dimanche 30 décembre 2018

Le bras si lourd...


Tant d’heures à écrire, ne rien dire... Tant de temps passé à coucher sur ce papier précieux à mes yeux, mes mots.
Chaque auteur sait combien il est important de vider son bras si lourd, ses doigts si "remplis"...
Remplis de moi, de toi, de lui, d’elle, d’eux.
Depuis le temps que je rêve d’écrire... J’ai tellement fait d’efforts, tant travaillé, et pourtant, jamais je ne serai à la hauteur de ces écrivains que j’admire tant, jamais et... C’est très bien.
J’ai le moral au quatrième... dessous. Je suis à terre, mais mes mots sont en moi, à moi.
Je reste debout, mais au-dedans seulement, au-dedans... Trahi, blessé, touché, trompé, manipulé, et j’en passe... Tant de tristesse un soir où j’aurai aimé lire, et puis surtout... écrire. 
Parce que je ne sais faire que ça, sûrement... Paraît que je n’ai pas de talent, à force de me le dire...
Pourtant je reste debout, au-dedans...
La preuve, j’écris... parce que j’ai mal, parce que trahi, j’écris aussi pour partager des joies, des histoires, transmettre.
Mais depuis toujours quand ça n’allait pas je mettais un petit son, et j’écrivais... comme ça. De travers, dans tous les sens, sans but, mais pour vider mon bras lourd, si lourd...
On est toujours seul devant une page blanche. Il faut la remplir et pour ça, il faut se vider, et le cœur et l’esprit... C’est prétentieux de dire que j’écris pour vivre ? C’est normal de ne plus voir ce que j’écris en couchant ces mots ? Dites-moi...
J’écris ce soir parce que j’ai mal, parce qu’on m’a volé, mais j’écris non ? Alors c’est bien, je crois...

lundi 24 décembre 2018

Les prénoms épicènes d'Amélie Nothomb par Vincent Vallée


Les prénoms épicènes




Comme chaque année Amélie Nothomb, la gentille fantasque, mystérieuse, joyeuse écrivaine, nous livre ou plutôt, accouche de son dernier né. Oui, nous savons tous qu’Amélie a quelques enfants cachés certes, mais voilà une histoire bien belge ayant ainsi ce point commun avec notre cher roi Albert 2 !
Trêve de plaisanterie… belge.

Passons à ce joli bébé : Les prénoms épicènes. Que vous dire si ce n’est que comme chacun de ses romans, j’ai dévoré ce petit dernier d’Amélie. Encore un conte et comme c’est édifiant de lire un conte qui ra-conte une histoire sur un thème bien choisi tel que, la jalousie, le mensonge, la beauté, la laideur et ici : La vengeance !
Nous allons faire la connaissance à Paris, de Dominique, une jeune fille effacée, simple qui n’a pas encore rencontré l’amour. On sait tous qu’il arrive toujours quand on ne l’attend pas, oui, mais parfois on est confondu par cet amour s’il est enrobé de machiavélisme…

L’homme qui va débarquer dans la vie de Dominique c’est Claude, voilà deux prénoms bien communs pensez-vous, mais non… Dominique après quelques réticences à cet homme très spécial, mais si élégant, docile et doux, fera remarquer qu’ils ont tous deux des prénoms épicènes. Ces prénoms qui peuvent être portés par les deux sexes. Une histoire d’amour qui prendra vite son envol, trop vite ?

Amélie Nothomb a cette habitude qui rebute parfois quelques-uns, d’aller droit au but, de trancher dans son récit, d’être concise et efficace néanmoins. C’est ainsi qu’après quelques pages nos deux tourtereaux seront enfin parents d’une jolie petite fille tant attendue, provoquant presque l’impatience de Claude. La petite étant enfin là, ils la prénommeront Épicène, en référence à leur particularité à tous les deux.
Une enfant très intelligente aimée de sa maman, mais niée, détestée même, de son père, ce si gentil et doux Claude des débuts. Celui-ci sera de plus en plus distant, froid, indifférent à sa fille. Celle-ci grandira dans cette haine qu’elle partagera vis-à-vis de son père. Ils déménageront de l’autre côté de la Seine, là où la vie est un peu plus huppée, bourgeoise et afin de mieux correspondre au train de vie de Claude très occupé par son entreprise. Pour évoluer et aller encore plus loin dans sa réussite, il demandera l’aide de son épouse, délaissée depuis si longtemps, mais rassérénée par ce nouvel élan amoureux.

Pour lui, Dominique se rapprochera d’une dame bien précise puisque l’épouse d’un homme influent qui pourrait aider Claude à évoluer encore un peu plus. Pour ce faire il doit se faire inviter à ces dîners huppés qui permettent des rencontres, dont celle de cet homme influent. Mais en réalité… Tout cela n’est qu’un stratagème dont Dominique sera la victime… Ce stratagème c’est La Vengeance !

samedi 22 décembre 2018

JE RESTE ICI. De Marco Balzano, par Vincent Vallée


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Je reste ici.


Un roman de Marco Balzano que j’ai découvert après le roman : Le dernier arrivé. J’ai tout de suite apprécié la plume de Marco avec qui j’ai pu discuter un peu à la suite de la découverte de son premier roman édité chez Philippe Rey.

