jeudi 14 janvier 2016
Room.
Hello, et bien une fois n'est pas coutume je viens vous parler d'un livre... Mais quel livre, quel roman dites-moi...
Celui-ci s'est lu rapidement mais il y a une bien bonne raison ce récit est très prenant, très attirant, j'étais comme un aimant face à mes pages....
Dés le départ on fait connaissance de Jack, un enfant de 4 ans et c'est lui qui nous raconte son histoire, avec son langage à lui.
C'est ce qui m'a fait tiquer dés le début, les " Monsieur table, madame baignoire, etc " Je me suis dit " heu... je vais pas avoir droit à des monsieur et madame un tel tout le long si??
Ben si, mais en réalité quel bonheur de lire cette vision des choses... Jack est un enfant de 5 ans qui vit avec sa maman, une maman qui le couve tout en lui faisant respecter des règles d'hygiène de vie, des règles de tous les jours.
Celle-ci est bien obligée, il lui faut préserver la santé de son fils à tout prix, être malade serait une angoisse pour elle, elle qui souffre tellement des dents mais prend des a-mal-gésiques comme le dit Jack .....
La maman de jack lui raconte que tout ce qu'il voit à la télé est fictif que ce sont des scènes et des êtres inventés, imaginaires... Comme dans " Alice aux pays des merveilles" son conte préféré.... En réalité, elle et jack sont prisonniers d'un malade mental qui à kidnappé la maman de Jack quand elle avait à peine 16 ans. De ce rapt et de ces viols, est né Jack....
Confinés et enfermés dans une remise de jardin aménagée mais surtout blindée et insonorisée, ils vont devoir tous deux survivre et puis ....
Un jour la jeune maman n'en peut plus et imagine avec Jack un moyen de fuir et prépare durant de longues heures une éventuelles fuite.
Sa seule solution: Jack
L'auteure:
Emma Donoghue.
Née le 24 octobre 1969, elle est dramaturge, historienne et romancière.
Elle est une des rares auteurs lesbiennes Anglo-Saxonne, elle à contribué largement à l'expansion des romans à caractères Gays et lesbiens.
jeudi 7 janvier 2016
Le grillon de Tristan Koëgel par Vincent Vallée
Eh bien, me revoici avec une critique littéraire !
Cette fois, je vais vous parler du premier roman d’un auteur que j’apprécie beaucoup — pour son parcours d’abord, mais aussi pour sa plume.
Tristan Koëgel a exercé de nombreux métiers avant de se consacrer à l’écriture, et ce premier roman, Le Grillon, est tout simplement magnifique.
Certains lui ont reproché de manquer d’explications sur la situation en Somalie, mais cela ne m’a en rien empêché d’être touché par ce récit.
La Somalie, donc : ce petit pays de la Corne de l’Afrique, où règnent le banditisme, la guerre civile et la corruption.
Koëgel nous y entraîne à travers l’histoire d’un petit Coréen attaqué, avec ses parents, par des pirates en plein océan.
Mais attention : pas les pirates tels qu’on les imagine, avec jambe de bois et œil crevé !
Non, ici, ce sont des pirates modernes, armés de mitraillettes, à bord de bateaux à moteur…
Ces pirates ont pourtant les mêmes ambitions qu’autrefois : piller les navires pour leurs richesses.
Lors d’une attaque, ils épargnent la vie du petit Coréen, caché sous un tas de cordages. Ils le gardent avec eux et le surnomment le Grillon.
L’un des pirates, au cœur un peu plus tendre, le prend sous son aile — abîmée, certes, mais protectrice malgré tout…
Le Grillon grandit ainsi, ne connaissant que l’océan et ses immensités mouvantes.
Un jour, un nouveau pirate rejoint l’équipage et bouleverse l’équilibre fragile de sa vie, rendant son existence plus dure, moins insouciante.
C’est alors que nous faisons la connaissance d’Abdel, son ami à l’internat où le Grillon finit par se retrouver, contraint par les circonstances.
Lui qui a connu la mer, la peur, la fuite, se retrouve enfermé entre quatre murs.
