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dimanche 5 avril 2020

Il fallait bien que ça arrive. (Hommage à Marcel Moreau), par Vincent Vallée


Il fallait bien que ça arrive...

Marcel Moreau n'est plus, emporté par la vie tout simplement. Il y a un lourd bagage qu'il nous laisse, quelques valises emplies de mots, de phrases et de réflexions profondes. Il y a de la torture dans ces bagages, torture du verbe, du sens aigu, torture de la phrase. Marcel Moreau disait à propos de l'écriture:

Il ne suffit pas que l'écriture soit un chant, il faut qu'elle drogue, qu'elle enivre, qu'elle provoque chez le lecteur ces somptueuses titubations intimes sans lesquelles il n'est point de profondeur révélée. Il s'agit d'écrire un livre qui se boive, qui se danse plus qu'il se lise...

(Lettre à Anaïs Nin.)

Personnellement, j'ai lu "Quintes" et "La violencelliste"et j'en suis ressorti troublé, chamboulé, comme perdu, mais il y avait quelque chose de différent ensuite. Depuis ces lectures et la découverte de la plume de mon pays, puisque lui bien avant moi, a découvert ma ville, son village, et donc le Borinage, j'y reviendrai plus loin...
Après ces lectures donc, je n'ai plus lu un roman de la même façon, j'y recherche autre chose et en ce qui me concerne, Marcel Moreau m'a appris au travers de ses écrits à rechercher la phrase torturée, celle qui donne de la profondeur, du sens, une réflexion de quelques secondes... C'est à ça qu'on reconnait un écrivain. Dans "Quintes" j'avais relevé quelques passages que je cite ici :

" De la mort enfin, J'en voudrais dire deux mots, c'est qu'elle était là-bas, c'est qu'elle est ici, associée aux instants de bonheur, à la promenade le long de la Seine, à la trépidation même de ma seconde existence."

Mais aussi:

"Heureusement j'écris et j'aime, ce qui me permet de ne pas prêter une oreille absolue à cette morne « musique de l'ennui » qui suinte par tous les pores, désormais sans frontières, du discours contre l'être, le discours de la clôture de cet être."

Mais encore, et j'en viens à Boussu, notre village natal commun, à lui et moi mais aussi à ma payse Françoise Houdart, écrivain elle aussi de Boussu. L'évocation du métier de son père et de la région :



Moi je suis né à Boussu, toute boue sue... Il est obligatoire de constater que Marcel Moreau n'affectionnait pas particulièrement sa ville, mais pourtant il avouera lors d'une interview s'être peut-être trompé... Comment ne pas penser à Rimbaud, un autre bourreau des mots qui disait détester Charleville mais y revenait sans cesse ? Moreau écrira d'ailleurs dans "Quintes" ce passage au sujet de Boussu:

Je conserve de ce poussah urbain un souvenir presque ému, en tous cas fidèle... 

Et toi Boussu tu le laisses dehors aujourd'hui encore ? Je veux croire que pas cette fois, plus maintenant !
Marcel Moreau a habité la rue Jules Bonaventure de ma ville, et j'y passais chaque jour deux fois par jour et ce, durant sept années de mon enfance et en particulier à proximité de chez lui puisque j'allais à l'école Le collège sainte Marie de la même rue. Voici aujourd'hui, sa maison en avant-plan et l'école de mon enfance. 



Mais voilà, Marcel Moreau c'est autre chose que ce rapport à ma ville, commune, région: le Borinage, c'est aussi la vie à Paris, son œuvre gigantesque et parfois si difficile à lire, à comprendre... Celui qui prétend avoir tout compris ou tout aimé et de suite est un usurpateur non ? Cependant, je me suis efforcé de le lire, le relire et le comprendre, je me suis accroché. Sa vie est intimement attachée à ses écrits, c'est un écorché, parfois mal dans sa peau, déprimé... Et puis âgé. Il écrira encore dans un autre ouvrage "La violencelliste" que j'ai lu également, ceci:



