jeudi 15 décembre 2022
5.186 jours de Philippe Hennuy par Vincent Vallée
dimanche 20 novembre 2022
Sur le fil tenu de la vie de Nicole Nisol par Vincent Vallée
Sur le fil ténu de la vie est un nouveau petit recueil de nouvelles de Nicole Nisol. Nicole à le talent d'avoir une plume légère, tendre et caline.
Nous allons voyager au travers des histoires de mademoiselle Henry, petit Pierrot ou encore mademoiselle Page. De courts récits suffisent parfois, à évoquer une bien belle histoire et Nicole maitrise ce style.
Entre l'histoire d'une jeune femme qui hérite du bien de sa grand-mère qu'elle connaissait à peine mais qui avait une histoire lui révélant la sienne, et celle de Pierrot le jeune garçon timide et fagoté comme l'as de pique, nous voguons entre émotions et moments de tendresse.
J'ai particulièrement aimé l'histoire de Pierre, dit Pierrot ou l'as de pique... Les non-dits, le mal être dissimulé sous des vêtements inappropriés qui contraste avec cette faculté à se démarquer de par le talent d'apprendre malgré tout, malgré la famille qu'on ne choisit pas, malgré l'horreur dissimulée derrière les rideaux. Parfois, en voulant bien faire on fait pire que mieux, mais les concernés, ceux qu'on pense les victimes de notre imprudence sont souvent ceux qui nous rassurent.
Il me reste une question à poser à l'auteure de talent qu'est Nicole: À quand un roman?
J'ai aimé cette phrase au sujet des initiales que l'on grave sur un arbre lorsqu'on est amoureux :
L'arbre avait gardé la cicatrice d'un amour sûrement perdu depuis longtemps.
À la folie de Jean-Philippe Lux par Vincent Vallée
C'est une course contre la montre qui démarre, mais aussi un puzzle qui au fil des pages se recompose avec la participation de l'inspectrice, Sora, en charge de l'enquête. Qui a pu enlever les enfants de Claude? Où est passée Delphine ? Pourquoi eux ? Pourquoi Claude va-t-il de désillusions en désillusions dès qu'il rencontre une femme ? À chaque rencontre, il arrive quelque chose à sa nouvelle compagne ! Mais, tout s'expliquera finalement...
J'ai été séduit par la brièveté des chapitres, je ne supporte pas les romans écrits d'un bloc, ou les chapitres trop longs. De plus, un thriller doit être cadencé et haletant. Jean-Philippe Lux a trouvé la clé : les chapitres courts et le mystère bien entretenu à l'issue de ceux-ci. J'ai uniquement tiqué au sujet de la maturité des dialogues entre les deux enfants, les deux frères, qui ont été enlevés et sont les otages de ce récit intriguant.
Quelques flashbacks aident à comprendre, à contextualiser le déroulement de l'enquête mais aussi la vie de Claude. Nous découvrons aussi l'inspectrice Sora et l'être humain qu'elle demeure derrière son insigne de police. Une maman avant tout. Pour conclure cette chronique je dirais que Jean-Philippe m'a à nouveau surpris et je constate qu'il est loin d'être à court d'idées et d'intrigues. Un thriller prenant et que j'ai lu avec beaucoup de plaisir, tout en préparant un salon du livre où l'auteur a effectué ses premiers pas dans le monde de la littérature. Des pas qui étaient les balbutiements d'un long et beau parcours avec les mots, que Jean-Philippe maîtrise de mieux en mieux !
Vous hésitez encore à le lire ? Moi je n'ai qu'un conseil : Cédez à la folie !!
samedi 22 octobre 2022
Jean-qui-vole de Françoise Houdart par Vincent Vallée
Jean-qui-vole, un roman court de Françoise Houdart, publié aux éditions
Audace. Durant cette lecture, j’ai plongé avec envie au cœur du Borinage d’autrefois
avec cette particularité propre aux villages du côté de Thulin, Élouges, Dour :
les courettes, les terrils, les prairies.
Dans ce roman, Françoise survole une vie et ses acteurs sur quelques
années, et le petit Jean dont il est question n’est pas un inconnu pour l’auteure,
que du contraire. Du temps où le peintre Regnart vivait à Élouges, un
petit garçon sera confié à sa « matante » comme il l’appelle, car sa maman n’est
plus de ce monde et son père et ses grands-parents veulent qu’il soit élevé
dans de bonnes conditions. C’est de cette façon que le petit Jean va commencer
sa vie. Mais le petit garçon à la larme facile, et c’est à la chapelle de
Cocars qu’il est emmené, comme pour conjurer le sort en visitant « Jean-qui-pleure »,
en vain...