Un jour, convoqué par le directeur après une énième bêtise — une bagarre avec Abdel, justement —, il est soudain confronté à son passé, celui qu’il avait voulu oublier.
La Somalie. Les pirates.
Un enfant recueilli mais rejeté, perdu sur un navire pirate de notre époque.
L’amitié, la survie, la découverte…
Tous ces éléments font de Le Grillon un roman magnifique, destiné certes aux jeunes lecteurs, mais qui m’a, moi aussi, emporté en tant qu’adulte.
L’auteur :
Tristan Koëgel est auteur de " Les sandales de Rama" et de " Bluebird " que j'ai déjà critiqué ici, il fut tour à tour livreur de pizza, garçon de café , distributeur de journaux. Pour finalement reprendre des études et obtenir une maîtrise de lettres. Il vit à Marseille et est papa d'une jeune fille, et marié.
Je vous met ici le lien de ma première critique de Tristan Koëgel:
mercredi 6 janvier 2016
Les chiens. De Allan Stratton
Des fantômes, une maison de location lugubre, un passé criminel non élucidé dans un petit village du Maine.
Cameron et sa mère vont devoir s'installer dans cette masure presque abandonnée pour fuir son père, un père que la mère de Cameron décrit comme fou et prêt à tout.
De maisons en villes différentes, Cameron n'en peut plus de partir, de fuir sans cesse. Cette énième déménagement, cette vieille bicoque ne lui inspire pas confiance. Son propriétaire âgé non plus ...
C'est une nuit que Cameron va apercevoir la silhouette d'un enfant dans la grange en face de leur maison. Jacky, le fantôme de l'enfant qui à vécu dans la masure où il aurait vécu un terrible drame autrefois.
La curiosité, l'ennui, le mal-être, la peur aussi ... Vont pousser Cameron a investiguer, enquêter, et ses recherches vont pousser sa mère à douter de l'équilibre mental de son fils.
Tout un passé, ainsi que des villageois concerné de près ou de loin par l'affaire d'un crime qui se serait déroulé là jadis, vont venir épicer ce joli et angoissant roman.
L'auteur:
Son livre " Le secret de chanda" reçoit pas moins de 21 prix et est publié en France chez Bayard jeunesse.
Allan Stratton vit aujourd'hui à Toronto avec son partenaire.
Big Fish de Daniel Wallace
Big Fish, je l'ai lu et puis j'ai téléchargé le film. Cependant, je ne l'ai pas regardé, le film... Bien que produit par Tim Burton. Pourquoi? Et Bien c'est assez rare mais ce livre ne m'a pas beaucoup plu, trop irréel pour moi. Bien que ce roman vende du rêve j'en conviens, je ne comprend pas pourquoi récrire la scène de l'annonce du père plusieurs fois par exemple en la modifiant légèrement. Un père qui ne vit qu'au travers des mensonges au final, il ne sait jamais être sérieux.
Alors on peut imaginer que c'est les souvenirs que veut retenir son fils. Les histoires qu'il racontait à longueur de temps, mais j'en doute puisque à l'article de la mort celui-ci s'énerve un peu sur son père qui, mentant tout le temps, ne prend pas au sérieux la demande de son fils qui aimerait savoir une seule fois ce que son père ressent, pense ...
Tout du long de ce récit, nous sommes dans le rêve, le mensonge, les histoires étranges devrais-je dire, du père, c'était un peu lassant.
Et puis la fin du roman est encore plus irréelle... Mais c'est une fin en feu d'artifice dans l'imagination de son auteur je dois dire.
Bon vous l'aurez compris, je suis assez terre à terre dans mes lectures pourtant la SF et le Fantasy sont respectables à coté de Big Fish qui part un peu dans les deux genres et ça ça me gène.
Cependant il peut vous plaire, il faut vous faire un avis .
L'auteur:
Wallace a fait des
études universitaires mais ne les a pas réussies il a préféré partir au
Japon pour y travailler dans une entreprise commerciale. Il repart ensuite
en Caroline du sud pour travailler treize années durant dans une librairie, mon
rêve ...
Wallace est aussi
illustrateur et vit aujourd'hui avec sa femme et son fils en caroline toujours.
