mercredi 2 juin 2021

Les notes de vie de Mélodie de Jean-Philippe Lux par Vincent Vallée

 



Les notes de vie de Mélodie, un roman que j'ai pris plaisir à lire, enfin, je l'ai un peu dévoré en réalité car je l'ai commencé dimanche soir et je viens de le terminer ce mardi soir.

Jean-philippe Lux est un ami auteur, nous nous sommes rencontrés lors de son premier salon du livre et depuis, il excelle et innove sans cesse dans l'exercice qu'est l'écriture. J'ai lu son premier roman : Coeur & âme et je me souviens avoir déjà beaucoup aimé sa façon d'écrire.

Cette fois, il nous parle de Mélodie, enfin c'est elle qui nous parle de sa vie. Une vie chahutée lors de l'adolescence et particulièrement l'entrée en secondaire (notez que Jean-Philippe prend soin de comparer avec le système français lorsque c'est nécessaire, afin de ne pas perdre son lectorat). Mélodie donc, entre en première année et nous nous retrouvons tous un peu dans ses appréhensions, ses craintes, son angoisse. Mélodie est discrète, simple et heureuse en famille. Mais l'entrée en secondaire va s'avérer à la hauteur de ses angoisses.

En effet, c'est le harcèlement que Jean-Philippe dénonce au travers de ces pages. Mélodie est victime, petit à petit et insidieusement de trois filles, et une en particulier aime la prendre pour cible. La fameuse Cindy est son bourreau. Bien entendu, Mélodie est aussi appréciée et c'est dans les WC, alors que Mélodie est prise à partie, qu'elle va faire la connaissance de Julie, un peu boulotte mais qui ne s'en laisse pas compter.

La particularité de ce roman est que l'auteur surfe sur le présent de Mélodie, rayonnant, ambitieux et plus que prometteur vous le découvrirez, avec le passé pas si lointain d'ailleurs, de la jeune fille qu'elle fut. J'ai considéré ce roman comme une confession, un témoignage de Mélodie, utile et édifiant pour que personne ne subisse le harcèlement, quel qu'il soit.

Il y a des particularités bien trouvées par l'auteur comme cette succession de sobriquets ou prénoms avec une connotation musicale. Oui, la musique est un fil conducteur de ce beau roman. Aussi Mélodie nous parle; s'adresse au lecteur et se permet de lui rappeler des points essentiels. Plusieurs thématiques y sont abordées tels que le harcèlement bien entendu mais l'amitié, l'amour familial, les études, l'homosexualité, l'importance d'une prof qui vous prends sous son aile. J'ai vécu ce dernier cas de figure et je sais combien c'est important.

Une chose est certaine, vous ne vous ennuierez pas lors de cette lecture, moi je l'ai dévorée et je suis certain que si vous vous laissez tenter, vous ferez de même.


Quelques passages relevés :


"Cela va vous paraître légèrement déprimant, mais pour la première fois de ma vie, j'allais comprendre  que je ne pouvais pas être joyeuse uniquement parce que le calendrier l'avait décidé."


"Un masque de soleil vint se poser sur mon visage et je lui souris".


Pour découvrir l'auteur :


https://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier-auteur/4309-jean-philippe-lux


dimanche 30 mai 2021

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg par Vincent Vallée

 



Un roman qui se déroule dans un coin perdu des USA, sur plusieurs décennies et mêlant la difficile cohabitation des blancs et des noirs américains... Il ne m'en fallut pas plus pour craquer.

Fannie Flagg surfe sur plusieurs époques narrées par Ninny qui, depuis sa résidence de repos va raconter la vie à Whistle Stop et surtout la vie du café tenu par des générations de Threadgoode à une femme qui entame la cinquantaine et donc la ménopause. Evelyne est désespérée et frise parfois la folie, faute aux hormones. Seule Ninny lui remonte le moral en lui racontant sa vie et celle des nombreux acteurs de celle-ci avec les Threadgoode en particulier. La vie de Ninny ce sont ses souvenirs désormais...

