octobre 2015.







Emile Verhaeren.

Il y a des auteurs qu'on découvre au travers d'un bouquin, en discutant entre nous ou bien ici sur des blogs.  Nous sommes en période estivale donc on voyage, on se ballade et moi, j'ai découvert ou plutôt re découvert Emile Verhaeren en me baladant dans un coin de chez moi qu'on appelle " le caillou qui bique ".
Pour la petite histoire le " Caillou qui bique " se trouve à Roisin à quelques kilomètres de la frontière française en plein bois. Il s'agit d'un morceau de roche qui supplante le chemin qui le borde tout simplement.

http://www.cmpb.net/images/sorties/cailloukibic/caillouquibique.jpg

La légende s'y rapportant raconte qu'autrefois le Diable en personne aurait eu vent de la construction d'une cathédrale et se serait mis en tête de la détruire avec une énorme rocher. Un saint ayant eu écho de ce projet l'aurait dissuadé en lui assurant que le chemin était horriblement long, pour preuve un tas de chaussures élimées avec lui, preuve de son périple. Le diable convaincu aurait jeté son rocher à proximité de la Honnelle ( rivière à Roisin ) le rocher tombé là, serait le fameux caillou qui bique.

C'est donc dans ce contexte que je situe mon auteur : Emile Verhaeren.
Belge, né en Flandre en 1855 et décédé en 1916 dans un bien triste accident, poussé par la foule sur les rails, alors qu'il venait de donner un discours. Comme quoi, la vie peut être riche et finir bêtement.
Il fut l'auteur de bien des poèmes d'avant-garde pour l'époque et fut vite connu pour rendre l'atmosphère de la ville comparée à la campagne dans ses écrits. Verhaeren fut aussi un ami proche de la famille royale belge et donc du roi de l'époque Albert 1er et son épouse, il fréquentait les maisons royales de Belgique régulièrement. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est son passage près de chez moi, à Roisin, au caillou qui bique.
C'est en 1898 que Verhaeren viendra séjourner à Roisin sortant d'un souci de santé qui l'avait bien affaibli. Il y séjournait de mars à fin mai, parfois bien plus longtemps, car il souffrait du rhume des foins et rentrait alors à Paris ou Ostende. Au départ ils étaient lui et son épouse, hébergé dans une crèmerie chez des amis, mais vite dérangé par les badauds, il lui fut aménagé un bureau et ainsi petit à petit au fil des ans il devinrent locataire de tout une partie du bâtiment.
Il fut très vite apprécié dans le petit village pour sa générosité et sa bonhomie, il était généreux et faisait parfois distribuer de la viande aux plus démunis. Il aimait écrire tôt le matin, jusque 11 heures, puis s'en allait à travers bois où il trouva l'inspiration pour bien des écrits, il lui arrivait de rentrer pour coucher sur le papier des idées, des inspirations. Il s'enfermait dans son bureau où personne n'osait le déranger. Il palabrait avec le paysan du coin comme avec le maréchal ferrant. Certains l'appelait " L'homme du Bo " ( L'homme du bois ).
De tout son passage à Roisin il ne reste que des souvenirs lui ayant appartenu et son bureau reconstitué à l'aide de son épouse entre autres, la crèmerie fut détruite durant la guerre. Depuis une stèle est érigée en son honneur et un musée fut ouvert et l'est toujours aujourd'hui. A travers le bois lors de promenades on découvre des pierres, installées où figure des extraits de ses écrits. Les promeneurs déjà charmés par la poésie du bois s'arrêtent alors pour lire et sont alors envahis par la plénitude de l'instant, loin du bruit et du tumulte, ce fut mon cas.

http://static.skynetblogs.be/media/172451/1976499939.jpg

  Je vais vous glisser ici avec le lien du texte complet un extrait de son plus joli poème en ce qui me concerne, lisez-donc :

" Le chant de l'eau Emile Verhaeren."

L'entendez-vous, l'entendez-vous
Le menu flot sur les cailloux ?  Il passe et court et glisse  Et doucement dédie aux branches,  Qui sur son cours se penchent,  Sa chanson lisse.
(http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/le_chant_de_l_eau.htmlhttp://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/le_chant_de_l_eau.html )

Voici donc, je voulais vous partager cet auteur et surtout son passage près de chez moi qui a apporté un peu de poésie à un milieu parfois défavorisé socialement et ça fait un bien fou de se replonger dans une ambiance poétique en se baladant à travers bois.
Pour ceux qui voudraient connaître un peu le " Caillou qui bique " :

http://www.rtbf.be/video/detail_sophie-en-balade-le-caillou-qui-bique?id=1740373
http://users.skynet.be/cbou/roisin/caillou.htm


Source: http://users.skynet.be/cbou/roisin/verhaeren.html