Mini moi vers 1985, à la côte
belge...
Où donc est partie
l'insouciance...
Avec elle, les espoirs
grandioses, les rêves faramineux, les envies de voyages et de grandeur !!! Oui,
devenir un grand...
Un grand homme, un grand
écrivain, un grand, etc.
Et puis courir, jouer, faire
comme si de rien n’était. Oui, allez, on disait que…
Vite se dépêcher de manger pour
aller jouer, rejoindre mon meilleur ami, vivre avec lui des aventures débutées
le matin, que l’on continuerait le lendemain, et si ce n’était pas fini, on
continuerait encore, et encore. Chiche !
Courir derrière un ballon qui
m’échappera toujours, courir et chuter, pédaler et me faire dépasser, et
pourtant, Dieu que ça me manque d’être le second d’un autre… Parce qu’en
réalité, je m’en fichais bien, je m’amusais, on s’amusait.
Après avoir subi les chiffres à
l’école venait le temps des mots, des lectures, de l’écriture. Et avec eux, ma
renaissance, celle de ma confiance, celle de mes sourires, celle des étoiles
dans mes yeux face aux mots qui, eux, me caressaient l’âme. Écrire, lire,
tourner les pages… Rien que d’écrire ces mots me fait ressentir la sensation
magnifiquement magique de ces instants uniques.
L’odeur du papier, la vision des
pages jaunies, cornées, et ces histoires qui m’élevaient au-dessus de la vie,
des contraintes, des examens, des maths…
Les BD, je les dévorais, à défaut
de dévorer les bonbons qui m’étaient interdits. Les BD étaient sucrées aussi,
acidulées également, douces au palais (de l’esprit), tellement… Je ne pourrais
pas toutes les citer ici, je serais bien trop long. Il ne faut pas s’éterniser
en écriture, n’est-ce pas ?
Mais pourrait-on éterniser
l’enfance ? Éterniser l’innocence ? Juste continuer de… rêver.
Le gosse, là, il ne pense pas, on
ne l’ennuie pas avec des chiffres et des factures, il n’a aucun souci, il vit,
son esprit est libre, il vagabonde dans les bulles de BD, il y est enfermé pour
son plus grand bonheur.
Qu’il serait bon, magique, rêvé
d’y demeurer.

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