dimanche 5 novembre 2023
Une chanson douce de Leïla Slimani par Vincent Vallée
mardi 31 octobre 2023
Ma petite Lili...
Ma petite Lili... 15 années auprès de moi, auprès de nous c’est passé si vite. Ma petite fifille, avec ton caractère rebelle, câline, paresseuse, tu nous as si souvent donnés. P’tit poupouss, tes roulades sur ton dos, ta tête enfouie dans le creux de mon bras pour te cacher, ton ventre que tu nous offrais pour le caresser... Ça nous manque tellement déjà.
Lili, pour certains tu n’étais
qu’un chat, il y a pire dans la vie que la perte d’un chat... Ne les écoute pas,
car, tu vois à quel point on te pleure, on parle de toi, on pense à toi. Oui je
t’ai beaucoup pleuré, je te pleure encore, mais je me console en pensant que tu
es là-haut, tu nous regardes avec gratitude. Lorsque tu montais sur les toits,
tu aimais qu’on vienne te chercher. Du haut des toits encore, tu aimais faire
peur à ta voisine, qui pourtant s’occupait tellement bien de toi quand nous n’étions
pas là.
Petite mémère, tu as été
heureuse, je crois, tu étais si casanière c’était une preuve, si pot de colle
parfois, tu nous rejoignais où que l’on aille, tu te collais à nous, tu avais
tellement de petites habitudes. Tu étais intelligente, futée, teigne aussi. C’est
ce que j’aimais le plus chez toi, ton sale caractère, comme nous.
Alors Lili, te voir souffrir
durant ces quelques derniers jours, ta dernière heure, c’est ce qui me fait le
plus mal... Je culpabilise souvent, j’ai peur que tu te sois dit que l’on t’abandonnait,
pire, qu’on te faisait du mal...
Alors que l’on attendait pour
que l’on t’endorme pour t’aider à partir paisiblement nous t’avons caressée,
nous t’avons parlé, nous t’avons murmuré les phrases que tu connaissais, celles
qui te faisait plaisir et je t’ai dit une seule phrase qui t’était peut-être
inconnue : Tu m’as tant donné...
Peu importe où tu es Lili,
continue de ronronner pour ceux qui t’ont tant aimé. Jamais on ne te
remplacera, personne ne me dira que c’est idiot de pleurer ta perte et surtout,
toujours on parlera de toi.
Tu te souviens de la couverture
beige ma petite Lili, tu l’aimais à condition qu’elle ne sente pas la lessive,
me voir la déplier te faisait réagir, tu te levais et venais t’y endormir,
blottie contre moi, au creux de mes jambes. Tu étais belle Lili, tu resteras
belle pour l’éternité, reposes toi, et veilles sur nous mon petit chat...
jeudi 28 septembre 2023
Un autre Brooklyn de Jacqueline Woodson par Vincent Vallée
samedi 16 septembre 2023
Psychopompe de Amélie Nothomb par Vincent Vallée
samedi 2 septembre 2023
Des cicatrices on en a tous pas vrai ?
J'ai parfois ce besoin d'écrire pour cesser de penser, ou plutôt pour chasser ce qui sort d'un des tiroirs de ma mémoire. Ca me soulage l'esprit, ça apaise mes songes, mes souvenirs. Je veux les jaunir ces photos, je veux les garder mais les vieillir.
Des cicatrices on en a tous pas vrai ? Certaines nous rendent fiers, d'autres sont compliquées à regarder. Elles nous renvoient à des trucs dont on n'est pas fiers, des trucs qu'on regrette mais quoi ? Avec du recul, on aurait fait autre chose? Pris d'autres décisions ? Non. Je crois que c'est ainsi c'est tout. A tout jamais, parce que c'était écrit quelque part, ça fera partie de notre vie.
Une étreinte, un baiser, des regards échangés... Ces quelques phrases ou promesses qui ont fait tant de bien, ces moments de folies, ces cris... On les regrette et on est heureux de ne plus les vivre, on s'en souvient avec un sourire peut-être, en se disant qu'on était cons et puérils. Une décision ferme et définitive et c'était fini, tout s'arrêtait. Mais le moment ne se choisit pas, pas vrai?