Cependant, le petit Jean va grandir, s’affirmer, faire des bêtises, mais
surtout tenter de démontrer qu’il n’est pas que l’orphelin qu’on plaint. C’est
à 7 ans qu’il répondra avec aplomb à une dame qui le lui demande, qu’il a l’âge
de raison. À force de se l’entendre dire il avait raison de le
préciser.
J’ai été touché
par des ressemblances avec mon vécu, mon père et mon grand-père ont par
exemple, travaillé aux ANF, comme le père du petit Jean. Mon père et mes
grands-parents sont natifs de Thulin également.
Et puis, cette façon
qu’avaient les grands-parents de donner en cachette, une petite dringuaie, je l’ai
connue aussi... Sans oublier les voyages en car vers la mer avec un arrêt à
Mouscron pour un pipi et un déjeuner... La mort du grand-père et le refus de
lui dire au revoir... J’en demeure frustré... Mais encore, cette façon de vous
secouer les cheveux avec un « Monnnnnn » qu’il est biau !!! » je détestais
ça.
Il y a tant de
petites anecdotes et de sensibilité dans ce roman, tant de sentiments et de
joie de vivre malgré les malheurs. Françoise nous transmet un extrait de vie,
un bout de notre pays, le Borinage. Mais aussi, il y a de l’espièglerie, et une
ambiance propre à « chez nous ». Ce récit est touchant et joli à la fois.
Ce fut un régal de
dévorer ce roman, 22 -ème opus de Françoise Houdart et après 40 années d’écriture.
vendredi 23 septembre 2022
Le livre des sœurs, de Amélie Nothomb par Vincent Vallée
L'humour avec ce passage lorsque Bobette, la tante alcoolique, dit avoir voulu un enfant se prénommant Cosette car il lui fallait quelqu'un pour passer le balai... Mais aussi la complexité avec des mots nous poussant à regretter ne pas lire sur la Kindle, afin de cliquer sur la signification du mot que l'on ne comprend pas. Le dialogue riche et sans artifice. Amélie ne prends pas le lecteur pour un imbécile en précisant à vau l'eau qui parle, on le sait parfaitement bien. Mais également le désormais célèbre mot PNEU, que Nothomb aime caser dans chacun de ses écrits. C'est d'ailleurs le seul détail dont nous pouvons être certains concernant ses écrits non publiés, il s'y trouve le mot PNEU. Pour ce dernier "conte", l'auteure s'est d'ailleurs fait plaisir avec une belle overdose de placement du mot "pneu".
C'est en effet le récit de Tristane que nous découvrons, c'est une petite fille solitaire qui a la chance, crois-t-on, d'avoir des parents qui s'aiment, que dis-je, qui s'adorent ! C'est un sacré problème pour elle. Mais quand on s'aime à ce point, il faut s'attendre à ne pas demeurer fille unique; et voilà une petite sœur, Laetitia, qui pointe le bout de son nez. Un nez rock n' roll ! Cette dernière, reprendra l'idée d'un groupe de rock, créé par sa sœur ainée. Un groupe nommé "Les pneus" !
Tristane s'avère dés le début être une petite surdouée, se mettant à écrire quand elle comprends que c'est normal d'écrire. Surprenant ! Mais du pur Amélie Nothomb. Ce roman à eu le don de me faire rire disais-je, mais aussi de me choquer avec le passage du frigo... Je ne dévoilerai rien, je vous laisse découvrir.
Celles et ceux qui critiquent ce dernier roman ne l'ont pas lu, je veux dire, pas exploré, car il y a beaucoup de sens, comme cette comparaison "miroir "en comparant quatre sœurs. La mère de Tristane et Laetitia et Bobette, la tante alcoolique. Deux sœurs aux antipodes des deux petites filles. Mais il y a aussi ce souci de perfection avec le choix des prénoms, Tristane qui signifie la tristesse et Laetitia qui signifie la joie en latin. C'est purement le caractère donné aux deux petites filles. Amélie Nothomb est douée, et il y a énormément de sens et de messages dans ses écrits, il faut les découvrir. C'est un bel hommage à la fratrie qui est là, couché sur le papier. Un bel hommage à sa sœur Juliette, romancière elle aussi. J'ai beaucoup aimé ce dernier roman, qui m'aura presque provoqué un fou rire au dessus de je ne sais quel pays et donc dans les airs, et choqué allongé au bord d'une piscine au Maroc où je l'ai terminé.
