mercredi 22 juin 2016

Écrire, pour renaître...

Écrire, pour renaître...

Je ressens le besoin d'écrire toujours et encore, parce que ça fait partie de moi et de mon existence. J'ai besoin de réfléchir par écrit de coucher sur le papier mes états d'âme mes coups de gueule. J'ai besoin d'écrire avec le sang de mes blessures avec pour seule et unique gomme mes larmes de joie et de peine. Les mots sont plus forts que mes cris, plus grands que ces montagnes d'ennui qui se dressent devant moi. Les mots sont plus doux que les caresses, plus tranchant que n'importe quelle lame, ils blessent mieux qu'ils lapident. Ils sont criants de vérité, et d'impact, ils sont plus épatant que damoiseau, ils sont ma vie, ma foi. Ils m'ont tant aidé a rire, a imaginer, rêver, a pleurer... Oh oui, ils m'ont aidé a pleurer, a prier comme j'ai prié avec mon stylo ...
Mon téléphone avec dieu, mon seul exutoire mon seul recours... Que reste-t-il d'un homme quand il est dans le néant ? Que puis je faire ? À qui dire ma vie et ma peine, a qui dire ma joie et ma souffrance ?
Si ce n'est à ce papier avec mes mots ? Eux ne me jugent pas, eux ne me trahissent pas, eux ne rient pas de moi... Oh dieu qu'il est dur et bon d'être un mélancolique, les mots jaillissent et me transcendent. Ils glissent de mon âme à ma pensée et coulent jusqu'à mes doigts pour s'écraser sur le papier...

Les mots sont ma naissance, ma renaissance, avec eux je vole et envole mes oublis. Grâce à eux mon âme renaît aux jours des grands, aux cieux du néant. Les mots naissent et renaissent en mon sein. Ils transpercent le courant de mon âme pour mourir sur le papier, que je ne relirais pas, par crainte qu'il ne meure à nouveau. Non surtout pas, il me fait tant de bien ce renouveau, cette renaissance...

Fatigue.

Fatigue.








Fatigue incessante, rampante, tu m'envahis...
Je sens monter en moi toutes ces heures, dur labeur,
Les nuits sont trop courtes, mes paupières sont si lourdes. Ah ! corps trahi...
J'aimerais simplement m'allonger, respirer, oublier cet agresseur...

Les bruits assomment mes pensées, ces heures qui ne passent pas, quel ennui...
Mon sommeil est aux abois, je cherche ma sérénité,
Je regarde l'horloge ces heures qui tournent, ou es-tu sentiments grivois ?
Je perçois ces picotements, aux jambes, aux doigts. Cette chaleur... La nuit veut m'abriter...

Paupières lourdes, dos douloureux... Je sombre doucement,
Mon âme est vague, elle s'envole doucement puis se perd...
La nuit prend de l'ampleur, je me blotti dans le bruissement des draps...
Mes songes nagent, rêves frivoles, pépiement salutaire...

Fatigue incessante, rampante ...

Crois-moi.

Crois-moi.

Crois-moi, je le cherche mon destin...

On a de ces douleurs au creux des reins,
Qui nous assaille lors de nos fins.
De ces malheurs qui nous font peur,
Mais que le jour, repu, y met fin.

Crois-moi ma nature, c'est d'être bien...

Un soir, je la verrais, ho cette étoile,
Qui de là-haut me feras don de son talent.
La voir si haute étincelante et qui se dévoile,
Mon cœur sera en sursis, mais je serais patient.

Crois-moi, c'est certain, je serais bien...

Creuser le ciel, chercher le firmament,
Je le sais, ce sera un dur labeur.
Fouiller mon fiel, mais trouver pourtant,
Éviter le paradis, demeurer concentré uniquement.

Crois-moi, j'y suis, j'irais plus loin...

Bleu.




Bleu comme le bleu de tes yeux, Azurés et mon cœur renouvelé.

Bleu comme cette lettre où tu m'aimais, Rédigé à l'encre des amoureux.

Bleu comme l'encre de ta plume, Utilisée pour coucher tes mots enivrés.

Bleu comme l'océan où on s'est aimé, Noyé dans ton regard qui me sublimait.

Billets griffonnés

Billets griffonnés

Tant de mots rédigés, autant de billets griffonnés.
Vêtu d'amour insensé tous dénué de toutes sensations...
Ils sont des symboles dans mon cœur, des cocardes sur mon torse enflé.

Envahi de trahisons, de chemins menteurs en divulgations,
Je suis une victime et parfois un souffre-douleur.
Trop souvent morts dans des tiroirs, ces mots vont trépasser comme une punition.

Comme notre soleil, c'est sa destinée,
Étrange ambiance de moiteur, telles celle de mon cœur.
Que ferais-je de l'argent si je n'ai de chantignole au toit de mon bonheur dessiné.

Je vomis le virtuel, je fais confiance à mon potentiel,
Je refuse l'ambiguïté de mes mots, réfute l'ambivalence et préfère la musicalité de mes billets griffonnés.

Bébé.

Bébé

Dis-moi bébé, pourquoi tu m'as lâché...
Tu disais pourtant m'aimer éternellement,
Dis-moi bébé pourquoi m'as, tu blessés,
Tous les deux, on avait fait un serment...
J'ai tant prié moi qui t'ai aime tant de jours,
Je t'ai préservé, et offert tant d'amour,
Dis-moi bébé, j'ai très mal aujourd'hui,
Et ma blessure, je la grave à tes initiales pour la vie...
Tu disais m'aimer ne jamais me laisser,
Pourtant, c'est arrive sans un mot expliqué...
Le médaillon que tu m'as offert symbolisant ton amour,
Restera sur mon cœur comme un porte-bonheur, mon toujours...
Cet été, je t'ai fait souffrir et mon cœur est au repentir,
Si je n'ai pas voulu flirter bébé, c'était pour mieux te garder...
Mieux t'aimer ... Mieux apprécier... Être vrai...
Adieu bébé.

Écrit en 1995.

Compte sur moi.

Compte sur moi.

Dans les moments difficiles,
Où tout en toi est fragile,
Durant ces temps de désarroi, je serais là ...
Compte sur moi ...

Quand l'amour te lâcheras avec fracas
Quand bien même tu seras au plus bas ...
Ton ami sera toujours là pour toi,
Compte sur moi ...

Si un jour, tu es papa, épanoui, comme moi ...
Désemparé alors de ta nouvelle vie, tu ne sauras ou poser tes pas ...
Je t'aiderais, te montrerais mes empreintes, qui m'ont conduit jusque-là.
Te conseillerais d'être le peintre de l'aube de sa vie.
Compte sur moi...

L'amitié, c'est un droit, la conserver est un privilège.
À jamais, je serais là, m'en priver serait sacrilège ...
Et surtout n'oublie pas, où que tu sois ...
Peu importe ce que l'on croie ou pas,

Compte sur moi ...