Son style lui appartenait, et il fut longtemps incompris par beaucoup et l'est encore aujourd'hui. Peut-être faut-il être un peu comme lui pour s'en approcher et y croire pour le comprendre lorsqu'on le lit. J'ai, pour ma part, écrit beaucoup de textes sombres et nostalgiques, tristes et à la limite du morbide, et ce me fut reproché d'ailleurs. Mais lorsque j'ai découvert les écrits de Marcel Moreau j'ai été rassuré. Il faut le lire comme une confession, un épanchement, de lui, de la vie, sa vie, celle des autres... Je le ressens comme ça, en tous les cas, moi.
Je suis boussutois et j'aime ma ville car c'est ma ville, ce sont mes racines et Dieu sait que beaucoup tentent aujourd'hui de mettre en valeur celle-ci par ce qu'il reste de notre château de Boussu, grâce à Marcel Capouillez et son équipe, ce qu'il reste de notre littérature grâce à Françoise Houdart et quelques autres personnes dans son sillon. Alors oui, Boussu,  je veux croire que tu vas mettre enfin à l'honneur l'enfant du pays, mon pays, lui ce fut durant son enfance et un peu plus, moi c'est ma vie durant. 
Il y a ce qu'il faut pour le faire Boussu, tu n'as rien à faire, juste ouvrir les portes de ta culture, entrouvrir ton esprit  et laisser y entrer le temps de quelques instants fugaces dans une vie, quelques acteurs qui ont eu à cœur de mettre en avant ton écrivain le plus illustre peut-être. Et c'est Stefan Thibeau, fils de Roland Thibeau de la Roulotte Théâtrale qui s'en est chargé par le biais d'un film, un court-métrage à son sujet et à la fin de sa vie, un spectacle existe aussi. Alors Boussu ? Où es-tu ?
Mais comme Boussu n'est pas seule dans le Borinage, d'autres ont pensé à mettre celui-ci en avant par le biais d'un spectacle nommé "Identité Boraine", Françoise Houdart, Annie Préaux, Daniel Charneux, Roland Thibeau et d'autres qui tentent ainsi de redorer le blason du Borinage, notre pays. Marcel Moreau n'y est pas oublié, certainement pas.
Je ne vais pas m'épancher plus longuement car, mon but au travers de cet hommage à Mr Moreau c'est de réveiller quelques consciences, de susciter la curiosité des boussutois(es) et les autres bien sûr. Découvrez Marcel Moreau, son œuvre, sa vie. Ce sera je crois, une façon de le ressusciter ou tout du moins, de continuer à faire vivre son talent, sa profondeur... 




samedi 25 mai 2019

Écrire, Éditer = Sincérité, Liberté par Vincent Vallée





Écrire, Éditer = Sincérité, Liberté

Parfois, du haut de ma petite expérience d’auteur autoédité, je lis et observe des comportements qui m’indignent. Je veux parler du monde dans lequel j’évolue en tant que petit auteur régional. Avant de critiquer certains auteurs ou éditeurs, je souhaite mettre en avant ceux qui sont sincères.

Citons-les : les auteurs autoédités et les publiés de notre petite Belgique et d’ailleurs, qui ne sont pas des Levy, Schmitt et autres (que je ne dénigre pas). Ces auteur(e)s m’ont motivé, donné envie de poursuivre et guidé. Ils ont en eux cette soif de partager, de conseiller, et ce besoin d’écrire, qu’il s’agisse d’un vécu, d’une romance ou d’un style unique. Qu'importe le genre, tous m’ont beaucoup apporté. Bien qu’ils ne soient pas nombreux, leur présence est rassurante. Ces auteurs se soucient peu de votre talent ou de votre vie ; ils donnent, car pour eux, c’est un juste retour des choses. Beaucoup ont déchanté, mais heureusement, ils sont moins nombreux que ceux qui m’ont déçu.

Ces auteurs, comme moi, sont des « apprentis ». Ils essaient, tâtonnent, et écrivent parfois de manière maladroite. Écrire de travers n’est pas grave tant qu’on l’admet et se remet en question. Je n'accepte pas les remarques méchantes sur l’effort d’écrire. Ceux qui jouent avec cela ne méritent pas d’être cités ici.