Beaucoup de thématiques sont abordées au travers de ce joli roman, comme l'homosexualité, la ségrégation, l'euthanasie, l'amour et tant d'autres...

J'ai parfois été perdu par ces sauts dans le passé puis le présent et la multitude d'acteurs du récit mais j'ai vite été rassuré par l'histoire passionnante. Au travers de cette lecture, on a envie de passer la porte du café de Whistle Stop, s'asseoir et manger un plat de beignets de tomates vertes. La fin du roman offre une série de recette dont il est question dans le récit, un plus non négligeable.

Je conseille cette lecture et me suis déjà procuré le second roman qui, si j'ai bien compris, nous replonge à Whistle Stop chez les Threadgoode.

Bonne lecture !

mardi 4 mai 2021

La tête de l'emploi de David Foenkinos par Vincent Vallée

 


Premier roman de David Foenkinos que je lis et je ne suis pas déçu, c'est léger, simple et fluide ce qui n'était pas pour me déplaire.

Nous allons entrer dans la vie de Bernard, le principal acteur de ce roman sympathique. Bernard est marié, banquier et père d'une jeune fille qui est partie vivre au Brésil. Temporairement espère-t-il...

Une vie simple, banale même, cependant elle va prendre un tournant inattendu car après le virage, un accident l'attend. En effet, son épouse n'en peut plus de son attitude passive, sa nonchalance, elle a besoin de tendresse, d'amour, de fougue même ! Un peu ce qui arrive aux couples une fois seuls parait-il. 

Foenkinos va nous faire découvrir la lente déchéance et autres désillusions de Bernard, notre héros déboussolé face à la séparation d'avec celle qu'il pensait garder à ses côtés jusqu'au bout.

La séparation va être le premier échec d'une série d'autres... En effet, Bernard va non seulement devoir vivre à l'hôtel mais il va aussi perdre son emploi alors qu'il avait atteint une place confortable.

Le voilà donc dans l'impossibilité de subvenir aux frais d'une chambre d'hôtel il doit trouver une solution...

Que lui reste-t-il à faire si ce n'est de repartir vers ses parents octogénaires ? Voilà enfin notre Bernard contraint de replonger dans une adolescence endormie, presqu'éteinte et qu'il retrouvera au contact de sa chambre inchangée et de ses parents inchangés également, du moins vis à vis de lui. Sa mère le maternant, son père grommelant entre deux séances TV ou repas à heures fixes.

Les tuiles ne vont pas s'arrêter là malheureusement, Bernard fera une rencontre, qu'il refusera tout d'abord, puis cette rencontre deviendra un semblant d'espoir mais...

Oui, Foenkinos a écrit cette histoire de manière scénarique, attachante, parfois drôle aussi. 

Pour ma part Bernard m'a un peu agacé par sa niaiserie, sa nonchalance tandis que sa future ex épouse m'a franchement énervé par sa facilité à tirer un trait sur son mariage et donc le père de sa fille. Les parents m'ont fait rire, parfois rappelé les miens.

J'ai relevé quelques passages sympas :


"Je n'ai jamais rencontré quiconque qui soit capable de parler de ses parents de manière posée, honnête et juste".

"Le passé de nos parents demeure un roman impossible à écrire..."

"Ce passé qui n'en finissait plus de finir..."

"La souffrance c'est ne pas oublier ce qui nous a rendus heureux".


L'auteur :



David Foenkinos est un romancier, dramaturge, scénariste et réalisateur français.


À 16 ans, il est victime d'une infection de la plèvre, une maladie cardiaque rarissime pour un adolescent. Opéré d'urgence, il passe plusieurs mois à l'hôpital. Il étudie les lettres à la Sorbonne et parallèlement la musique dans une école de jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare.