Ce dernier roman : Je reste ici, est une façon de découvrir la Seconde Guerre mondiale vécue par un autre peuple que le Français, le Belge, etc. On parle peu de cette guerre qui divisa aussi les familles des villages proches de la Suisse et de l’Autriche. Marco Balzano va découvrir lors d’une visite à Curon, l’histoire de ce lieu devenu touristique, étrange avec son église qui est immergée dans l’eau. Tout autour, des montagnes, une bien belle nature, mais au pied de cette église, enfoui sous les eaux, un village entier est noyé. Marco trouve là, nécessaire de raconter l’histoire de ce village englouti par la volonté de l’homme de tout urbaniser, tout bétonner.
Ce récit est doublement tragique, car il se déroule durant la Seconde Guerre mondiale, dans une Italie divisée, envahie, trahie par Mussolini. Les familles, comme je l’écrivais au-dessus, sont parfois divisées, écartelées par le choix des leurs, de prendre parti pour le nazisme et/ou, le fascisme qui régnait. Durant ce récit nous allons suivre Trina et son mari Erich, mais bien d’autres encore qui vivront cette guerre au creux de leur beau village campagnard de Curon.

Un roman qui se dévore, une page de l’histoire de la seconde Guerre mondiale, mais pas que. En effet, Marco Balzano nous relate une anecdote si on la place au niveau mondial, mais si essentielle dans la vie des habitants de la campagne italienne. La construction d’un barrage au creux du village. Les habitants redouteront cette construction, mise entre parenthèses durant la guerre, mais qui ressurgira à la fin de celle-ci. Un barrage qui peu à peu divisera épuisera Trina et Erich. Leur village menace de disparaître, d’être enfoui, englouti sous les eaux…

Durant cette lecture j’ai voyagé dans cette belle partie de l’Italie, regrettant, redoutant ce barrage, je vivais l’histoire de Trina Erich et les autres avec l’espoir…

Quelques passages :

"Un jour que je cherchais à lui faire apprendre une poésie, je pensai que si on ne me l’avait pas fait haïr aussi viscéralement, c’était une belle langue, l’italien. À la lire, elle me paraissait chanter."


"Ma' était devenue vieille, elle avait les yeux décolorés et le visage rèche comme une feuille sèche. Et pourtant elle serrait encore les poings, elle luttait encore pour ne pas se faire voler les jours par des pensées trop nombreuses : « Ce sont des tenailles, les pensées, laisse-les tomber » disait-elle quand nous lavions le linge au fleuve ou certains soirs où nous nous mettions à ravauder jusqu’à pas d’heure."


lundi 3 décembre 2018

La vraie vie de Adeline Dieudonné par Vincent Vallée.



On a beaucoup parlé de ce roman, il a été primé plusieurs fois et on le pressent pour le prix Rossel en Belgique, et le Goncourt en France.
Adeline Dieudonné est une jeune femme belge et "La vraie vie" est son tout premier roman. Diable ! Quel roman !
Je retiens cette formule d'un journal français qui dit que c'est un roman "coup de poing" Et bien je suis assez d'accord avec ça. J'ai visionné le passage de Dieudonné à la Grande Librairie et je trouvais étrange qu'elle annonce avoir écouté de la musique métal pour écrire... Mais qu'avait-elle pu écrire pour avoir envie ou besoin d'écouter ce genre de musique. D'ailleurs, est-ce de la musique ?

Et bien en lisant ce roman très populaire et très primé, j'ai compris. C'est violent et puissant. Ce roman est truffé de formules profondes, de pensées et de réflexions qui font s'arrêter le lecteur pour réfléchir.
On découvre avant-tout une jeune fille de 10 ans et son petit frère qui grandissent dans une famille banale mais un peu plus que banale, ou un peu moins, vous jugerez. Un père fan de chasse, une mère amorphe et soumise et puis, il y a le marchand de glace qui a une chantilly qui fait fondre notre petite héroïne... Cette chantilly est vraiment explosive, vous comprendrez aussi en lisant. C'est d'ailleurs le passage qui m'a... glacé.

Il ne faut pas oublier Plume et le champion, un couple voisin de la famille un peu spéciale. Le champion est un jeune homme, père de famille qui éveille des sentiments encore endormis chez notre narratrice. Le marchand de glace et puis l'accident... vont être le point de départ de la quête de la jeune fillette : Retrouver le sourire de son petit frère à tout prix.
Mais aussi, une soif d'apprendre, de chercher à remonter le temps, une passion pour Marie Curie qui se développera avec un vieux prof retraité qui lui donnera des cours particuliers et en cachette du père de la jeune fille.
Ce roman va crescendo dans l'horreur, quelques scènes sont limites mais si bien écrites.
Jamais plus je ne regarderais banalement mon marchand de glace me mettre de la chantilly sur mon dessert, je crois que je reculerais...
C'est assez psychologique comme roman mais on dévore les pages, le roman se lit très vite ou se dévore c'est selon. J'ai aimé ce récit, j'ai adoré la plume de Dieudonné mais il y a ce côté glauque et assez violent qui pourront rebuter certain(es), mais pas moi.

Je ne résiste pas à vous transmettre quelques passages extraordinaires :

"Mais, pour rassurer Gilles, je faisais la grande et je chuchotais : "Les histoires, elles servent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça, on est sûr que ça n’arrive pas dans la vraie vie."