En revanche, ce que je veux dénoncer, c’est l’ignorance, le manque d’humilité et la prétention de certains. Écrire, c’est un parcours. Vous trouverez peut-être des erreurs dans cet article, mais j’en suis conscient, et cela me conforte dans l’idée que je n'ai pas encore atteint un stade élevé en tant qu'auteur. J’ai encore beaucoup à apprendre, et j’en suis heureux. Paradoxalement, parmi ces auteurs peu humbles, il y a des journalistes, professeurs et éditeurs. Vous pourriez dire que je suis encore bancal comme auteur, mais ce n’est pas incompatible.

En parlant d’éditeurs, rencontrés depuis 2009, j’en viens à définir ce qu'est un éditeur. Selon moi, c’est avant tout un auteur. Il est crucial de comprendre les auteurs et de ressentir ce qu’ils vont vivre après avoir confié un manuscrit. Un éditeur doit faire son travail sérieusement et modestement. Il n’est pas le père, ni le frère, mais le parrain du livre. Il garantit la pérennité de l'écrit, déchargeant l’auteur de nombreuses tâches fastidieuses, comme la correction, la mise en page et les démarches administratives.

Éditer, c’est aussi dénicher des séances de dédicaces et envoyer des dossiers de presse. L’éditeur doit avoir un carnet d’adresses et encourager ses auteurs, par exemple en offrant des marque-pages et flyers. Voilà pourquoi je considère ne pas être véritablement édité ; je n'ai pas encore vécu tout cela.

Un éditeur doit être honnête. S’il arrive qu’un auteur trouve mieux ailleurs et souhaite récupérer ses droits, il faut le laisser partir dans le respect mutuel des contrats signés. Les contrats doivent être simples, clairs et identiques pour tous les auteurs, sauf pour des détails techniques. Un éditeur à compte d’auteur ou participatif peut être honorable, à condition de respecter ses auteurs. Demander à ses auteurs d’acheter leurs exemplaires dans un cadre participatif est acceptable, si cela est clair dès le début.

En somme, des éditeurs modestes, j’en connais plus que ceux qui font peur. Ceux-là, on les connaît à peine, car ils ont compris qu’un éditeur doit soutenir ses auteurs, sans se servir d’eux pour gagner de l’argent. Éditer est une passion, un don de soi. Malheureusement, les livres ne se vendent pas toujours facilement. Ces éditeurs, qui se battent pour leur passion, ont tout mon respect.

En ce qui concerne les éditeurs véreux, ceux qui pensent « pognon, lumières et projecteurs », ils font des contrats douteux, privilégient les exigences de l’auteur plutôt que les engagements de l’éditeur. Éditer, c’est un métier et une passion. Quand ça débute, il y a la possibilité d’un compte participatif honnête, mais il faut avancer pas à pas.

Je souhaite rendre hommage à une maison d’édition qui ferme ses portes : les éditions Luce Wilquin. En 30 ans, ils ont publié 500 ouvrages, dont 340 issus de 90 auteurs fidèles. Voilà l’exemple à suivre : une maison modeste et sérieuse, qui a su miser sur ses auteur(e)s.

Ces éditeurs véreux m’ont fait peur par leur incompétence à respecter leurs auteurs. Souvent, ils sont partout, se vantent de réaliser de nouvelles choses. Ils trouvent des auteurs naïfs qui ne se renseignent pas sur eux. Beaucoup se reconnaîtront dans cet article, que ce soit en tant qu’éditeur honnête ou malhonnête. Les malhonnêtes ne l’admettront jamais. Beaucoup d’auteurs imbus prétendent qu’on naît écrivain, qu’il n’y a pas besoin de travailler.

Je conclurai en disant que le travail d’un auteur est un amusement, c’est le plaisir de faire des recherches, de fouiller dans les livres et sur Internet. La différence entre un auteur et un écrivain n’est pas banale. Un auteur peut être un ex alcoolique qui souhaite partager son vécu, tandis qu’un écrivain crée une œuvre avec un lien entre ses ouvrages.

Vive les mots et ceux qui les écrivent avec passion, vive le livre qui existe grâce à des éditeurs honnêtes. Comme le disait Verlaine :

« Va mon livre, là où le hasard te mène… »


©Vincent Vallée



[1] https://www.actualitte.com/article/monde-edition/fermeture-de-la-maison-d-edition-belge-luce-wilquin/92429

dimanche 30 décembre 2018

Le bras si lourd...