Ca s'arrête de la même façon que ça commence, sans crier gare, sans le vouloir... C'est ainsi.
Tu étais déjà là avant que je ne te connaisse, dans mes espoirs, mes fantasmes, et bordel tu resteras dans mes souvenirs, même s'ils sont jaunis. Comme ces vieilles photos, celles d'autrefois. Et toi, tu t'y connais en photo pas vrai?
Vincent.
" La flèche a traversé ma peau
C'est une douleur qui se garde
Qui fait plus de bien que de mal
Mais je connais l'histoire, il est déjà trop tard
Dans son regard, on peut apercevoir qu'elle se prépare
Au long voyage"... (Kyo- Une dernière danse)
jeudi 31 août 2023
Journal d'un amour perdu de Eric-Emmanuel Schmitt par Vincent Vallée
La relation que l'on peut avoir avec sa mère est très importante. On dit souvent que c'est et sera l'unique femme de la vie d'un homme. Certes il peut y avoir des exceptions...
Eric-Emmanuel Schmitt explique ici la mort de sa mère, rien de très joyeux si l'on veut lire un roman pour se distraire je le concède mais, tôt ou tard nous serons confronté à ce que relate l'auteur et force est de constater qu'on pourra y puiser du réconfort dans les similitudes couchées par un écrivain de haut niveau.
Eric-Emmanuel Schmitt raconte son incompréhension, il n'a rien ressenti quand sa mère est partie vers d'autres cieux et il s'en veut... On l'a retrouvée morte au sol, chez elle, et après avoir remonté le temps, l'auteur va se remémorer ce qu'il faisait au moment où sa mère le quittait pour toujours. Il comprendra alors que leur filiation était bel et bien réelle.
Mais ce qui taraude Schmitt ce sont les carnets que sa maman rédigeait lors de chacun de leurs voyages en commun, car oui Eric-Emmanuel Schmitt emmenait sa mère en voyage dès que l'occasion se présentait. Il explique qu'il lui devait tellement... Comme l'amour du théâtre, c'est elle qui l'y avait déposé un beau jour alors qu'il était enfant, son amour des planches ne l'a jamais quitté depuis.
Dans les carnets que sa mère rédigeait en cachette mais devant Eric, l'auteur désormais orphelin, espère trouver une réponse à ce qui le taraude depuis tant d'années... Il veut savoir s'il est bel et bien le fils de celui qui fut son père et avec qui il a eu une relation compliquée. Ils étaient si différents, son père parfois hostile ou désintéressé... Schmitt espère retrouver une explication à sa naissance dans ces carnets.
Mais au delà de la mort de sa mère, il y a le poids du chagrin, ses étapes, et les obligations professionnelle. Eric-Emmanuel Schmitt va parfois craquer, se laisser aller et même sombrer, en envisageant le suicide. Il est au plus bas, sa mère lui manque, il n'a plus de repères ou si peu, elle était tout pour lui. C'est donc au travers de ce (presque) journal intime que l'auteur va expliquer avoir pensé au suicide, pensé que c'était l'unique solution.
Ce presque journal intime regorge de réflexion, de pensées fortes, philosophiques, profondes et je me suis retrouvé dans certaines comme celle-ci :
Nous partagions maman et moi, cette conviction : L'amour est une fleur précieuse qu'on préserve par un silence sacré, de peur qu'elle porte la cicatrice des termes inadéquats.
Mais il y a aussi celle-ci au sujet des cimetières et le fait que j'aime m'y rendre, j'aime aller m'y recueillir :
Les tombes constituent les étiquettes que laissent sur terre les disparus. Pour éviter que ces étiquettes ne s’envolent, on les fabrique en pierre. Et les cimetières sont des champs d’étiquettes. Une étiquette cesse d’assurer sa fonction si personne ne la lit. Je me recueillerai sur ta tombe pour témoigner de ta présence.
Schmitt ne sombre pas dans le mélodrame, au contraire il rend hommage à sa mère et à toutes les mères qui sont parties ou partiront. Chacun de nous pourra y trouver de l'aide dans les similitudes, du réconfort dans le chemin de deuil de l'auteur et ainsi, comme lui, continuer d'avancer non plus avec le poids de la mort d'un être cher, mais avec son souvenir posé sur son épaule...
mercredi 23 août 2023
Fils à papa(s) de Christophe Beaugrand par Vincent Vallée
Je viens de fermer ma Kindle, et j'ai envie de dire ma première impression après la lecture de cet ouvrage de Christophe Beaugrand.
