mardi 27 septembre 2016
lundi 19 septembre 2016
Hortense.
Je préviens de suite pour les gens qui n'ont pas lu "Hortense" dans ma critique je délivre la fin, si vous ne l'avez pas lu ne venez poursuivre cet avis qu'après lecture ;)
"Hortense" me laisse perplexe et sur ma faim, à vrai dire il m'a empêché de bien dormir, cherchant une explication à la fin surprenante...
Hortense est enlevée à sa mère par son "géniteur" elle à 3 ans... Tout le long du récit on est confronté à Sophie sa mère qui s'est battue toute sa vie, 22 ans... pour retrouver Hortense. Le roman est ponctué de procès verbaux donc avis extérieurs, et lorsqu'elle retrouve ou croit retrouver Hortense dans la rue, on cherche à s'assurer nous aussi, que Sophie n'hallucine pas. On veut apprendre qu'elle ne s'est pas trompée que c'est bien Hortense mais...
La fin nous apprend donc qu'Hortense gît dans son lit d'enfant depuis le début chez sa mère et qu'elle est morte enfermée dans cette chambre qui est devenue un mausolée...
Ca ne colle pas avec le récit! Pourquoi tous ces témoignages, ces auditions, ces juges qui se succèdent etc... Ne me dites pas que lors de l'enlèvement, car il est concret lui, on a pas fouillé l'appartement, la chambre également. Qu'est-il arrivé en réalité à Hortense, qui l'a tuée? Que fait-elle dans cette chambre? Et puis Isabelle l'amie de Sophie, la seule. Elle l'a un peu coupée de ses autres amis intentionnellement je dirais, c'est ce qu'on comprend... Que fiche t-elle avec l'ex de Sophie, père de Hortense? Pourquoi lui ment-elle? Pourquoi entretenir cette fausse amitié? Comment se fait-il que le compagnon de l'amie de Sophie soit ce Sylvain, père d'Hortense qui est justement aussi le père de la fille que Sophie croit être Hortense mais en réalité ne l'est pas. C'est bien trop incohérent, décousu... Il y a trop de zones d'ombres et de faits qui ne collent pas à l'histoire. C'est bien écrit , c'est haletant mais la fin brise toute la toile qu' Expert à tissé. La fin est étonnante mais réfléchissez un peu au cours du récit, reprenez les éléments ça ne colle pas c'est mal ficelé. Dommage j'avais aimé ce roman mais non c'est trop incohérent.
"Hortense" me laisse perplexe et sur ma faim, à vrai dire il m'a empêché de bien dormir, cherchant une explication à la fin surprenante...
La fin nous apprend donc qu'Hortense gît dans son lit d'enfant depuis le début chez sa mère et qu'elle est morte enfermée dans cette chambre qui est devenue un mausolée...
Ca ne colle pas avec le récit! Pourquoi tous ces témoignages, ces auditions, ces juges qui se succèdent etc... Ne me dites pas que lors de l'enlèvement, car il est concret lui, on a pas fouillé l'appartement, la chambre également. Qu'est-il arrivé en réalité à Hortense, qui l'a tuée? Que fait-elle dans cette chambre? Et puis Isabelle l'amie de Sophie, la seule. Elle l'a un peu coupée de ses autres amis intentionnellement je dirais, c'est ce qu'on comprend... Que fiche t-elle avec l'ex de Sophie, père de Hortense? Pourquoi lui ment-elle? Pourquoi entretenir cette fausse amitié? Comment se fait-il que le compagnon de l'amie de Sophie soit ce Sylvain, père d'Hortense qui est justement aussi le père de la fille que Sophie croit être Hortense mais en réalité ne l'est pas. C'est bien trop incohérent, décousu... Il y a trop de zones d'ombres et de faits qui ne collent pas à l'histoire. C'est bien écrit , c'est haletant mais la fin brise toute la toile qu' Expert à tissé. La fin est étonnante mais réfléchissez un peu au cours du récit, reprenez les éléments ça ne colle pas c'est mal ficelé. Dommage j'avais aimé ce roman mais non c'est trop incohérent.
jeudi 23 juin 2016
Il s'appelait Rimbaud.
Il s'appelait Rimbaud, c'était un adolescent.
Il apportait un renouveau, et moi j'avais seize ans.
Sa pauvre mère, pour calmer ses élans.
Avait tenté pour ce faire, de l'enfermer dans des combles inspirants.
Il avait dans la tête, des poèmes virevoltants.
Qu'il rédigeait sans qu'on les lui prête, il écrivait avec une plume de déraison, de dément.