Tant d’heures à écrire, ne rien dire... Tant de temps passé à coucher sur ce papier précieux à mes yeux, mes mots.
Chaque auteur sait combien il est important de vider son bras si lourd, ses doigts si "remplis"...
Remplis de moi, de toi, de lui, d’elle, d’eux.
Depuis le temps que je rêve d’écrire... J’ai tellement fait d’efforts, tant travaillé, et pourtant, jamais je ne serai à la hauteur de ces écrivains que j’admire tant, jamais et... C’est très bien.
J’ai le moral au quatrième... dessous. Je suis à terre, mais mes mots sont en moi, à moi.
Je reste debout, mais au-dedans seulement, au-dedans... Trahi, blessé, touché, trompé, manipulé, et j’en passe... Tant de tristesse un soir où j’aurai aimé lire, et puis surtout... écrire. 
Parce que je ne sais faire que ça, sûrement... Paraît que je n’ai pas de talent, à force de me le dire...
Pourtant je reste debout, au-dedans...
La preuve, j’écris... parce que j’ai mal, parce que trahi, j’écris aussi pour partager des joies, des histoires, transmettre.
Mais depuis toujours quand ça n’allait pas je mettais un petit son, et j’écrivais... comme ça. De travers, dans tous les sens, sans but, mais pour vider mon bras lourd, si lourd...
On est toujours seul devant une page blanche. Il faut la remplir et pour ça, il faut se vider, et le cœur et l’esprit... C’est prétentieux de dire que j’écris pour vivre ? C’est normal de ne plus voir ce que j’écris en couchant ces mots ? Dites-moi...
J’écris ce soir parce que j’ai mal, parce qu’on m’a volé, mais j’écris non ? Alors c’est bien, je crois...

vendredi 22 septembre 2017

Borinamalgame ! Par Vincent Vallée.




Borinamalgame ! Pourquoi ?

Tout bonnement parce que j'en ai marre d'entendre dire que le Borinage est le nid des cas sociaux, le berceau des "Barakis"... C'est malheureux de réduire une si belle région, un si joli pays à des critères, qui en réalité , sont des préjugés.
Pourquoi cette appellation : BORINAGE ? Cela vient du mot BORIN qui désigne les ouvriers de la mine, car en effet, lorsqu'on parle du Borinage on ne peut pas ne pas penser aux Charbonnages de la région, cette activité d'extraction du charbon, cette période difficile qui vit les pires catastrophes arriver ainsi que la misère ouvrière, l'exploitation minière dans la région remonte à l'an mil, imaginez...


Faut-il rappeler que de cette activité, le Socialisme est né dans cette région ? Le Borinage est la rampe de lancement du parti socialiste. Le but premier du socialisme étant de défendre l'ouvrier, les petites gens, améliorer les conditions de vies. Les aspirations politiques ont parfois eu raison des valeurs premières de ces partis ouvriers, pourtant pour les ouvriers, né des ouvriers.

Ce que peu savent également, c'est que le Borinage à vu passer en ses contrées d'illustres personnages...
Pour ne citer que quelques-uns, je dirais Victor Hugo qui séjourna non loin de là, à Mons. Mais aussi Paul Verlaine et Rimbaud qui traversèrent le Borinage pour s'arrêter à Quièvrain le temps d'une énième cabriole au mariage de ce cher Verlaine.
Mais aussi et surtout celui qui résida au sein de la population Boraine, dans ses murs et avec sa misère de l'époque : Vincent Van Gogh.
Je pourrais encore citer le grand Verhaeren qui succomba au charme des Hauts-Pays, à Roisin. Zweig qui visita régulièrement son ami Verhaeren.
Un magnifique château fit les beaux jours de la commune de Boussu jusqu'à ce qu'il soit bombardé par les allemands, mais soit, ceci étant dit pour expliquer que notre Borinage a aussi une base culturelle.

Ce qui me gêne, vous l'aurez compris, c'est l'amalgame. Catégoriser le Borinage à une région dangereuse,  pitoyable, socialement médiocre est juste très réducteur, facile... mais c'est surtout faire preuve d'une étonnante ignorance... Car, pour avoir un tout petit peu voyagé, je remarque ce qu'on appelle des "Barakis" un peu partout comme à Londres, à Bruxelles, en Italie, en Espagne, je vous épargne les USA car là, mais pourtant les USA c'est autre chose que ça... Ne retenir que les cas sociaux du pays de l'oncle Sam serait aussi très réducteur.