"Elle a souris un peu, sa tristesse est partie faite un tour dehors."

" Il attendait de moi que je devienne comme ma mère. Une enveloppe vide, dépourvue de désir "


samedi 3 novembre 2018

Alex et La balançoire de Nicole Nisol par Vincent Vallée



Alex et La balançoire, de Nicole Nisol, auteure depuis peu mais à la lecture de ces deux nouvelles on sent que la graine de l'écriture était là, bien là, depuis longtemps. Ne demandant qu'à germer et naître pour le plaisir de nos yeux de lecteurs.
Nicole, je ne vais pas vous mentir, je la connais bien, les circonstances ont fait que nous sommes devenus parents par alliance, et peu importe la suite nous sommes demeurés amis et j'en suis fier. Nicole je connais son parcours de vie, ses ambitions... Mais là, vraiment, j'ai découvert une nouvelliste de talent.

Alex

Une nouvelle que je résumerai en un mot : Tolérance.
Nous découvrons au fil des pages un personnage épris de photographie, avec peu d'amis, pas de famille si ce n'est un dénommé Émile, concierge de l'immeuble où loge Alex.
Alex est beau, les traits fins et doux excepté une cicatrice qui, finalement, lui donne un visage encore plus séduisant. L'auteure ne laisse pas longtemps planer le doute sur Alex, très vite nous découvrons qui il est, et pourquoi il va se mettre à suivre une écrivain de talent, à succès même! La tolérance c'est chez cette écrivain qu'il n'a jamais oubliée, qu'il va la trouver?

Je ne résiste pas à l'envie de vous citer un passage formidable :

"Laisser une vie derrière soi pour renaître, re-n'être..."


La balançoire

La balançoire, c'est là que la vie de Manon à basculé... Manon c'est une jeune dame aujourd'hui, qui fête ses quarante ans, un cap chez une jeune femme. Pour Manon c'est le cap des souvenirs qu'elle n'arrive pas à surmonter. Celui de sa grand-mère qui l'a élevée, celui de cette même grand-mère qui avait souvent les yeux rougis et cernés d'avoir reçu une énième lettre qu'elle fera vite voler au dessus d'un buffet.
Manon ne sait pas d'où lui vient cette cicatrice au front, elle ne sait d'ailleurs pas non plus pourquoi ces lettres cachées au dessus d'une armoire finissaient en cendres... Mais le passé remonte toujours et fait basculer le temps... Manon va réaliser, Manon va basculer dans le passé et le comprendre, celui de sa chère grand-mère et le sien aussi. Un passé douloureux, qui lui fera accepter et comprendre sa vie, ses doutes, ses hésitations...

Deux passage de la nouvelle:

"Il sort du lit, nu comme à la création..."
"Manon revoit la voiture noire et fleurie qui emporte mamy loin d'elle".


Je ne saurais que vous conseiller de lire ces deux nouvelles éditées chez les Éditions du Rapois, il faut encourager les nouvelles plumes et ici une nouvelliste qui a un talent incroyable, mais ça je le savais déjà, je le lui avais dit : Lance toi Nicole ! Elle l'a fait et bien fait !

L'auteure :



jeudi 1 novembre 2018

Je repense à toi.


Je repense à toi.






Les yeux couleur de pluie, je repense à toi.
Le souffle de la nuit pâle me renvoie à la sérénade que j’avais écrite pour toi,

Hagard, les mains transies par le froid,
Me rappellent ton regard glacial lorsque tu me quittas…

Ce regard, ton regard…
Caché au fond d’un bois, dans cette nuit encre.

Je repense à toi, toi… à qui j’ai tout donné,
De qui j’ai tant rêvé, je t’ai tant espéré tant prié ?

 Pour toi j’aurais tout fait, je serais allé jusqu’à tuer tellement je t’aimais…
Cette nuit je repense à toi, les yeux submergés de quelques larmes chaudes,

À qui tu as donné le jour sans regret, pauvre chose…
Noyé dans la tristesse je tente de redonner espoir… à mon espoir, encore…

Cette faiblesse, cette tristesse me renvoie à ma nuit noire, ta mort…
Ma place n’était plus ici, je devais mettre un terme à ce qu’était devenu pour moi un enfer.

Un pistolet à la main, je m’enfonce plus encore dans cette encre nocturne, me taire…
 Je me retourne, pour un ultime regard sur ce monde injuste et tellement dérisoire…

Et… ++++++

Écrit en 97

lundi 29 octobre 2018

H5N1 INFECTED de François Panier par Vincent Vallée


H5N1, le nom de code d'un virus mais aussi la raison de la mort de Grégoire... Une mort mais pas physique, quoique... étrange me direz-vous ?

Qui est Grégoire ?

Grégoire vit une vie ennuyante en Belgique, il n'a pas d'amis pas de famille, ah si! Il a une vie virtuelle et des amis de la même trempe. Ce sont justement ces amis, ceux qu'il a appris à aimer sans les voir ou les rencontrer qui vont précipiter sa vie vers un gouffre dans lequel il va chuter sans pouvoir s'agripper à quoi que ce soit... Cependant, il va aussi découvrir celui qu'il est réellement, au fond de lui, enfoui.