Il est enseignant à l'université et donc romancier aussi. Il illustre lui-même
ses ouvrages.
jeudi 31 décembre 2015
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers.
Aristote et Dante ... J'ai rarement lu un bouquin que je ne veux, ne peux arrêter. En deux soirées ce livre était lu. J'ai eu la même sensation avec " le cercle des poètes disparus ". Je finis le livre je le ferme et j'ai un moment de réflexion, je ne veux pas replonger dans ma vie ...
Aristote est un ado tourmenté parce qu' il vit dans une famille où on se tait beaucoup. il n'a pas beaucoup d'amis, il a une vision des choses assez masculine. Il a un grand manque dans sa vie c'est son grand frère. Celui-ci est en prison, et personne dans sa famille, qui se résume à son père et sa mère n'en parle.
Un père qui à vécu la guerre du Vietnam et une mère protectrice qui enseigne.
Un beau jour, Aristote qui ne sait pas nager va recevoir l'invitation d'un garçon de son âge pour apprendre, comme ça, spontanément ...
Dante ... Un jeune homme un peu étranger aux us et coutumes de la vie, il a les siennes et on les envie. Sa vision de la vie, ses opinions, sa manière de réagir sont toutes une série de choses qui font qu'on adore de suite Dante.
Lui est fils unique, sa mère c'est sa copine et Dieu en même temps, Dante dit lui-même que sa mère sait toujours tout, c'est comme Dieu... Son père, prof de littérature est son ami tout en étant son père, un homme simple cultivé sans prétentions.
Dante et Aristote vont devenirs les meilleurs amis du monde, ils vont s'amuser et rire ensemble pour un oui ou un non . Dante n'aime pas les chaussures, un exemple typique de son caractère, à part. Ce dégoût des chaussures va les amener à un jeu bête mais plus tard à un joli souvenir.
Un beau jour, Aristote va sauver la vie de son ami et de ce fait, se retrouver à l'hôpital. Cet accident va les souder à jamais mais les séparer en même temps, Ari ne supportant pas d'être traité en héros. Aussi Dante va déménager pour le travail de son père et ainsi passer de l'adolescence à presque l'âge adulte. Dante va évoquer via des lettres envoyée à Aristote ses changements, ses sentiments envers les garçons, des sentiments troublant, mais Ari ne répondra que peu et très brièvement à ces lettres.
Ari reste tourmenté par le silence de ses parents, le manque de son grand frère en prison, et puis dante lui manque ...
Dante reviendra en été, lui et Ari se retrouveront comme avant bien qu'ayant changé, Ari à changé Dante aussi, leurs parents s'entendent à merveille depuis l'accident qui les as soudés et Ari comme Dante vont évoquer le passé mais aussi le présent, leurs vécus respectifs.
Ari cherche à vivre une histoire amoureuse, Dante lui, aime les garçons. L'univers de Dante et celui d'Ari sont différents mais tous deux cherchent à comprendre les mystères de l'univers, leurs univers. Qui finalement sont identiques puisque liés ... La suite et la fin de ce beau roman le démontrera, démontrera pourquoi Ari ne se sent jamais vraiment heureux, quelque chose s'est déclenché en lui lors de la rencontre de Dante mais il ne se l'est jamais avoué...
Ce roman est magique, envoûtant, j'ai du retenir quelques larmes moi qui ne pleure jamais en lisant.
Je le recommande à tous, du plus jeune au plus âgé.
Quelques citations que j'ai relevées :
" Le problème c'est que ma vie est l'idée de quelqu'un d'autre "
" les poèmes sont comme les gens, on en comprend certains immédiatement, certains jamais."
" Faire attention aux autres en choisissant ses mots, c'est une attitude rare et magnifique "
samedi 26 décembre 2015
Le vieux qui partait en vacances.
J'ai énormément aimé lire ce bouquin. Parce qu'il est simple, tendre, émouvant. Aussi parce qu'on a pas envie de le fermer de le terminer parce qu'on se sent proche de Franck, ce vieux bonhomme qui vit en Angleterre.
