On parle généralement d'aventure humaine lors d'un récit centré sur l'entre-soi, la confrontation avec soi-même. Cette fois, j'ai découvert une aventure animale avec KAZAN. Et quelle aventure !
Avant de parler du roman, j'aimerais évoquer son auteur, l'écrivain James Oliver Curwood. Avec Jack London, le bien connu, il est un auteur spécialiste des aventures du Grand Nord, des contrées sauvages et de l'espèce animale. Déjà enfant, Curwood écrivait des histoires. Il n'était pas un étudiant assidu et discipliné ; pour preuve, son renvoi de l'école car, oui, il aimait vagabonder. Déjà aventurier dans l'âme, certainement...
Il fera cependant ses études jusqu'au bout et deviendra journaliste, mais là également, il se fera remarquer dans le mauvais sens du terme et sera... viré.
Alors, que faire si ce n'est ce qu'il aime et fait de mieux ? Écrire !
C'est à propos du Grand Nord canadien qu'il aime coucher ses idées, ses histoires, pour notre plus grande joie aujourd'hui de les lire.
Petite parenthèse : je ne saurais dire comment je suis arrivé à Curwood et pourquoi si tard, mais est-il un jour trop tard ? De la littérature jeunesse, dites-vous ? Fi de ces préjugés et des abords pompeux de la littérature ! On lit pour se la jouer ou pour l'évasion et le plaisir ? On lit pour citer des classiques et de grands auteurs ou pour raconter avec appétit l'histoire que l'on vient de lire et partager ? Nous serons d'accord : l'évasion et le partage grâce à un bon roman, c'est le plus important.
KAZAN, c'est un animal mi-loup, mi-chien, qui n'en sait rien. KAZAN, c'est la sauvagerie mêlée, comme l'est son sang, à la douceur, à la docilité. Mais KAZAN, c'est surtout l'histoire d'un animal que l'on va suivre au travers de ses yeux, au travers de son approche de ce que nous voyons comme lui, mais qu'il interprète avec sa condition de chien-loup. On va vivre ses aventures, oui, il y en aura plusieurs, avec crainte pour sa vie dans ce Grand Nord et au sein du monde animal qui se montre cruel, sans pitié, avec pour objectif de survivre avant tout.
KAZAN va souffrir, aimer, fuir, avoir faim, avoir froid. Et quand il aimera un humain, ce sera toujours une femme douce et sans crainte de lui, le loup. KAZAN sera parfois déchiré entre les caresses d'un humain qui lui veut du bien et une louve qui lui voue sa vie, ne le quitte jamais et, pour cause... Vous verrez pourquoi, c'est le cas de le dire... KAZAN sera le guide de Louve Grise durant les trois quarts du récit.
KAZAN bravera le grand froid, disais-je, mais aussi la peste rouge, le feu, l'eau, mais surtout l'homme armé d'un fouet ou d'un gourdin.
Avec KAZAN, on voyage, non seulement sur les routes, dans les forêts ou parmi les montagnes, mais aussi dans sa tête. On voit ce qu'il voit, on comprend ce qu'il comprend. Ce fut un magnifique voyage que ce roman.
Merci à la providence d'avoir placé sur mon chemin James Oliver Curwood !!
Je ne vous cache pas avoir entamé Le Grizzly et attendre Chasseurs de loups du même auteur pour une Masse Critique de Babelio.