François Panier est un auteur mais aussi un ami, découvert, rencontré lors de salons du livre, de fait, j'ai appris à le connaître un peu, j'ai entendu ce qu'il dit à ses futurs lecteurs et il ne ment pas. Lorsqu'il dit que la lecture se veut fluide, aisée, que ce premier tome est captivant, haletant, j'ajouterai qu'on aime le récit et qu'on veut savoir ce qui va arriver à Grégoire qui va devenir Gary Gardner.

Digne des très bon thrillers, utiliser le virus H5N1 est judicieux, l'auteur, François Panier parvient à nous emporter jusqu'au bout du récit car il arrive à rendre très attachant Grégoire devenu Gary.
Pourquoi devient-il Gary ? C'est simple et compliqué à la fois, car nous sommes embarqués avec Grégoire dans une aventure digne des pires cauchemars, Grégoire est utilisé par des services secrets pour devenir leur outil, et ils ne vont pas y aller de main morte, Grégoire devient Gary, et le devient à tous points de vue. Sans le vouloir, ses agresseurs, manipulateurs, vont aussi lui permettre de mettre à jour sa véritable orientation sexuelle. Va-t-il l'accepter ?

Qui sont les manipulateurs de Grégoire ? Pourquoi l'avoir choisi lui, pour répandre un virus, du moins c'est ce qu'on va faire croire à notre héros... Comment Grégoire va s'y prendre pour fuir ses agresseurs, cette vie qu'on va lui imposer allant jusqu'à le changer du tout au tout !
Qui sont ses amis, ses ennemis ? C'est à n'y rien comprendre, c'est déstabilisant, haletant, émouvant aussi...

Si j'avais des reproches à faire à l'auteur, ce serait la typographie choisie pour les dialogues et l'aspect "Grégoire" avant son arrivée aux USA peut-être pas assez décrite, exploitée. Mais c'est minime à côté de ce magnifique Thriller, le premier d'une longue série, les deux suivants sont d'ailleurs déjà parus. Ben oui fallait bien que je trouve un truc "négatif" à dire, mais c'est si peu.

Je vous invite à découvrir Gary Gardner et sa vie volée. Mais aussi le style de l'auteur François Panier qui ne se ménage pas quand il écrit, il le dit lui même, le travail de recherches est captivant et ça se ressent dans le roman.

L'auteur :




Où trouver le roman de François ?

https://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier/33-h5n1-infected


mardi 2 octobre 2018

Comment vous oublier, comment vous raconter…






Monsieur Aznavour, merci,
De rimes en vers,
De chansons d’amour en jolies mélodies
On oubliait le pire, bercé dans votre univers



Comment vous oublier, comment vous raconter…



La bohème, comme ils disent, emmenez-moi
Tant de chansons, de paroles imprégnées
Et chaque poème de vous vise le même émoi
De foi, d’amour, de passions frivoles et enivrées



Comment vous oublier, comment vous raconter…



Vous nous parliez d’un temps, qu’en chanson on découvrait
Vous étiez un homme oh ! non un artiste
Vous savoir à présent, à l’horizon et de l’autre côté
Et ainsi la somme d’un si grand don, nous rends bien triste…



Comment vous oublier, comment vous raconter…



Charles, emmenez-nous encore un peu
Essuyez nos chagrins avec vos refrains
Sondez nos torts, faites encore des envieux
Vous aviez un destin, nous avons tant de chagrin



Comment vous oublier, comment vous raconter…



Vincent Vallée. 01/10/2018

jeudi 16 août 2018

Nous...

Je me souviens de nous,
Ces promenades, ces jeux...

Je pense à nous,
ces rires, c'était ça nous deux...

Qu'étions-nous l'un pour l'autre nous ?
Des amis, des frères, un nœud.

Parfois je redeviens nous,
tout est encore là tu sais.

Je pleure sur nous,
je n'oublie rien de nos vérités.

Je rêve de nous,
Comme tu me manque, c'est fou.

Je me replonge en nous,
dans ces confidences, ces jeux si doux.

Rien n'y fait, je reviens chaque fois à nous,
parce qu'on était des amis.

Rien ne nous remplace nous,
pourquoi donc un jour tout s'enfuit ?

Nulle part, pas même une photo de nous,
avons-nous tout perdu alors ?

Je ne sais si un jour, encore nous...
nos regards, dis-moi, se croiseront-ils encore...

Mon ami, si souvent je pense à nous,
Je suis parfois triste le soir, quand je suis seul...

Différemment peut-être, mais il y a encore un peu de nous,
Pas vrai ? Ne me dit pas " mon œil! "

Nous, encore nous, il y a encore un peu de nous,
en toi, en moi, en nous...

mardi 7 août 2018

Hier encore, c’était l’été de Julie de Lestrange par Vincent Vallée.


Hier encore, c’était l’été.



Alexandre est un adolescent parisien, comme beaucoup de jeune de son âge il aime se retrouver avec quelques potes, s’amuser, boire un petit coup. Alexandre a cette chance, d’avoir en prêt un chalet qui appartient à sa mamie. Il y passait ses vacances en famille autrefois, aujourd’hui il s’y rend avec sa bande d’amis. Une occasion chaque année de tous se retrouver. Il y a Alexandre, sa petite sœur Anouk, Marco son meilleur ami, Sophie un flirt devenue son amie, etc. Une sacrée bande d’amis.