Que de ténacité et ensuite que d'amour !! Ce témoignage est instructif, poignant et éclairant sur ce qu'est une GPA (Gestation pour autrui). J'ai d'abord aimé me reconnaitre dans une foule de moments de vie de Christophe Beaugrand, comme sa jeunesse et ses références. Ses premiers émois pour les garçons comme l'acteur de "Ricky la belle vie", cette série américaine des années 80. Moi aussi j'avais craqué pour l'acteur Ricky Schroder, mais je l'avais oublié... Ce témoignage me l'a rappelé.
Quand Christophe rencontre Ghislain, il a déjà du vécu, il a déjà partagé sa vie avec un homme, il est déjà le journaliste/présentateur que nous connaissons. Son envie de devenir un jour père est heureusement partagée par son nouvel amour, Ghislain, plus jeune que lui et qui aurait pu ne pas le suivre dans cette aventure. Car oui, il faut être deux et se battre de front car la GPA est un acte complexe, c'est un acte d'amour et par amour, on déplace les montagnes. C'est ce que vont faire nos deux papas ! Outre les explications éclairantes de Christophe sur les tenants et les aboutissants d'une GPA, nous sommes plongés au cœur de leur combat pour devenir pères. Cette GPA c'est Ninja Warrior ! Il faut passer les épreuves, tempérer, se reprendre, souffler, avancer et se battre pour "buzzer" !
J'ai ainsi appris et je vais le décrire en très résumé, qu' une GPA c'est l'affaire de quatre personnes : Les deux parents, la donneuse d'ovocytes et la mère porteuse. Une fois ces quatre personnes impliquées et le brouhaha administratif du pays dans lequel cette GPA a lieu (USA) est passé (ou presque), il faut croiser les doigts pour que dame nature veuille bien que cet enfant grandisse et vienne au monde. Rien n'est jamais gagné, le doute et les craintes sont multipliées par 10 pour les couples homoparentaux. Quel parcours du combattant ! Et puis, il nous est expliqué également le coût, c'est sans détour que Christophe Beaugrand nous explique que c'est aussi un business et qu'il existe des dérives. Il faut être armé psychologiquement et financièrement pour trouver le bon chemin. Celui que vont choisir nos deux papas médiatiques, est le chemin américain avec sont lot de hauts et de bas. Il y a la jurisprudence qui est liée a une telle démarche, l'administratif qui est complexe et casse tête, mais aussi l'aspect médical et juridique qui est là pour que tout se passe bien. Certes, cela peut sembler lourd mais c'est rassurant.
Ce que je viens de dévelloper, c'est l'aspect didactique de cet ouvrage, moi j'ai surtout retenu l'amour qu'il y a autour de cette GPA. L'amour de deux hommes qui se marient après des années de vie commune, l'amour de leurs familles respectives, de leurs amis. Mais il ne faut pas oublier le lien d'amitié qui s'est lié avec la mère porteuse, Whitney, et sa famille. C'est une véritable amitié qui s'est développée durant les 9 mois de grossesse. Car oui, devenir mère porteuse est un choix, un don de soi, un acte d'amour. Whitney, qui a porté le petite Valentin, est maman de trois filles et mariée avec un homme sensationnel qui l'a accompagnée dans cette aventure. Cette famille fait désormais partie de la vie des deux nouveaux papas.
Cet ouvrage m'a touché énormément, je me suis reconnu dans bien des aspects décrits par Beaugrand, j'ai compris une foule de choses au sujet de la GPA, j'ai été sensibilisé aux aspects techniques d'une telle démarche. Mais je le redis encore une fois, j'ai surtout été touché par l'amour de ces deux papas, et ensuite par cette aventure humaine avec une famille américaine qui a débouché sur un cadeau du ciel : Le petit Valentin qui, aujourd'hui, a trois ans et s'épanouit avec ses deux papas. Un vrai petit fils à papa(s) !