Il croyait à sa chance, il rêvait d'horizons.
Partout, il déambulait, parcourant les chemins.
Sans cesse, il rêvait de créer, il avait faim.
Mais, après les galères...
Rimbaud est tombé.
Quand au bout du calvaire, son genou le fit succomber.
Aujourd'hui, je pleure mon poète, ses semelles s'en souviennent toutefois.
Il s'appelait Rimbaud, c'était un esthète, il est mon idole, je lui écris parfois.
mercredi 22 juin 2016
L’espace muséal de Roisin consacré à Emile Verhaeren
L'espace muséal consacré à Emile Verhaeren.
Je l'ai découvert alors que j'étais un enfant, à l'époque c'était un musée où se trouvaient des effets ayant appartenu au poète.
Des effets qui sont précieux, uniques et qui étaient mal sécurisés, pas protégé contre les effets du temps...
De ce fait ils ont été enlevés du musée de Roisin pour.... Etre enfermés dans des lieux non visitables, et ressortis à de rares occasions, quel dommage.
Mais alors une question me vient...
Pourquoi n'a-t-on pas sécurisé le bâtiment et adapté pour la protection des œuvres et effets de Verhaeren?
La réponse est l'argent, le manque de courage politique aussi certainement.
Mais alors que reste-t-il?
Après quelques années et une bataille menée par les amis et passionnés du poète, la province du Hainaut à recréé un espace muséal où sont exposées des répliques, des copies mettant en avant Emile Verhaeren et son épouse ainsi que d'autres artistes l'ayant connu et aimé.
Des effets qui sont précieux, uniques et qui étaient mal sécurisés, pas protégé contre les effets du temps...
De ce fait ils ont été enlevés du musée de Roisin pour.... Etre enfermés dans des lieux non visitables, et ressortis à de rares occasions, quel dommage.
Mais alors une question me vient...
Pourquoi n'a-t-on pas sécurisé le bâtiment et adapté pour la protection des œuvres et effets de Verhaeren?
La réponse est l'argent, le manque de courage politique aussi certainement.
Mais alors que reste-t-il?
Après quelques années et une bataille menée par les amis et passionnés du poète, la province du Hainaut à recréé un espace muséal où sont exposées des répliques, des copies mettant en avant Emile Verhaeren et son épouse ainsi que d'autres artistes l'ayant connu et aimé.
Emile Verhaeren c'est ce poète qui n'a pas voulu devenir avocat, son métier. La poésie, l'écriture sont ses passions, sa vocation. Il a été néanmoins un chroniqueur auprès de journaux de son époque. C'est grâce à Edmond Picard, grand avocat et homme critiqué, qu'il fréquentera un salon où Verhaeren rencontrera des écrivains des gens de bonnes relation.
Emile Verhaeren est né à Sint Amand, près d'Anvers, il était flamand mais n'écrivait qu'en français. En 1891 il épouse Marthe Massin artiste peintre qui délaissera sa vocation pour suivre son époux et ses écrits.
Il travailla à rendre dans ses poèmes l'atmosphère de la grande ville et son opposé, la vie à la campagne. Il exprima ses visions d'un temps nouveau dans des recueils comme Les Campagnes hallucinées, Les Villes tentaculaires, Les Villages illusoires et dans sa pièce de théâtre Les Aubes. Ces poèmes le rendirent célèbre, et son œuvre fut traduite et commentée dans le monde entier. Il voyagea pour faire des lectures et des conférences dans une grande partie de l'Europe. Beaucoup d'artistes, de poètes et d'écrivains comme Antonio de La Gandara, Georges Seurat, Paul Signac, Auguste Rodin, Edgar Degas, August Vermeylen, Léon Bazalgette, Henry van de Velde, Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé, André Gide, Rainer Maria Rilke, Gostan Zarian et Stefan Zweig admiraient, correspondaient avec lui, cherchaient à le fréquenter et le traduisaient. Les artistes liés au futurisme subissaient son influence. Émile Verhaeren était aussi un ami personnel du roi Albert et de la reine Élisabeth ; il fréquentait régulièrement toutes les demeures de la famille royale.