L’auteure de ce premier roman arrive à « choper » son lecteur dès les premières pages, pour une première c’est gage de réussite non ? On se retrouve dans ces personnages, entre l’ado qui bosse pour réussir dans la vie, qui tombe amoureux fou d’une fille qui ne lui correspond pas, l’ado flemmard sans cesse comparé à son aîné qui lui, réussit tout, la jeune fille un peu délurée parce que pommée… Il y a un peu de nous dans chacun des acteurs de ce récit qui résume le passage d’une étape de vie à une autre, cette étape où l’on se rends compte que nous sommes « les vieux d'aujourd’hui », ceux qu’on regardait hier encore, avec ras-le-bol ou admiration et respect, parfois tout ça mélangé.

Dans ce roman il est aussi question d’une mamie, gentille, sage et souriante, ce genre de mamie qu’on adore, qu’on aimerait garder avec nous le plus longtemps possible. La mamie d’Alexandre est veuve, âgée et vit seule. La visite de son petit-fils lui donne le sourire à chaque fois, les années passent et Alexandre la voit s’éteindre comme son adolescence, un cap, un passage obligé, une génération passe, l’autre prend le relais, ainsi va la vie…

Ce qui me marque dans cette lecture c’est l’honnêteté du récit, les jeunes complices se séparent pour mieux se retrouver, puis ils tombent amoureux, commence à travailler, évoluent et se perdent de vue. Cependant, les plus fidèles amis se retrouvent toujours et souvent c’est quand ça ne va pas. C’est ce qui arrive à Alexandre et Marco, deux gars bien différents mais unis par une véritable amitié, un regard et un sourire les réconcilie, c’est ça la vraie amitié, la complicité.

J’ai terminé ce roman hier soir et j’y ai repensé en me réveillant, c’est dire si j’ai aimé. Julie de Lestrange a réussi son premier roman, je me doute qu’il est si réussi parce qu’il y a un peu de son vécu quelque part, dans un de ses personnages ou plusieurs d’ailleurs. Il faut se faire plaisir quand on écrit, exorciser un vécu, rendre hommage aussi… J’ai eu plusieurs sentiments lors de cette lecture, un roman que j’ai pris au départ comme un bon roman de plage, mais non, c’est un roman d’une profondeur sincère, qui fait réfléchir à soi et aux autres, nos amis, nos copines, nos aînés déjà disparus.

J’espère que Julie de Lestrange n’en restera pas là, qu’elle poursuivra sur sa lancée, et quelle lancée ! Je recommande vivement ce roman si vous voulez une lecture emplie de nostalgie et de positivisme, une lecture qui ramène à soi et fait réfléchir.

L'auteure :



Julie de Lestrange a surtout écrit pour la télévision, le théâtre et le milieu du spectacle. 


Elle est auteur de textes et spectacles pour des événements destinés aussi bien au grand public qu’à des personnalités. 

"Hier encore, c’était l’été" est son premier roman et paraît le 21 mars 2016 aux Éditions Mazarine



mercredi 18 juillet 2018

Sans famille de Hector Malot par Vincent Vallée


Sans famille

Oui un classique, et quel classique !
Ce roman de Hector Malot, est une merveille, un bijou littéraire. Enfant, comme beaucoup de ma génération, j'ai regardé des dessins animés, des séries, mais Rémi sans famille, un des touts premiers mangas d'ailleurs, fut un merveilleux moment. J'en garde un souvenir impérissable.

Ce roman écrit il y a bien longtemps, en 1878 par Hector Malot, est une ode à l'enfance, à la pauvreté, à la France et ses belles régions. L'histoire se déroule au 19ème siècle, dans la campagne française où vit un tout jeune garçon avec sa mère. Ils sont pauvres mais si heureux avec leur vache laitière, quelques poules et un petit jardinet que Rémi cultive avec amour. Mère Barberin est seule pour élever son enfant, son époux travaille comme maçon pour subsister et souvent parti des semaines, des mois durant.

Cependant, ce n'est pas dans ce petit coin de campagne française que Rémi est né, il est né en Angleterre, dans une des plus riches familles de Londres. Son père décédé, il est devenu avec sa naissance, une menace pour son oncle qui voulait plus que tout, hériter de son frère défunt. Rémi sera enlevé et abandonné à Paris, sous un porche, enveloppé dans une layette de luxe. C'est là, que le père Barberin trouvera l'enfant et le recueillera puis le confiera à son épouse restée chez eux, à la campagne.

Un beau jour, à court d'argent et blessé, Barberin rentrera et découvrira Rémi encore là et grandi, il décidera de le placer dans une institution, mais au lieu de ça, en chemin,  il le vendra à un amuseur de rues, le Signor Vitalis. Rémi sera ainsi arraché à sa mère nourricière et entamera là, avec le Signor Vitalis, son long et difficile périple à travers la France, en compagnie de Vitalis, Capi son fidèle caniche, Zerbino le chien têtu et Dolce, l'élégante femelle de la troupe. Sans oublier Joli-Coeur, le singe vêtu d'un costume de maréchal ! 

Vitalis autrefois, fut un célèbre chanteur d'opéra en Italie, reconnu et adulé de tous. Sa voix lui ayant fait défaut, il partira sous un autre nom, parcourir les rues de France pour essayer de vivre, obligé de renoncer à sa carrière et sa célébrité. Rémi sera recueilli ou plutôt, acheté par lui. L'enfant allait lui être d'un grand secours financier, mais aussi une compagnie pour ses vieux jours. Vitalis habillera Rémi, lui apprendra à lire, écrire, compter, chanter, jouer de la musique. Mais par dessus-tout il lui apprendra à vivre et à surmonter les épreuves de la vie. Une vie qui fut difficile à ses cotés mais si riche en enseignements. Rémi le découvrira plus tard avec nostalgie.

Vitalis mourra de vieillesse, d'épuisement et de froid aux coté de son cher petit protégé. Commencera alors une autre vie pour Rémi, une vie sans Vitalis mais avec ses enseignements et son chien Capi. C'est là qu'interviendra Mattias, rencontré un peu plus tôt, tous les deux développeront une amitié, une complicité au delà de toutes espérances. Ils parcourront les rues de France tous les deux et tenteront de découvrir les vrais parents de Rémi. Une recherche qui leur fera vivre des moments intenses et dangereux. Au bout de l'histoire, une issue, un dénouement, une fin à ce récit si riche, si beau, si tendre...

J'ai souvent pleuré quand j'étais enfant et que je regardais les épisodes de la série, tant les scènes dramatiques, les déchirements, l'abandon qui touchait Rémi me rendait triste. Lire ce roman, c'était important pour moi, c'était intense, c'était beau, si beau, que les larmes me sont à nouveau montées aux yeux. Mon enfance a rejailli, les émotions de ce récit sont si touchantes. Je ne doute pas d'avoir lu là, un chef d'oeuvre, un si joli classique. Si des enseignants me lisent, de grâce, faites lire quelques classiques à vos élèves, c'est fondamental ! Adolescents, si vous me lisez, n'attendez plus, lisez Jules Verne, Marc Twain, Dickens... Cela doit faire partie de votre vie de lecteur, peu importe si vous en êtes un compulsif ou un plus modéré. 

Croyez-moi, fermer un livre comme Sans famille, et se dire à nouveau que jamais plus, je ne lirai rien d'aussi beau, c'est si particulier... Ne passez pas à coté de ces petits bijoux littéraires.

Note : Daniel Auteuil, un de mes acteurs favoris d'ailleurs, tourne en ce moment le film basé sur le roman de Malot : Sans famille. Il sera au cinéma pour Noël 2018. Avec un tel acteur, nul doute que ce sera une réussite !


dimanche 24 juin 2018

Un homme de Philip Roth, par Vincent Vallée




Un homme, voilà un titre évocateur.
Quand j'ai commandé ce roman à mon libraire, car oui il faut acheter vos romans aux libraires ! Quand j'ai passé commande donc, je savais que Philip Roth, l'auteur, était mort.
J'ai, comme beaucoup et j'ai honte, découvert cet écrivain parce qu'il est décédé. Quel triste hasard ou signe du destin, ce roman de Roth, parle de la mort, uniquement presque...

En réalité on y évoque la vie, celle d'un homme, faible sur le plan physique, sûr de lui avec les femmes, gauche avec ses enfants. Il est tout au long de sa vie fragile, confronté à la mort, celle de ses parents, de ses amis, la sienne qu'il redoute.

Ce roman est un roman noir, certes, mais il permet de voir que la vie, finalement, est une ligne tracée. Sur cette ligne il faut écrire son histoire, en évitant d'y faire trop de fautes, avec sa plus belle écriture et en essayant, je dis bien en essayant, d'y raconter une belle histoire.
Les ratures ne sont pas bien grave si on se rattrape, si on corrige, si on réécrit.
La vie c'est ça, une ligne... Ne dit-on pas : "Ligne de vie" ?

Roth, dans ce roman, m'a touché, ému, convaincu que la vie, même si elle est parfois moche, fragile, secouée, vaut la peine d'être vécue jusqu'au bout, du mieux qu'on peut. Il faut juste ne pas oublier... qu'on n'est qu'un homme...


L'auteur :



Petit-fils d’immigrés juifs, originaires de Galicie arrivés aux États-Unis au tournant du XXe siècle, il grandit dans le quartier de la petite classe moyenne juive de Newark. Après des études à l'université Rutgers de Newark, à l'université Bucknell en Pennsylvanie, puis à l'université de Chicago, il y enseigne les lettres, puis la composition à l'université de l'Iowa jusqu'au début des années 1960. Il reprendra ses activités d'enseignant de manière intermittente, en littérature comparée.

En octobre 2012, il annonce, lors d'un entretien qu'il arrête l'écriture et que "Némésis" (2010) restera son dernier roman.

Philip Roth a reçu de nombreux prix prestigieux dont le prix Pulitzer 1998, pour "Pastorale américaine", le prix Médicis étranger 2002 pour La "Tache" et le prix Prince des Asturies 2012.
Jusqu'au milieu des années 1980, il partage sa vie entre les États-Unis et Londres, avec sa compagne, l'actrice britannique Claire Bloom. Ils ont été mariés de 1990 à 1995. 
( SOURCE BABELIO pour la BIO).

lundi 21 mai 2018

La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker par Vincent Vallée.