Il vit seul depuis la mort de son épouse, et il ne lui reste que son chat Bill et puis ses habitudes, le genre d'habitudes qui s'installe quand on a plus de 80 ans. Franck Derrick est papa et grand-père aussi d'une jeune fille, mais celles-ci vivent aux States à des milliers de kilomètres de lui.
Un jour Franck apprend que sa fille adorée est atteinte d'un cancer du sein. Cette mauvaise nouvelle le mine, c'est via Internet et un compte qu'il s'est ouvert à la bibliothèque de la ville qu'il communique avec sa petite fille et prend ainsi des nouvelles de sa fille. cependant cela ne lui suffit pas, il saute sur une occasion que son propriétaire lui suggère, vendre sa maison, tout quitter et ainsi payer son billet d'avion.
Il décide alors de rejoindre sa fille pour être près d'elle mais dans son idée il ne compte pas revenir en Angleterre et emmène aussi Bill son vieux matou.
C'est ainsi que Franck et Bill se retrouve aux States et vont découvrir un pays, une ville , un quartier que Franck ne connaissait que via Google Maps, qu'il avait si souvent scruté pour voir où ses deux chéries logeaient, vivaient.
Mais Franck a des habitudes, des marques chez lui qu'il n'a plus, une fois là-bas. Toute une aventure va commencer pour lui, mais son but c'était d'être auprès de sa fille et puis sa petite fille aussi.
Le cercle des poètes disparus.
Qui ne connait pas ce
bouquin?
Que dis-je, cette oeuvre selon moi...
« Le Cercle des poètes disparus » fut avant tout un très beau roman narrant la poésie et l'esprit.
L'histoire se déroule dans un collège américain très strict pour garçons, avec l'arrivée d'un nouveau professeur, Monsieur Keating.
Lui-même ancien élève, ce dernier communiquera son enthousiasme, sa passion pour la vie et la poésie, et va être le premier à donner le droit à ses étudiants de penser par eux-mêmes. Autrement dit, à sortir du pré formatage qui leur est imposé. Le professeur Keating sera leur source d’inspiration et le souffle de motivation dans le cœur des jeunes élèves. Il les aidera à se découvrir eux-mêmes et à tracer leur propre route.
La classe est sous le charme, comme fascinée, tant leur professeur fait preuve d'ouverture d'esprit, au point de faire renaître Le Cercle des poètes disparus, un groupe de jeunes gens libres dont M. Keating fut, en son temps, un membre influent...
Qui n'a pas rêvé d'un pareil professeur, capable, non seulement de « cultiver » ses élèves par son vécu, en même temps que de les « former » en tant qu'adultes responsables ?
Ce livre nous dit comment vivre et savoir vivre. La quête de soi transparaît tout au long du roman.
Kleinbaum (l'auteur) dépeint le milieu estudiantin des années 60 d'une manière pertinente et juste. Les personnages sont attachants et réalistes.
Ce livre vaut vraiment la peine qu'on s’y attarde, en prenant soin d'oublier le film, que la plupart auront certainement vu avant, quoique ça peut être bien aussi d'avoir les bouilles des personnages du film tout en lisant.
Cette histoire très émouvante mérite d’être considérée comme ce qu’elle est : une leçon sur la vie et sur le destin que chacun a le droit de se choisir. Plein de bon sens, le texte est riche et vrai.
N'hésitez-pas. Ce livre est court. Et si vous savez vous imprégner d’un roman, autrement dit ne pas seulement parcourir les lignes, alors vous ne regretterez pas de lire celui-là...
Moi j'ai adoré ce bouquin il m'a transporté d'un bout à l'autre et je n'en suis pas ressorti le même, je crois que c'est mon bouquin préféré, il montre clairement qu'on peut dessiner sa vie et être soi-même, les mots subjuguent, la poésie transporte, transforme.
Un petit extrait
Et ne restreignez pas la poésie au seul langage. La poésie est présente dans la musique, dans la photographie, voir dans l’art culinaire-partout où il s’agit de percer l’opacité des choses pour en faire jaillir l’essence à vos yeux. Partout où ce qui est en jeu, ‘est la révélation du monde. La poésie peut se cacher dans les objets ou dans les actions les plus quotidiens mais elle ne doit jamais, jamais, être ordinaire.
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