En 1914 la Première Guerre mondiale éclata et, malgré sa neutralité, la Belgique fut occupée presque entièrement par les troupes allemandes. Verhaeren se réfugia en Angleterre. Il écrivit des poèmes pacifistes et lutta contre la folie de la guerre dans les anthologies lyriques : La Belgique sanglante, Parmi les Cendres et Les Ailes rouges de la Guerre. Sa foi en un avenir meilleur se teinta pendant le conflit d'une résignation croissante. Il n'en publia pas moins dans des revues de propagande anti-allemande et tenta dans ses conférences de renforcer l'amitié entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni. Le 27 novembre 1916, il alla visiter les ruines de l'abbaye de Jumièges. Le soir, après avoir donné une nouvelle conférence à Rouen, il mourut accidentellement, ayant été poussé par la foule, nombreuse, sous les roues d'un train qui partait.
Depuis, des passionnés je le disais plus haut tentent de faire vivre Verhaeren à Roisin, lieu de repos pour lui et de sources culturelles pour nous. Une ASBL, des amis, et des auteurs comme Daniel Charneux et moi-même lui rendent hommage par des écrits, des nouvelles. Mais aussi des artistes peintres et sculpteurs qui s'inspirent du poète pour créer.
Emile Verhaeren est né à Sint Amand, près d'Anvers, il était flamand mais n'écrivait qu'en français. En 1891 il épouse Marthe Massin artiste peintre qui délaissera sa vocation pour suivre son époux et ses écrits.
Il travailla à rendre dans ses poèmes l'atmosphère de la grande ville et son opposé, la vie à la campagne. Il exprima ses visions d'un temps nouveau dans des recueils comme Les Campagnes hallucinées, Les Villes tentaculaires, Les Villages illusoires et dans sa pièce de théâtre Les Aubes. Ces poèmes le rendirent célèbre, et son œuvre fut traduite et commentée dans le monde entier. Il voyagea pour faire des lectures et des conférences dans une grande partie de l'Europe. Beaucoup d'artistes, de poètes et d'écrivains comme Antonio de La Gandara, Georges Seurat, Paul Signac, Auguste Rodin, Edgar Degas, August Vermeylen, Léon Bazalgette, Henry van de Velde, Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé, André Gide, Rainer Maria Rilke, Gostan Zarian et Stefan Zweig admiraient, correspondaient avec lui, cherchaient à le fréquenter et le traduisaient. Les artistes liés au futurisme subissaient son influence. Émile Verhaeren était aussi un ami personnel du roi Albert et de la reine Élisabeth ; il fréquentait régulièrement toutes les demeures de la famille royale.
En 1914 la Première Guerre mondiale éclata et, malgré sa neutralité, la Belgique fut occupée presque entièrement par les troupes allemandes. Verhaeren se réfugia en Angleterre. Il écrivit des poèmes pacifistes et lutta contre la folie de la guerre dans les anthologies lyriques : La Belgique sanglante, Parmi les Cendres et Les Ailes rouges de la Guerre. Sa foi en un avenir meilleur se teinta pendant le conflit d'une résignation croissante. Il n'en publia pas moins dans des revues de propagande anti-allemande et tenta dans ses conférences de renforcer l'amitié entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni. Le 27 novembre 1916, il alla visiter les ruines de l'abbaye de Jumièges. Le soir, après avoir donné une nouvelle conférence à Rouen, il mourut accidentellement, ayant été poussé par la foule, nombreuse, sous les roues d'un train qui partait.
Depuis, des passionnés je le disais plus haut tentent de faire vivre Verhaeren à Roisin, lieu de repos pour lui et de sources culturelles pour nous. Une ASBL, des amis, et des auteurs comme Daniel Charneux et moi-même lui rendent hommage par des écrits, des nouvelles. Mais aussi des artistes peintres et sculpteurs qui s'inspirent du poète pour créer.
L'espace muséal est libre à la visite chaque weekend et en semaine sur rendez-vous.
De 15 à 17h30 le weekend.
De 15 à 17h30 le weekend.
23 Rue Emile Verhaeren7387 Roisin
Plaisirs solitaires.
Le bruit de mon cœur, le fort du silence.
L’âpre odeur de la nuit… Ma belle de nuit…
Ce désir, cette envie, dans mon corps dans mes sens.
Allongé, étourdi parmi mes cris endormis… minuit.
Ils étaient assoupis en moi, sur mon cœur.
Ces amours égarés, peut-être les ai-je imaginé …
Enfouir, je le crois, cette douleur, qui chante en chœur.
Et tour à tour ne rien faire, m’égarer dans cette volupté.
Je sens monter en moi cette chaleur, ce sentiment enjôleur.
Ho désir espéré, nous voici fiancé, sentiments romancés...
Je ne puis, je crois, encore renoncer, avoir peur … Relents trompeurs.
Rien ne peux me retenir, je sombre, les yeux égarés … Regards couleur moirés …
Emile Verhaeren.