Je suis un adepte des romans de Dicker depuis " La vérité sur l'affaire Harry Québert " et " Le livre des Baltimores" mais cette fois, je suis plus que déçu, je suis décontenancé.

À la lecture des premières pages je suis enthousiaste ça commence bien, ça commence fort : Un thriller. Car, bien que Dicker s'en défende, je ne sais pourquoi d'ailleurs, c'est un thriller, cependant, mal ficelé.

Mon premier reproche : Il y a beaucoup, beaucoup trop de personnages. Un auteur doit penser que tous ses lecteurs ne lisent pas un roman d'une traite ou en deux jours... On lit parfois entre les cours, dans les transports en commun, après le travail. Reprendre une lecture plusieurs heures après l'avoir laissée de coté et alors qu'un tas de personnages sont arrivés, c'est déconcertant. Dans ce roman, c'est le cas, les uns succèdent aux autres et au bout d'un moment on s'y perd.
Ensuite il y a les flashs backs.
C'est sympa si ce n'est pas trop redondant, mais ici encore, il y en a trop avec des ajouts de personnages dans les flash backs, c'est encore déconcertant.

Ce qui est intéressant par contre,  c'est qu'on ne devine pas ou ne soupçonne pas, qui est le meurtrier, on se doute, on déchante, on a de nouveau un doute mais on s'égare. Là, Dicker réussit son coup. Dommage pourtant les longueurs pour... faire du remplissage de pages quoi.
Je rappelle que je suis fan de Dicker pourtant.

Le pire est à venir pourtant. Qu'est-il arrivé lors de la correction de ce long, très long roman ? C'est inouï le nombre de fautes d'orthographe et les oublis de majuscules, etc. Là aussi, ça cale le développement de la lecture, l'arrête, la freine, lui fait perdre de sa superbe. Ces erreurs et lacunes, oublis, vont plus loin, Dicker intervertit deux personnages clefs vers la fin du roman, de quoi s'y perdre plus encore, alors qu'on l'est si souvent déjà tout au long de cette lecture.

Si je devais donner une note sur 10, sans hésiter je donnerai 5 pas plus. Dicker a quitté son personnage habituel, Marcus, certes,  mais alors là il l'a remplacé et par une foule d'autres. Et encore une fois, il ne sait contextualiser son récit qu'aux USA, c'est fort dommage ce manque d'imagination.
Voilà, vous avez compris, mon avis est mitigé et penche plus vers une déception. Si Dicker sort un autre roman après celui-là, je le lirais oui, mais si je suis encore déçu c'en sera fini entre lui et moi !



mercredi 7 mars 2018

Un texte, un poème... de Vincent Vallée




Je vous parle depuis un moment,
cela fera bientôt dix ans.
Et il me faut reconnaître,
que j'aime ce temps-là
J'écris des mots maladroits,
justes ou sans caractères.
Et moi humble petit,
ainsi vous sert mes récits.
À mes crayons parfois plus de mines,
jamais satisfait ni repu...
J'utilise cette famine, j'écris ce en quoi j'ai cru,
souvent l'inspiration vient des nues

Un texte, un poème...

Alors, je peux dire,
oui, je suis heureux.
Mon texte, ce poème,
je ne l'écris parfois, qu'une heure ou deux.
Un récit joyeux, un texte anodin,
nous sommes ainsi, quelques-uns.
Quelques-uns ne cherchant aucune gloire,
en écriture il faut essayer d' être heureux.
Ne pas chercher à toucher les cieux,
ne jamais cesser  d'y croire.
Et quand parfois plus aucun mots,
A notre page ne tiennent chaud...
Filons, tendons les voiles,
lisons quelques vers.
Confortablement assis près d'un poêle,
et de préférence l'hiver, pour que quelque part renaisse enfin...

Un texte, un poème...

J'aimerai parfois écrire,
que la vie est jolie
Dans un texte, un poème...
qu'il n'est pas utile d'avoir du génie.
Quelques vers suffiraient alors,
déclamés autour d'un thé.
Pas question de pages blanches,
un récit est un dessin.
Tels les lignes d'une main,
il prend forme et s'épanche.
Et ce n'est qu'au matin,
qu'on se dit enfin...
Que malgré les problèmes,
un texte est né, un poème vit.
Fallait-il que l'on s'en éprenne,
pour lui donner vie ?

Un texte, un poème...

Juste pour dire,
que j'ai écris avec quelques élans...
Un texte, un poème...
À ceux-ci il faut du temps,
Afin de voir le jour.
L'inspiration parfois va faire un tour,
mais c'est avec adresse...
Que chaque fois elle revient un peu plus,
j'écrirais alors sur les murs, transformerais les noms des  rues.
Je serai emporté,laissant de coté la politesse,
j'écrirais jusque sur les escaliers tout mon azur, toute ma faiblesse...

Un texte, un poème...

dimanche 11 février 2018

Sois belle et tais-toi, de Dominique Bulinckx par Vincent Vallée

Sois belle et tais-toi




Dominque Bulinckx est assistant social, il a donc matière à écrire sur les récits de vie et avec cette nouvelle il ne s'en est pas privé.
Écrire une nouvelle est un challenge, contrairement à ce qu'on croit, c'est court, peu épais, mais c'est là toute la difficulté. Il faut arriver à capter le lecteur dès le début, construire l'histoire rapidement sans la découdre. La nouvelle doit créer quelques photos dans l'imaginaire du lecteur.