Pour ne rester qu'en Belgique, que ce soit Liège, Charleroi, Les Ardennes, le Littoral, les Flandres... Partout il y a des " Barakis" comme ils disent! Mais partout il y a bien plus que ça. De la culture, des paysages et des domaines fantastiques, une architecture si belle, si belge...

Le Borinage, c'est ce sol noir, cette terre fumante, ses terrils, vestiges de l'industrie minière, ce sont nos corons, nos bois, nos champs à perte de vue, notre agriculture. Quel plaisir je prends à partir en vacances, loin de chez moi et du quotidien. Mais bon sang ! Quel bonheur de rintrer d'vin mes cayeaux! ( renter dans mes cailloux: Chez moi ) Parce que c'est là que je suis né, là que je vis, là que mes ancêtres ont aussi vécu.

Comme toutes les régions, le Borinage fait des efforts, il y a des hommes politiques avec de véritables ambitions et projets pour cette belle région, mais beaucoup me déçoivent car ils ne les défendent pas leurs ambitions ils les laissent se faire étouffer par la hiérarchie qui les étouffent, comme partout n'est-ce pas ? Ne médisons pas... Fort heureusement il y a des passionnés et des  gens de talent qui prennent des initiatives culturelles chez nous, en voici quelques exemples : Box Théâtre, La roulotte Théâtrale, Les centres culturels, même notre propre Mr Météo !...





La culture est présente, surgit de partout et c'est plaisant. Le cadre est beau et bucolique, urbain,campagnard...

Non, de grâce, cessez de réduire mon beau Borinage à une région sinistrée de par des attitudes et des cas sociaux, croyez-le, c'est de la caricature et pour les cas réels, ce sont les mêmes que chez vous, que chez eux...

Allez, sans rancune, je vous partage un refrain bien de chez moi, mon cher Borinage, et en borain bien entendu :

On est borégne ou on n'l'est nié, ( On est borain ou on ne l'est pas )
Ca viét d'famie, on n'y peuwt rié, ( Ça vient de la famille, on n'y peut rien )
On éme el patois de s'village;   ( On aime le patois de son village )
Pour nous, c'est l'pu biau des langâges. ( Pour nous, c'est le plus beau des langages )
On est borégne dins l'ardeyon, ( On est borain au fond de soi )
On n'rougit'nié de ses cayaux. ( On ne rougit pas de ses cailloux )
On s'fout des faizeux d'imbaras; ( on se fiche des faiseurs d'embarras )
On s'ra borégne tant qu'on vivra  ( Nous serons borain tant qu'on vivra )

mercredi 13 septembre 2017

Bas les masques les Jésuites ! Par Vincent Vallée.



Ah comme la vie est décevante parfois...
Comme je suis déçu par ceux qui qualifient les autres de ce qu'ils sont eux-même la propre incarnation : Des Jésuites!
C'est généralement lorsqu'on est trop flatteur, trop proche, trop imposant qu'il faut se poser les bonnes questions. Il faut se méfier...

Parfois on est solidaire, on prends patience au sujet de certains comportements, mais il y a des détails qui mettent la puce à l'oreille, des flous, des propos trop hypocrites que pour être sincère. Mais... Si nous mêmes sommes sincère, tolérant, alors on fait l'impasse, on laisse couler et ainsi, on poursuit la mascarade révélée bien plus tard.

C'est magnifique... tu dégages quelque chose, je t'assures... je suis ému... ou encore des : je n'en peux plus... je suis fatigué... je n'ai pas d'amis... Plaignez moi mon bon Blaise !!! Fourberie que tout cela !
Franc du collier ? Mon Dieu comme j'ai ri... Franc... Je n'ai jamais vu un niveau de franchise aussi pathétique, si puéril, si enfantin, si ridicule... Flattez-moi donc... Je vous flatte ! Dame ! Quelle horreur !

Tout réside dans ce que cachent ces hypocrites, dans leurs arrières pensées, dans leur for intérieur, sous la ceinture parfois, se trouvent les cerveau... C'est tristement vrai. On dissimule une pensée, un désir, une attirance sous le fard de l'amitié, on se pare de son plus joli masque, celui de la compassion, de l'admiration tel une Groupie! Comme c'est laid ce qu'il y a dessous le masque, comme c'est moche ces attitudes frisant avec la folie... Comme ça fait peur surtout ! Et puis, en creusant un peu, vous rencontrez tout ceux qui ont vécu la même chose avec ces individus, ceux qui ont déjà compris et rient jaune de voir que ça continue, ils sont passés par là...

Jésuites ! Hypocrites ! Parés d'un fard masquant leur laideur de cœur, leur laideur de sentiments malsains, comme je suis soulagé de cet abcès !
Chassez les blattes, pourchassez la connerie, évitez les sournois, les faux... La véritable entente, la jolie amitié ne réclame rien, elle donne, le dévouement n'est pas un distributeur gratuit éternellement... Ah chassez moi ces capitaines Haddocks ! Ces Barabas tout juste griffonnés, ces brouillons, que jamais plus ils ne fassent de mal autour d'eux ! Laissant la place aux vrais personnages, ceux qui amusent, les complaisants, les véritables, les amis sincères, et vive l'amitié !

Rédigé à Londres le 12/09/2017

lundi 17 juillet 2017

Boîtes à livres, par Vincent Vallée.




Une boîte à livres...

  Je poste cette photo ici car on m'a demandé ce que je pensais des boîtes de ce style, je précise que c'est un auteur qui m'a posé la question... En effet, pour cet auteur c'est stupide presque.
sa réflexion était la suivante :

" Si les gens ont accès à la littérature gratuitement, pourquoi nous achèteraient-ils nos romans à nous auteurs ? "

  Donc pour cet auteur, écrire c'est comme vendre des patates...

  En ce qui me concerne, je soutiens toutes ces initiatives car ce qui m'importe c'est la littérature. En être acteur est très valorisant, c'est ma passion d'écrire, j'aime vendre mes romans, mais parce que j'aime les retours, les avis, le partage. Je vais en choquer plus d'un peut-être, mais l'argent qui en découle n'est pas ma priorité sinon j'aurais fait autre chose, les écrivains me comprendront je crois...

  Il y a un tas de trucs qui rapportent bien plus et plus rapidement... Vendre des gadgets, tenir un stand de croustillons, faire des brocantes ou bien vendre mes livres d'occasions pour 1 ou 2 euros pièce non?

  Moi c'est écrire qui m'importe, partager ma littérature, et faire en sorte d'attirer les plus jeunes à lire... Lire c'est s'évader, voyager, oublier, ne plus penser au quotidien... Lire c'est partager, s'oublier... 
  Alors non, je ne suis pas commerçant, j'essaye de devenir écrivain.

lundi 20 juin 2016

Tonneaux vides !


J'ose à peine y penser...

Pendant tout ce temps, j'ai été moi-même, pendant tous ces mois j'ai donné de ma gentillesse. J'ai fait des efforts, consenti à changer à sacrifier des banalités de la vie, de ma vie. Pour toi, pour vous...
Mais qu'as-tu fais de moi, qu' as-tu osé faire consciemment. Parce que c'est trop facile de dire que tu souffrais aussi et n'était pas face à la réalité !
Comment peux-tu vivre ainsi, et toi comment peux-tu accepter de survivre à cette vie. Dépendre des autres, quémander, fouiller après de quoi le calmer et a défaut, de t'allonger et dormir pour ne plus penser ?

Vous m'avez tant couvert de fausses gentillesses, vous êtes si faux tous les deux, et je m'étonnais de vous voir seuls...

On passe... Et si on en échappe ce n'est pas sans blessures. Moi, tu m'as blessé au cœur, oui au cœur parce que je te l'avais donné sans compter. J'avais changé, mûri en amour pour toi, mais qu'ai-je fait ?
Sans cesse, tu n'as fait qu'une chose, profiter.
Mais finalement qui es-tu ? Et ton père, qui est-il? Il juge d'une façon vis-à-vis de toi et n'agit pas en accord avec sa raison. Il dénigre les autres, fait le gentil avec certains uniquement par profit.