Après avoir vainement essayé de monter un groupe de musique, il décide de se tourner vers l'écriture. Après une poignée de manuscrits ratés, il trouve son style, publie son premier roman "Inversion de l'idiotie: de l'influence de deux Polonais", refusé par tous les éditeurs contactés sauf Gallimard qui le publie en 2002, avec lequel il obtient le prix François-Mauriac.



dimanche 25 avril 2021

L'institut de Stephen King par Vincent Vallée


Stephen King, l'écrivain qui m'a toujours réconcilié avec la littérature.
Cette fois je n'étais pas déçu par une lecture passée mais j'avais envie de le lire, à nouveau. King est une valeur sûre, un écrivain fiable et qui chaque fois, me fait le même effet : Je ne veux pas fermer le livre.

Cette fois nous plongeons dans le paranormal, une hypothèse complotiste même, c'est marrant moi qui les haït.
L'institut, un lieu que King à créé, inventé ? Peut-être...

Le thème : les enfants surdoués, HP (Haut potentiel) ceux-ci sont plus nombreux que l'on ne pense, plus humains aussi que ce qu'on en dit. Certains développent des dons de télékinésie, télépathie. Et Stephen King a été inspiré par ces faits. C'est avec Luke Ellis, Kalisha, Georges, Chris et puis l'avorton que nous allons plonger dans une histoire à la "King" rocambolesque, étudiée, pointue et fort probable...

Luke sera kidnappé par une organisation fédérale, sa vie va changer radicalement, il se réveillera dans sa chambre mais pas vraiment la sienne. C'est dans sa chambre reconstituée à l'institut qu'il se réveillera pour plonger dans un cauchemar !

Luke fera la connaissance de médecins corrompus, d'employés tortionnaires, mais aussi d'enfants comme lui qui deviendront pour certains, ses meilleurs amis, sa seule famille...
Mais Luke est un joueur d'échecs, il est intelligent, il sait anticiper, avoir quelques coups d'avance. Il rencontrera une dame de ménage à l'institut, celle ci sera une clef pour la suite.

Des pratiques réservées aux déments du XIX -ème siècle, des injections, des films hypnotisant, tout ça dans un but peu scrupuleux, soi disant pour la patrie... Stephen King sait nous embarquer dans son récit, nous rendre attachants ses personnages. Et puis j'allais oublier Mike, vous allez le rencontrer dès le départ du roman et être un peu perdu car il ne réapparaitra plus, mais à la fin il sera là, vous verrez.

C'est une brique et je ne peux pas trop en dire car je ne veux pas spoiler comme le font quelques-uns, j'ai failli l'être en visionnant une vidéo concernant le roman en question. J'espère vous avoir donné envie, ne pas en avoir trop dit car ce roman vaut le détour !
 

samedi 10 avril 2021

Te frôler, caresser ta peau frissonnante, c'était l'pied...





Tes lèvres...  ma lèvre, ouais celle que j'ai tant aimé

Un univers tout entier pour la retrouver, l'embrasser

On rêvait de dormir enlacés, bouches soudées, unies dans la nuit noire

Laisser parler nos passions, nos révoltes, ne plus croire l'illusoire

 

Te frôler, caresser ta peau frissonnante, c'était l'pied...

 

On s'était promis des étoiles, des balades interminables

Les chemins de hasard nous ont perdus, c'est si minable...

Que de temps perdu, tous deux éperdus à chercher l'illusion

Et toutes ces paroles en vain, taire le boucan, rallumer la passion

 

Te frôler, caresser ta peau frissonnante, c'était l'pied...

 

Tant de mains sur toi depuis, tant de frissons perdus sans nous...

Pour un autre, feindre ce que tu n'es pas, mais moi je l' sais... pauvre fou

Courir après des volutes enivrantes, se perdre dans une brume d'herbes folles

Te prétendre être et savoir une fois perdu... c'est aujourd'hui et toujours ta camisole

 

Te frôler, caresser ta peau frissonnante, c'était l'pied...