Il y a des auteurs qu'on découvre au travers d'un bouquin, en discutant entre nous ou bien ici sur des blogs. Nous sommes en période estivale donc on voyage, on se ballade et moi, j'ai découvert ou plutôt re découvert Emile Verhaeren en me baladant dans un coin de chez moi qu'on appelle " le caillou qui bique ".
Pour la petite histoire le " Caillou qui bique " se trouve à Roisin à quelques kilomètres de la frontière française en plein bois. Il s'agit d'un morceau de roche qui supplante le chemin qui le borde tout simplement.
http://www.cmpb.net/images/sorties/cailloukibic/caillouquibique.jpg
La légende s'y rapportant raconte qu'autrefois le Diable en personne aurait eu vent de la construction d'une cathédrale et se serait mis en tête de la détruire avec une énorme rocher. Un saint ayant eu écho de ce projet l'aurait dissuadé en lui assurant que le chemin était horriblement long, pour preuve un tas de chaussures élimées avec lui, preuve de son périple. Le diable convaincu aurait jeté son rocher à proximité de la Honnelle ( rivière à Roisin ) le rocher tombé là, serait le fameux caillou qui bique.
C'est donc dans ce contexte que je situe mon auteur : Emile Verhaeren.
Belge, né en Flandre en 1855 et décédé en 1916 dans un bien triste accident, poussé par la foule sur les rails, alors qu'il venait de donner un discours. Comme quoi, la vie peut être riche et finir bêtement.
Il fut l'auteur de bien des poèmes d'avant-garde pour l'époque et fut vite connu pour rendre l'atmosphère de la ville comparée à la campagne dans ses écrits. Verhaeren fut aussi un ami proche de la famille royale belge et donc du roi de l'époque Albert 1er et son épouse, il fréquentait les maisons royales de Belgique régulièrement. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est son passage près de chez moi, à Roisin, au caillou qui bique.
C'est en 1898 que Verhaeren viendra séjourner à Roisin sortant d'un souci de santé qui l'avait bien affaibli. Il y séjournait de mars à fin mai, parfois bien plus longtemps, car il souffrait du rhume des foins et rentrait alors à Paris ou Ostende. Au départ ils étaient lui et son épouse, hébergé dans une crèmerie chez des amis, mais vite dérangé par les badauds, il lui fut aménagé un bureau et ainsi petit à petit au fil des ans il devinrent locataire de tout une partie du bâtiment.
Il fut très vite apprécié dans le petit village pour sa générosité et sa bonhomie, il était généreux et faisait parfois distribuer de la viande aux plus démunis. Il aimait écrire tôt le matin, jusque 11 heures, puis s'en allait à travers bois où il trouva l'inspiration pour bien des écrits, il lui arrivait de rentrer pour coucher sur le papier des idées, des inspirations. Il s'enfermait dans son bureau où personne n'osait le déranger. Il palabrait avec le paysan du coin comme avec le maréchal ferrant. Certains l'appelait " L'homme du Bo " ( L'homme du bois ).
De tout son passage à Roisin il ne reste que des souvenirs lui ayant appartenu et son bureau reconstitué à l'aide de son épouse entre autres, la crèmerie fut détruite durant la guerre. Depuis une stèle est érigée en son honneur et un musée fut ouvert et l'est toujours aujourd'hui. A travers le bois lors de promenades on découvre des pierres, installées où figure des extraits de ses écrits. Les promeneurs déjà charmés par la poésie du bois s'arrêtent alors pour lire et sont alors envahis par la plénitude de l'instant, loin du bruit et du tumulte, ce fut mon cas.
http://static.skynetblogs.be/media/172451/1976499939.jpg
Je vais vous glisser ici avec le lien du texte complet un extrait de son plus joli poème en ce qui me concerne, lisez-donc :
" Le chant de l'eau Emile Verhaeren."
L'entendez-vous, l'entendez-vous
Le menu flot sur les cailloux ? Il passe et court et glisse Et doucement dédie aux branches, Qui sur son cours se penchent, Sa chanson lisse.
(http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/le_chant_de_l_eau.htmlhttp://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/le_chant_de_l_eau.html )
Voici donc, je voulais vous partager cet auteur et surtout son passage près de chez moi qui a apporté un peu de poésie à un milieu parfois défavorisé socialement et ça fait un bien fou de se replonger dans une ambiance poétique en se baladant à travers bois.