Tu n'aimes pas, tu subis un sentiment qui t'emporte. Tu as besoin de te moquer, de jouer et ce, avec les gens. Dés que t'en as marre, tu jettes, tu dénigres, tu injuries, et pire tu trahis.
J'ai même plus envie d'écrire à ton sujet, je veux oublier, ne plus réfléchir. J'ai trop pleuré, trop souffert pour toi.  C'est fini, je t'ai tout donné et je voulais te donner encore plus, mais ta vie, ton attitude, toi... Tu as tout gâché.

J'aurais aimé ne rien vivre de tout cela, j'ai presque peur de l'écrire. C'est pourtant vrai parce que je n'ai pas mérité ton assaut final. Ta sentence. Je ne suis pas sans défaut, mais je suis gentil. Vrai envers moi et les autres, toi pas et toi non plus, vous êtes tout deux des tonneaux vides. Vous faites du bruit, mais êtes vides, vides de tout.
À jamais.

Ces ânes.


Ces ânes.

Et bien, je dois de dire par écrit et avec ma piètre plume, qu'en tentant de partager, je dis bien partager mes textes. Du plus laid au plus affreux, j'ai été confronté à ces élites pré pubère encore aux études pour certains.

Je ne sais ce qui les anime dans leurs discours offensant. Discours qui n'ont pour but que de dire que tout est franchement moche quand c'est écrit par d'autres. Et qui plus est, à leurs comparses, ils trouvent un certain talent qui fait que bonne entente et cordialité seras leitmotiv en ce qui les concerne.

Ah comme j'aime quand ils me détestent. Il fut un moment où je fus blessé de ces propos où j'étais mis au pilori comme ces sorciers du moyen-âge.

Ils sont en quelque sorte dans une forme de critique ou plutôt de jugement moyenâgeux.
Oui, celui-ci leur apporte une grande satisfaction, car entre eux ils s'applaudissent de ces jugements et critiques. Oui tels ces bourreaux qui boutent le feu à des sorciers présumé, ils ont cette sensation d'autosatisfaction et de justice rendue.

Mais moi, je respecte l'ignorance et le narcissisme qui les habite, tant ils me réconfortent tant ils me motivent. Parce que je sais pourquoi moi, je ne juge pas leurs lectures ou leurs écrits.
Comme ils sont motivants ces ânes portant ces jolies lunettes rectangulaires aux montures noires ...

dimanche 22 novembre 2015

Le Goncourt. Par Vincent Vallée







J'ai lancé un petit débat sur le prix **GONCOURT** (entre autres, il y a aussi le **Renaudot**, etc...

Moi, je parlais du prix **GONCOURT** de 2014 emporté par Lydia Salvayre avec "Pas pleurer"**. Ce bouquin parle de la révolution espagnole de 1936. Le récit, narré par la fille de la principale actrice du récit, est un mélange de français, d'espagnol, de fragnol aussi (un dialecte franco-espagnol, vous l'aurez compris).

Certains passages font mal aux yeux alors qu'on nous parle avec justesse, je crois, du français à l'école et de l'orthographe qui part en cacahuète avec le langage SMS et autres...

Non, mais si je suis remonté contre ce livre, c'est parce que j'ai peu de temps pour lire et je me suis dis que comme c'était le prix **GONCOURT** ça devait être bien, mais non : c'est pour moi décousu, sans profondeur, sans sentiment, sans suspense, sans richesse. Je n'ai jamais accroché et je l'ai laissé tomber ; pourtant j'en ai lu des bouquins, et des mauvais, mais je les ai finis parce que bon, même si ça ne me parlait pas des masses il y avait du sens et un fil conducteur. Mais là ?? Rien, désolé, rien n'est accrocheur ! C'est comme si je parlais de la dispute de mes voisins d’hier soir... Cela n'a aucun intérêt !

**Alors la question !** Ces prix littéraires sont-ils objectifs, et peuvent-ils être une référence pour dire ce qui est mieux dans un ouvrage que dans une multitude d'autres, qui sont écrits et travaillés avec autant d'ardeur et de courage ?



Peuvent-ils être des références ?  Ces prix sont-ils bien organisés pour voter ?