 

Un jour cruel viendra,  tu t'éveilleras à une aube lourde et cruelle

La vie sera passée et tes larmes nocturnes auront coulées sur elle

La mélancolie est mon amie depuis, ma compagne de quelques soirs

Et je nage souvent dans la rivière de la nostalgie, non, rien d'illusoire.

 

Te frôler, caresser ta peau frissonnante, c'était l'pied...

 

Mais t'es plus là auprès d'moi j'suis resté assis sur la route de d'main

Je le regarde passer, et il m'attire, il me veut et me tente ce fichu destin

Toi t'es perdu vieux, égaré et tu l'as souillée ta lèvre, abîmée sur d'autres 

Moi j'en rêve encore, tiède et tendre pour moi c'est ouf j'serais jamais bon apôtre...







jeudi 25 mars 2021

Sukkwan Island de David Vann par Vincent Vallée

 Sukkwan Island de David Vann




Ce roman de David Vann est une surprise pour moi. Je note que l'auteur aime, se concentre même, sur la relation parent/enfant, il y a donc là quelque chose de personnel à écrire, exorciser de la part de l'auteur et ce roman nous laisse imaginer le pire dès les premières pages...

En effet, cet ouvrage se découpe selon moi en deux partie, la première étant intrigante et presqu'en huis clos car nous découvrons deux personnages : Roy et Jim son père, qui débarque sur une île au sud de l'Alaska. Ils y arrivent pour une année à passer ensemble dans une cabane aménagée et achetée par Jim le père. Jusque là on se dit que l'amorce est sympa, mais on ressent de suite un malaise, quelque chose qui cloche chez le père. Il est étrange, pleure la nuit et est tout à fait normal le jour. Roy lui, est un jeune garçon de treize ans, la puberté du jeune garçon est souvent évoquée, un peu trop dans la seconde partie du livre. Pour le dire cash, je ne comprends pas cette persévérance de l'auteur à indiquer que le jeune homme se masturbe... Je cherche encore la raison mais rien...
Sans dévoiler le récit, je peux dire que la fin de la première partie m'a scotché, choqué même. Je ne comprends pas ce qui se passe et c'est pourtant clair, mais dans le déroulement du récit, ça ne colle pas, rien ne peut laisser imaginer une telle chose, un tel déroulement.

Dans la deuxième partie du roman que je ne détaillerai pas ici car ce serait risquer d'en dire trop, j'ai été plus déçu par le déroulement de l'histoire. Je reste troublé et ennuyé par les détails insistants de l'auteur à revenir sur un même sujet concernant Roy. Quand vous aurez lu le livre, vous comprendrez que je parle du sac de couchage et ce qui s'y trouve. Non pas que je trouve ces passages anormaux mais les détailler avec insistance, c'est inutile. 

L'exercice est difficile, vous dire mon ressenti sans dévoiler le roman afin que vous aussi le lisiez. J'espère y être arrivé tout de même.
C'est un roman psychologique sans nul doute, mais un peu trop appuyé, trop insistant. Et l'issue aurait pu être bien mieux déroulée, ficelée. (J'ai mon idée concernant une fin bien choquante pour demeurer sur le thème).
J'ai lu ce roman en alternance avec le livre papier et ma liseuse, ce qui me permet de lire bien plus vite et de vous donner mon avis plus souvent.
Bonne découverte !

David Vann :






mardi 16 mars 2021

Le dernier enfant de Philippe Besson par Vincent Vallée

 

Le dernier enfant de Philippe Besson




 

Je viens de terminer cette lecture, courte, un peu à la façon d’Amélie Nothomb, mais efficace.

Besson nous plonge à nouveau au cœur de l’intime, du sentiment pudique, personnel. Cette fois il s’agissait pour lui d’imaginer, car l’auteur n’est pas parent. Et c’est là qu’entre en compte le talent d’un auteur qui est de se mettre dans la peau de… Besson y arrive fort bien. 

C’est dans la peau d’Anne-Marie que nous allons plonger avec lui dans une histoire que nous avons, ou allons un jour connaître, personnellement ou de loin d’ailleurs. Le départ du dernier enfant. 

Quand on passe une partie de sa vie à éduquer des enfants on a des habitudes, des routines, des repères qui une fois qu’ils s’en vont, disparaissent de manière brutale. Anne-Marie voit partir Théo pour un kot dans une grande ville, loin du petit pavillon familial qu’ils ont durement aménagé, rempli, payé… 

Un pavillon emménagé par des réprimandes maternelles, des leçons de vie, un pavillon qu’elle et son mari Patrick ont empli de savoir-vivre et d’amour aussi, même si chez eux l’amour est souvent silencieux… Et quand elle y songe, Anne-Marie trouve que la départ de Théo, son petit dernier, est une note bien plus salée que l’emprunt contracté pour payer des briques…

Pour cette lecture, que j’ai dévorée, je suis partagé entre l’histoire qui me parle, le talent de son auteur pour s’être glissé dans une peau totalement inconnue et un manque d’ouverture à celle-ci. J’aurais bien aimé avoir le point de vue du père, Patrick, mais aussi de Théo, le fils. Aussi, pour la première fois avec Besson, j’ai noté des maladresses éditoriales, ça c’est dommage…

Néanmoins, un frisson m’a parcouru à la lecture de la dernière ligne, tant cette histoire est émouvante. Elle touche d’autant plus, si on est papa ou maman d’enfants qui sont partis ou sont sur le point de s’en aller pour voler de leurs propres ailes.

J’ai relevé quelques passages :

« Elle joue les mères : « Vous n’avez pas trop bu, j’espère. » Et aussitôt, elle s’en veut d’avoir prononcé cette phrase, qui fait d’elle quelqu’un de démodé et d’assommant, et qui est tellement machinale, tellement automatique mais précisément, le réflexe l’a emporté, la phrase est sortie, désormais c’est trop tard. »

 

« On va t’aider à dépaqueter, c’est mieux. » Personne n’objecte. On ne va pas contre le chagrin inavouable d’une mère. »

 

« La vérité, c’est qu’elle pense à tout ce qui se joue en dehors d’elle, tout ce dont elle est exclue, tout ce que son fils ne lui confie pas, parce qu’un garçon de cet âge parle avec ses amis, pas avec ses parents, elle songe que son fils cloisonne naturellement son existence et que désormais elle se tient du mauvais côté de la cloison, elle songe que, jusqu’à une période récente, elle savait tout et que désormais elle ne sait plus grand-chose, elle partageait l’essentiel et désormais elle n’a plus droit qu’à l’accessoire, elle n’en est pas jalouse, ce n’est pas ça le sujet, elle en est chagrinée… »

 

« … avait quoi ? vingt ans ? quand sont apparues les Game Boy. Trop tard pour elle, en tout cas. Elle avait déjà quitté l’adolescence, elle ne s’était pas sentie concernée, et puis c’était un truc de garçon. »

 « Mais « elle n’a pas oublié la folie qui entourait ces nouveaux engins. Elle avait compris alors que le jeu, la distraction, ça ne se ferait plus à plusieurs, ni même à deux, que se dessinait quelque chose qui avait à voir avec la solitude. »

 

« les saisons qui passent et qui reviennent, les années qui passent et ne reviennent pas, et voilà qu’elle a cinquante ans. »

 

« y a forcément des trucs qu’elle a oubliés, d’autres qu’elle a ratés, elle ne lui a pas fourni toutes les armes, parce que, des armes, on en a besoin quand on entre dans la vie, c’est une bataille hein, il ne faut pas croire, une sacrée bataille, si elle avait disposé de plus de temps elle aurait… »