vendredi 4 septembre 2026

L'IA est-elle démoniaque ? Par Vincent Vallée

 



J’ouvre mon traitement de texte et que vois-je ?

Une annonce IA, une intelligence artificielle paraît-il… C’est l’évolution, oui, l’évolution numérique. Et si on ne s’y plie guère, car non, nous ne deviendrons pas des moutons pucés par la technologie artificielle et tout ce que ça comporte, alors… nous serons des « dépassés », des ringards, des vieux quoi.

Mais devant tous ces boucliers que je vois se lever, qui oserait se regarder dans le miroir et dire qu’il ne l’a pas testée, cette intelligence, hein ? Oui, qui ? Peut-être même parmi vous, certains l’utilisent encore et font mine de…

Alors pourquoi se mentir entre gens de bonne foi et ayant un bon fond ? Bien entendu qu’on a essayé et qu’on s’est dit : « Milliard ! Sapristi ! » Ou tout bonnement « didju ! », que c’est pratique, que c’est facile : deux ou trois clics et voilà que j’ai gagné des centaines d’euros et des dizaines de mails servant à expliquer à un graphiste, un correcteur, ou que sais-je, ce que je désirais.

Là ? Je peux même l’insulter, il ne se fâche pas tout rouge et ne me menace pas en retour. Vraiment, c’est le pied…

Seulement, il faut autre chose que se contenter de quelques clics, oui. Il nous faut plus si on est si honnête avec notre miroir. Oui, il nous faut un déclic ! C’est bien beau de cliqueter sur son clavier et, se frottant la panse, de se dire : « Voilà encore quelques centaines d’euros de gagnés ! » Et puis, vous avez vu ? Tous font pareil… Les publications, les affiches, les menus des restaurants, les affiches publicitaires… Tous les mêmes, pas d’âme, pas de sensibilité, d’originalité, plein d’infos partout, des lumières, des illustrations et ? Rien qui attire le regard au final. Oui, on ne les voit déjà plus, parce qu’on ne les regarde plus. Elles sont toutes banales et faciles, trop faciles, pas originales, pas travaillées, pas percutantes, pas parlantes, ou alors trop. Oui, trop, c’est trop et l’on sait tous que le mieux est l’ennemi du bien, n’est-ce pas ?

Alors voilà, ce n’est pas le Nouvel An, je sais, mais j’ai un peu de fierté, beaucoup de principes, un peu trop d’ailleurs, et un fils qui vient de terminer ses études de graphisme à la sueur de son front, avec difficulté, persévérance, travail, obstination. Mon miroir me dit que je ne lui ressemble plus. Et je suis un homme de résolutions. Oui, je suis têtu aussi, et surtout envers moi-même, donc, lorsque je me résous à quelque chose, c’est un acte, un acte ferme, un défi envers moi-même. Je ne change plus de route, j’y reste, fermement et définitivement.

Mais, oui, y’a et y’aura toujours un « mais ». Je ne veux pas devenir un vieux con dépassé. Je sais aussi que tous vont s’adapter et travailler avec l’IA et, comme je viens de le dire, ils affronteront leur miroir et prendront de bonnes résolutions de l’an neuf en plein été, ou continueront de se demander qui est l’abruti dans la glace qui les reflète. J’adore un mot de la langue française, non pour sa mélodie, mais pour ce qu’il permet, c’est le mot « compromis ». J’aime faire des compromis, j’aurais peut-être dû faire de la politique… Non, finalement. Mais tout comme la calculatrice est venue nous aider en mathématiques, les manuels tels que le Bescherelle, le dictionnaire et autres nous servent d’outils de travail, les bibliothèques de puits de savoir, sources d’informations et de silence… pourquoi ne pas utiliser, et ainsi ne pas devenir un vieux con, l’IA pour travailler ? Et pour travailler, il faut des outils. L’IA est un outil, mais aussi un robot maléfique si elle est utilisée à des fins malicieuses. Voilà le piège. Oh ! Ne nous en voulons pas d’avoir été séduits par le tentateur avec sa pomme, ou sa bonne poire… Nous sommes de chair et donc faibles, c’est ainsi depuis la nuit des temps. Ce qui compte, c’est le miroir…

L’IA n’est finalement qu’un miroir. Le miroir du travail de tant et tant d’hommes et de femmes qui ont écrit, cherché, travaillé. Mon travail et le vôtre avec ce qui sera désormais, pour nous, l’outil IA ne seront qu’une contribution pour aider nos semblables. Les honnêtes gens, pas les malicieux qui font des holas sur les réseaux et font exactement ce qu’ils reprochent, et pire encore.

Comprenons que l’art, la création, le travail ont besoin d’âme, de sueur et de larmes. Et qu’aujourd’hui, en 2026, un outil s’ajoute à nos calculatrices, dictionnaires, Bescherelle et autres… C’est l’intelligence artificielle, qui n’a d’intelligent que ce que l’homme a créé, pensé, écrit, peint depuis des siècles. Avec son âme, sa sueur, ses larmes.

Et puis aussi, pensez au miroir…
Il est important.

PS : Ce texte n’est pas le résultat de l’IA, il n’a eu recours à elle que pour l’orthographe, la grammaire et la conjugaison. Mais aussi, quand j’y ai eu recours, j’ai interrogé Mister IA pour qu’il m’explique mes lacunes et ainsi, j’ai appris à ne plus, ou du moins à moins commettre à nouveau ces erreurs à l’avenir.

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire