Une fois n'est pas coutume, partons nous promener dans les bois.
C'est avec l'écrivaine Jean Hegland que nous allons prendre part au quotidien de Nell et Eva, deux jeunes filles qui vont se retrouver livrées à elles-mêmes au cœur de la forêt. Ne cherchez pas le lieu, cela demeure flou dans le récit, et c'est d'ailleurs très bien ainsi puisque le contexte est celui d'une dystopie.
En effet, le monde a cessé de tourner comme autrefois. Petit à petit, l'électricité a été coupée et Nell et Eva, dans un premier temps toujours en compagnie de leurs parents, vont se retrouver de plus en plus isolées puisqu'elles vivent dans les bois par choix.
Cette fiction va conduire les deux jeunes filles à faire face au pire : la survie, la mort, puis à nouveau la vie, pour conclure. C'est ce contexte qui m'a poussé à lire ce récit. Les bois, un presque huis clos, la survie… Tant d'ingrédients qui me séduisent.
C'est un roman un peu lent et difficile à contextualiser parce qu'il aurait gagné à être plus imprégné, plus décrit. On ne sait pas exactement ce qu'il s'est passé, les ambitions des deux jeunes filles sombrent dans l'oubli par la force des choses, elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes au milieu de la forêt, qui va devenir de plus en plus hostile au fil des pages. J'ai simplement déploré quelques passages un peu malsains, mais assez cohérents avec l'histoire malgré tout.
J'ai parfois été lent à lire car le récit l'est également. Cependant, j'ai gardé l'envie de savoir où l'autrice allait nous conduire. Je ne suis pas déçu, il y a de quoi garder un bon souvenir du roman de Hegland.
Et puis, chez moi, une histoire dans les grands espaces verts, perdus, loin du monde et du tumulte, ça fonctionne toujours, même si ce roman me semble imparfait.
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