Pour ceux qui voudraient connaître un peu le " Caillou qui bique " :
http://www.rtbf.be/video/detail_sophie-en-balade-le-caillou-qui-bique?id=1740373
http://users.skynet.be/cbou/roisin/caillou.htm
Source: http://users.skynet.be/cbou/roisin/verhaeren.html
Pour la petite histoire le " Caillou qui bique " se trouve à Roisin à quelques kilomètres de la frontière française en plein bois. Il s'agit d'un morceau de roche qui supplante le chemin qui le borde tout simplement.
http://www.cmpb.net/images/sorties/cailloukibic/caillouquibique.jpg
La légende s'y rapportant raconte qu'autrefois le Diable en personne aurait eu vent de la construction d'une cathédrale et se serait mis en tête de la détruire avec une énorme rocher. Un saint ayant eu écho de ce projet l'aurait dissuadé en lui assurant que le chemin était horriblement long, pour preuve un tas de chaussures élimées avec lui, preuve de son périple. Le diable convaincu aurait jeté son rocher à proximité de la Honnelle ( rivière à Roisin ) le rocher tombé là, serait le fameux caillou qui bique.
C'est donc dans ce contexte que je situe mon auteur : Emile Verhaeren.
Belge, né en Flandre en 1855 et décédé en 1916 dans un bien triste accident, poussé par la foule sur les rails, alors qu'il venait de donner un discours. Comme quoi, la vie peut être riche et finir bêtement.
Il fut l'auteur de bien des poèmes d'avant-garde pour l'époque et fut vite connu pour rendre l'atmosphère de la ville comparée à la campagne dans ses écrits. Verhaeren fut aussi un ami proche de la famille royale belge et donc du roi de l'époque Albert 1er et son épouse, il fréquentait les maisons royales de Belgique régulièrement. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est son passage près de chez moi, à Roisin, au caillou qui bique.
C'est en 1898 que Verhaeren viendra séjourner à Roisin sortant d'un souci de santé qui l'avait bien affaibli. Il y séjournait de mars à fin mai, parfois bien plus longtemps, car il souffrait du rhume des foins et rentrait alors à Paris ou Ostende. Au départ ils étaient lui et son épouse, hébergé dans une crèmerie chez des amis, mais vite dérangé par les badauds, il lui fut aménagé un bureau et ainsi petit à petit au fil des ans il devinrent locataire de tout une partie du bâtiment.
Il fut très vite apprécié dans le petit village pour sa générosité et sa bonhomie, il était généreux et faisait parfois distribuer de la viande aux plus démunis. Il aimait écrire tôt le matin, jusque 11 heures, puis s'en allait à travers bois où il trouva l'inspiration pour bien des écrits, il lui arrivait de rentrer pour coucher sur le papier des idées, des inspirations. Il s'enfermait dans son bureau où personne n'osait le déranger. Il palabrait avec le paysan du coin comme avec le maréchal ferrant. Certains l'appelait " L'homme du Bo " ( L'homme du bois ).
De tout son passage à Roisin il ne reste que des souvenirs lui ayant appartenu et son bureau reconstitué à l'aide de son épouse entre autres, la crèmerie fut détruite durant la guerre. Depuis une stèle est érigée en son honneur et un musée fut ouvert et l'est toujours aujourd'hui. A travers le bois lors de promenades on découvre des pierres, installées où figure des extraits de ses écrits. Les promeneurs déjà charmés par la poésie du bois s'arrêtent alors pour lire et sont alors envahis par la plénitude de l'instant, loin du bruit et du tumulte, ce fut mon cas.
http://static.skynetblogs.be/media/172451/1976499939.jpg
Je vais vous glisser ici avec le lien du texte complet un extrait de son plus joli poème en ce qui me concerne, lisez-donc :
" Le chant de l'eau Emile Verhaeren."
L'entendez-vous, l'entendez-vous
Le menu flot sur les cailloux ? Il passe et court et glisse Et doucement dédie aux branches, Qui sur son cours se penchent, Sa chanson lisse.
(http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/le_chant_de_l_eau.htmlhttp://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/le_chant_de_l_eau.html )
Voici donc, je voulais vous partager cet auteur et surtout son passage près de chez moi qui a apporté un peu de poésie à un milieu parfois défavorisé socialement et ça fait un bien fou de se replonger dans une ambiance poétique en se baladant à travers bois.
Pour ceux qui voudraient connaître un peu le " Caillou qui bique " :
http://www.rtbf.be/video/detail_sophie-en-balade-le-caillou-qui-bique?id=1740373
http://users.skynet.be/cbou/roisin/caillou.htm
Source: http://users.skynet.be/cbou/roisin/verhaeren.html
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