samedi 28 février 2026

Anne de la maison aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery par Vincent Vallée

 



J'ai récemment craqué pour une saga littéraire dont je n'avais jamais entendu parler avant de découvrir la série sur Netflix. J'ai été frustré par l'avortement de la série en question et, en bon lecteur, je ne pouvais pas passer à côté de la lecture des ouvrages de Lucy Maud Montgomery.

On embarque dans la vie compliquée d’Anne Shirley, une petite fille rousse au visage criblé de taches de rousseur, frêle mais à la langue bien pendue. Et c'est peu dire...

Anne est sur le quai de la gare et attend sa nouvelle famille. En effet, elle est orpheline et vivait à l'orphelinat quand une demande est arrivée. Sauf que l'homme qui vient la chercher à la gare, Matthew, s'attend à adopter un garçon pour l'aider aux tâches de sa ferme, couramment appelée: « Les Pignons verts » de par l'architecture de la maisonnette où lui et sa sœur Marilla vivent depuis la mort de leurs parents. C'est sur l'île du Prince-Édouard que se situe la maisonnette, dans un écrin de nature merveilleux, chargé de neige en hiver et fleuri et verdoyant au beau temps revenu.

C'est dans ce contexte qu’Anne, l'orpheline, va commencer une autre vie, loin de celles qu'elle a endurées et qui étaient loin d'être rêvées jusqu'alors.

Une fois la confusion du choix d'un enfant passée, Matthew va se résigner, ou plutôt s'enfermer dans son légendaire mutisme et ramener la petite fille aux Pignons verts se disant que Marilla aviserait.

Anne va devoir apprendre à se faire accepter, surtout qu'elle est le mauvais choix pour la famille Cuthbert, qu'elle est frêle et rousse, et puis c'est une grande rêveuse qui parle et parle et parle encore.

Cependant, et c'est tout ce qui rend ce roman magnifique, elle parle pour dire ses rêves, partager tous les mots qu'elle a appris en lisant malgré son jeune âge et ses conditions de vie. Elle exprime ses rêves et déploie son imagination débordante, renommant un cerisier ou un lac par des titres rêvés, imaginant des histoires à longueur de journée. Anne se révèlera être une bonne élève et apprendra avec rigueur.

Ce premier tome m'a happé et j'ai découvert, comme souvent, que la série n'est pas très fidèle aux livres et c'est heureux car j'apprécie d'autant plus la lecture.

Vous aimez les jolies formulations, le beau français, les décors magnifiques et les belles histoires ? Alors n'hésitez plus, procurez-vous la saga. Moi, je vais entamer le second tome dans la foulée !



Qui est Lucy Maud Montgomery ?

Lucy Maud Montgomery (1874–1942) est une écrivaine canadienne mondialement connue pour avoir créé le personnage d’Anne Shirley, héroïne de la saga Anne of Green Gables (Anne… la maison aux pignons verts).

📚 Ce qu’il faut savoir

Née le 30 novembre 1874 à Clifton (aujourd’hui New London), sur l’Île-du-Prince-Édouard au Canada.

Elle perd sa mère très jeune et grandit chez ses grands-parents, une enfance marquée par la solitude, l’imagination et la lecture.

Elle publie Anne of Green Gables en 1908 : succès immédiat.

Le roman donnera lieu à plusieurs suites, formant une saga complète.

Son œuvre met en avant la nature, l’enfance, l’imagination, la résilience et la condition féminine.

✍️ Son style

Montgomery est reconnue pour :

la beauté poétique de ses descriptions, un français (ou plutôt un anglais d’origine) riche et classique, des héroïnes sensibles, rêveuses mais fortes, un attachement profond aux paysages de l’Île-du Prince-Édouard.

🌫️ Une fin plus sombre

Derrière la douceur de ses romans, sa vie fut plus complexe :
Elle a souffert de dépression et est décédée en 1942. Sa correspondance révèle une personnalité plus tourmentée que l’image lumineuse laissée par Anne.






mardi 17 février 2026

L'imposteur (pamphlet)





L'imposteur (pamphlet)

Autodidacte ?

Prodige ?

Talent inné ?

Professionnel ?

Si tu t'identifies ne serait-ce qu'à l'un de ces qualificatifs, alors ma foi... Tu gagnes ta vie désormais. Tu n'es pas riche, car un artiste n'est jamais riche, si ce n'est de son art, mais tu es libre et ne dois rien justifier, tu vis de ton art.

Sauf que.

Je ne suis pas dupe.

Personne ne l'est.

Depuis tout petit, les mots me suivent, parfois m'ont fui. Mais toujours, je les ai gardés en moi, près de moi, en poche, sous les yeux.

Puisqu'on cause de texte, un roman est bien plus beau quand un texte est "justifié", ce n'est pas le cas...