Amélie m'aura envoyé sur la lune car c'est avec un roman de Jules Verne que j'ai enchainé : De la terre à la lune. Il n'y a pas à dire, Amélie est lunaire !
dimanche 4 septembre 2022
La petite maison dans la prairie, tome 8. De Laura Ingalls Wilder par Vincent Vallée
Voici la lecture du dernier tome
de cette série de romans magnifiques, terminée. Ce tome n’était pas peaufiné
par Laura Wilder, pas prêt à être publié. Cependant, il évoque les premières
années de mariage du couple de Laura avec Almanzo. La naissance de Rose et leur
installation.
Une installation magnifique, une
maison impeccable et pensée jusque dans les moindres détails par Almanzo, qui
veut le meilleur pour Laura. Il s’avère être un époux fier et dévoué, travailleur.
Cependant, la vie de Laura ne se déroule jamais comme on l’imaginerait pour un
conte de fée. C’était son lot de fille de pionnière, et il le poursuivra après
son mariage.
Feu de prairie, récolte gâchée au
moment de la moisson, incendie de leur magnifique demeure, la maladie pour elle
et pour son époux, qui fera des complications. Mais jamais, jamais Laura ne
baissera les bras. Elle continuera de sourire, d’épauler son mari et d’élever
avec enthousiasme la petite Rose, d’aider ses voisins, d’aimer la vie et d’accepter
la sienne, qui est nouvelle après son court passage dans l’enseignement.
Je regrette pourtant, de ne plus
avoir rien lu au sujet de ses parents, ses sœurs, dont Marie à l’école pour aveugles.
Ce dernier tome, imprécis et brouillon, mais publié malgré tout, est une
réussite et il nous montre le début d’une longue vie de couple et de parents
pionniers, fils et fille de pionniers qui se servent de l’expérience acquise en
observant leurs parents.
J’insiste, cette série de tome de
la vie de Laura avec ses parents, puis son époux Almanzo, est loin, très loin
de la série TV. Ne rechignez pas à lire cette histoire emplie de rêve et d’enseignement
au sujet des premiers pionniers et, colonisateurs d’une terre qui est pour moi,
toujours Amérindienne. Mais comment en vouloir aux américains d’avoir profité
de l’opportunité offerte par l’oncle Sam, de pouvoir s’installer pour
une perspective de vie meilleure, emplie d’espoirs de richesses grâce à une
concession allouée en échange de quelques conditions. Mais aussi, comment
fermer les yeux sur la chasse aux Indiens d’Amérique, leur traque, les crimes
commis. Les mêmes crimes qu’aujourd’hui, les américains dénoncent…
Alors pour conclure ces belles
lectures avec ce dernier tome, j’ai une seule pensée, une seule émotion, et c’est
pour les Indiens d’Amérique.
mercredi 24 août 2022
Au nom de nos rêves par Vincent vallée auteur(es) multiples. Chronique pour BABELIO.
C'est au nom de leurs rêves qu'une bande de jeunes vont, chacun et chacune à leur façon, revendiquer le droit d'exister, à une association intitulée "LIENS PUBLICS". Le devoir de cette association qui occupe un local, est de récolter des vivres en tous genres, et de les redistribuer aux étudiants qui galèrent à payer un loyer, leurs études et manger.
Seulement, un voisin, certainement rejoint par d'autres et quelques retards de paiement de loyer, provoquent la menace d'une expulsion. C'est au travers de plusieurs auteur(es) que nous allons progresser dans le récit.
Il s'agit de:
Sylvie Baussier
Pascale Perrier
David Bry
Pascaline Nolot
Charlotte Bousquet
Silène Edgar
Christine Féret-Fleury
Aurélie Gerlach
Régine Joséphine
Marie Colot
Fabien Fernandez
Ils y vont chacun et chacune de leur plume pour progresser dans le récit de cette lutte pour la survie d'une association, injustement salie. Dieu sait qu'en 2022, il est complexe pour des parents de payer des études à leurs enfants. Et c'est pourtant une évidence, il faut payer pour ne pas finir dans un job qu'on ne choisira pas.
Les étudiants se battent très souvent pour aider leurs parents, travaillent les soirs et/ou les week-ends. Mais parfois, ça ne suffit plus, oui c'est ça 2022... Le récit de ce court roman, se déroule durant la période du COVID, cette période où toutes et tous, nous nous sommes arrêtés de vivre pour survivre et protéger les plus faibles. Il y a de la poésie, du sens, de la hargne, de la morale, de l'instruction au travers de ces lignes.
À savoir que les droits d'auteurs de ce roman sont reversés à LINKEE, une association française d'aide alimentaire aux étudiants en difficulté.
Courez acheter ce roman, vous vous ferez plaisir et vous ferez une bonne action !
J'ai, pour ma part, pris du plaisir à sa lecture.
Merci BABELIO pour la confiance renouvelée.