Pour cette nouvelle, SOIS BELLE ET TAIS-TOI, voici mes photos :

Une jeune femme, Rose, qui gît dans son sang et la pluie, les yeux livides dans une rue sinistre. Ensuite ma seconde photo représente une jeune fille, Rose et sa grand-mère qui nourrit un perroquet en riant toutes les deux. Ma troisième photo est ce beau-père qui caresse la jambe de sa belle-fille s’apprêtant à la violer. La suivante, fixe dans mon esprit Rose qui hurle devant cette mère indigne qui lui avoue tout savoir et en rit, se moque d'elle. Je garde aussi à l'esprit ce garçon, que Rose aime au point de supporter les gifles qui se transforme en coups, elle supporte tout car elle l'aime. Ma dernière photo est celle de cette femme, livide, meurtrie et assise sur le bord de sa fenêtre, prête à sauter vers le néant, celui qui l'habite depuis ses plus tendres années.

SOIS BELLE ET TAIS-TOI est un coup de poing littéraire, le pari de marquer l'esprit est réussi car j'en garde ces photos dans mon souvenir. C'est ça une nouvelle réussie, marquer rapidement. Dominique y est arrivé, et je suis persuadé qu'il doit persévérer dans cet exercice difficile, car il le maîtrise, et qui sait, verrons-nous un jour un roman naître de cet exercice qu'est la nouvelle.

Dominique  a cette flamme en lui, celle de l'écrivain, de l'amoureux des mots, je vous recommande cette nouvelle qui est un hommage rendu aux femmes victimes de violences, de viols, de désamour...

L'auteur, Dominique Bulinckx



dimanche 28 janvier 2018

Questions de caractère de Tom Hanks aux Éditions du Seuil. Par Vincent Vallée





Tom Hanks, c'est Forrest Gump, La ligne verte, Seul au monde, Philadelphia, etc. Une quantité de chefs d’œuvres cinématographiques. De plus, ce type est humble, posé, marrant, accessible.
Voilà qu'il se met à écrire un premier roman, enfin, un recueil de nouvelles. Fan de l'acteur et fan des premiers essais littéraires, je me suis précipité pour acheter ce recueil et le lire.

J'ai été un peu parasité dans sa lecture par mon manque de sommeil du moment et me suis souvent endormi en cours de lecture, ce qui a un peu perturbé mon appréciation.
Tom Hanks est un collectionneur de machine à écrire, ce qui a motivé son choix d'insérer une photo, certainement personnelle, à chaque nouvelle. Ces machines à écrire étant un peu le fil rouge de ces nouvelles, mais c'est justement ça qui me déçoit.

J'aurais aimé que LA machine à écrire soit plus au cœur de ces récits, plus centrale. J'aurais aimé ressentir son amour pour celle-ci plus intensément, mais là... Pour certaines des nouvelles, il semble qu'il se soit dit : " Ah oui ! Il faut glisser une machine à écrire dans mon histoire..." C'est ce qui me navre.
Sinon, l'exercice de la nouvelle et le fait que ce soit son premier essai fait que dans l'ensemble, je trouve ce recueil sympathique.
Entre ces deux amis qui ont vécu le débarquement en Normandie, cette femme qui va quitter son mari et s'installer dans un nouveau quartier, cette histoire un peu surréaliste de voyage dans le temps ou encore cette partie de bowling entre amis qui va révéler un pro des quilles, il y a de quoi trouver son bonheur.

La nouvelle qui m'a le plus plu est certainement celle de ce migrant qui arrive dans le pays de l'oncle Sam et qui va découvrir après tant de difficultés dans son périple jusque là, un pays surréaliste, et toutes les difficultés qui vont avec.
Je le recommande mais un conseil, ne le lisez pas en étant surmené ou éreinté, c'est une question de caractère.

jeudi 25 janvier 2018

Vincent Vallée à la foire du livre de Bruxelles .

Vincent Vallée à la foire du livre de Bruxelles, ce 25 février toute la journée.
Rendez-vous au stand 406 !!




lundi 1 janvier 2018

FIEF de DAVID LOPEZ







"Aujourd'hui, t'es soin !"



Ce roman que l'on m'a prêté je l'ai lu il y a quelques semaines déjà et j'avoue au début avoir été ennuyé par le style. Je me suis dit " En voilà encore un qui va nous improviser du Céline " Mais en fait non.

Il y a dans ce livre une volonté de plonger le lecteur au creux du vécu du narrateur Jonas, pour bien le comprendre, pour bien ressentir son quotidien. Il y a une forme de poésie contemporaine, de décadence pré-adulte qui forge à le devenir. Adulte.



Ce que j'ai aimé c'est que c'est brut de décoffrage, c'est sain parce que c'est vécu, c'est un quotidien, celui de la jeunesse des banlieues, de la jeunesse tout court. L'auteur joue avec les mots pour mieux retranscrire son vécu, enfin celui du narrateur, qui, il faut être aveugle pour ne pas le voir, est un clone de l'auteur.

Voilà moi je suis charmé bien que réticent au départ et j'invite ceux et celles qui veulent lire autre chose, de se lancer dans la lecture de FIEF de DAVID LOPEZ.