Cependant, écrire un roman ne doit pas se justifier... Je ne sais si tu me suis, car dans mes mots, des indices sont déposés, pour toi, pour lui, pour eux.

Quand de mes yeux j'ai lu, je me suis dit : mais diantre ! Voilà encore une corde de plus à son arc ? Celui avec lequel tu tires des flèches à ventouses, et encore... Elles n'ont jamais été bien loin... Elles demeurent dans un cercle, le tien. Oui, le tien. C'est pathétique.

Oh ! Il faut bien "justifier" le fait de ne rien vouloir justifier. Le principe qui veut que tu es un artiste qui se lève à 15 h, 13 h, 11 h si tu es insomniaque...

À propos... Sais-tu qu'un texte respire ? Je demande, car ton texte ne respire pas. Je sais bien qu'il n'a pas de cage thoracique, ni de poumons, mais pourtant, il peut, il doit respirer. Pour y parvenir, il y a une technique de base, mais visiblement, elle t'échappe...

Oh et puis ! Ne t'en fais surtout pas, tu seras publié, imprimé, etc. Ce milieu foisonne d'escrocs, d'opportunistes, de nigauds aussi... Où te situes-tu là-dedans ? Moi, je le sais. Et puis, un beau jour, tu prétendras être... Mais comme depuis plus de 20 ans, tu ne seras pas... Personne dans ton cercle ne te le dira, mais là, moi, je te le dis, je te le prédis même. Non, tu n'es pas.

Ce qui ne te tue pas te rend plus fort, dis-tu ? En effet, mais ce que tu ne construis pas, ne fais pas aboutir, preuve à l'appui : ta situation... Ne te donne aucun crédit. Tu n'es nulle part, tu ne seras jamais rien, toi, la balle de flipper qui valdingue d'un coin à l'autre sans rien gagner...

Oui, un texte doit respirer, se justifier. Et puis, ... Pour écrire, il te faut lire. Que lis-tu en une année ? Un mois ? Une journée ?

Que dis-tu ? Je n'ouïs pas...

Que d'imposteurs dans le milieu artistique, littéraire, musical... Mais l'art n'est-il pas une imposture ? Mais oui, tout à fait !

Cependant, il faut à l'imposteur un sentiment d'humilité suffisant pour le ressentir, en être embêté, gêné... Toi, jamais. Boh non... Ne mens pas.

Ah l'imposteur !!! Nous croiserons-nous lors d'un salon du livre ?

Attention, l'IA peut écrire, mais elle n'a pas de talent, pas d’âme, pas de larmes à verser quand elle crée... Et surtout, elle ne met pas de beurre dans les épinards... Ou sur les croissants dont tu ne manges que l'intérieur...

Toi, l’IMPOSTEUR


mercredi 4 février 2026

La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King par Vincent Vallée

 


Je cherchais un roman captivant qui se déroule dans l'enfermement des bois, un huis clos, et comme je suis un inconditionnel du King, j'ai bien entendu craqué pour cet ouvrage. Bon, on dit de lui que c'est une nouvelle, mais a passé 180 pages pour moi, c'est un roman.


Trisha et Pete sont frères et sœurs et en bisbrouille constamment. Les parents sont divorcés et, bien entendu, chacun à sa façon tente de passer les moments avec ses enfants du mieux possible. C'est ainsi que la mère des deux enfants va planifier une sortie dans les bois, une randonnée. Tandis que le père, lui, est moins organisé, partageant l'amour du baseball avec sa petite fille. Pete n'est pas enchanté, ado, c'est son côté bougon et rebelle qui provoquera une dispute entre lui et sa mère, tandis que Trisha, elle, fera en sorte d'essayer de les distraire, en vain... Marchant devant elle sur un sentier dans le bois, Trisha sera prise d'une envie d'uriner importante. Malgré ses plaintes, sa mère et son frère continueront leurs disputes sans même se retourner sur Trisha.


Vous voyez venir le King, non ?


Trisha va chercher l'endroit le plus discret et confortable pour satisfaire un besoin naturel, tandis que sur le sentier plus haut maintenant, son frère et sa mère poursuivent leur bisbrouille au lieu de profiter de la sortie bucolique.


Trisha voudra les rejoindre en imaginant les rattraper en suivant un chemin parallèle au leur, mais le sentier s'avérera être tout désigné pour perdre la jeune fille... Et elle va se perdre.


Elle va se perdre durant des jours entiers... sans oublier les nuits. Stephen King va parvenir à nous faire frissonner pour la petite qui ne trouvera refuge qu'auprès de son joueur favori : Tom Gordon. Ce fut son aide imaginaire. Mais aussi, elle aura la chance d'avoir avec elle son Walkman... Un Walkman qui gardera la petite fille connectée au monde extérieur.


Je cherchais un roman "huis clos" et, bien entendu, il n'y a que le King qui pouvait m'en offrir un.


Un premier coup de cœur pour moi cette année !