mercredi 22 juin 2016

Carpe diem.

Carpe Diem.

Carpe Diem, oui, profite de l'instant présent, retourne ta veste à tous ces gens, laisse derrière toi boniments et relents d'antan, vis ton instant présent.

Au-delà des regards, il y a ton regard, celui qui connaît tes moments de hasard. Par-dessus ton fardeau tu le sais, il y a ce toi-même, hagard et perdu..

Mais pourquoi ? Vis l'instant présent.

Sans cesse vouloir recommencer, reprendre là où tu es tombé. À quoi bon puisque c'est du passé, oui c'est passé.

Recommencer là où tu as chuté, et ensuite encore te lamenter et ramper, non ! Vis l'instant présent.

Tu n'es pas seul et tu le sais, un jour, ils te comprendront et te rassureront, oui eux le feront. Tu les as amenés dans cette nuit où tu erres comme un moribond... Mais eux sont là et t'éclairent ton chemin.

Certes, eux aussi, ils y sont, ne sont ils pas heureux malgré tout, malgré toi ? Pour des enfants, c'est un don ?

Fais comme eux et vis l'instant présent.

Un jour, il sera trop tard, et tu en es conscient n'est-ce pas, cesse d'être patient envers le temps provoque le. Dis-le-lui que c'est maintenant, demain seras là pourtant... Et toi ?

Qu'auras-tu fait de l'enfant qui sommeille en toi ? Oui, car il reste présent comme en chacun d'entre nous, écoutes le !

Tu l'entends ?

Que dit-il ? Oui c'est ça, vis l'instant présent...




La fatalité de la vie.

Il n'est pas bien grand il est même encore jeune pour écrire mais il aime ça, non je me trompe  il  adore écrire c'est son échappatoire. Il écrit pour pleurer, il écrit avec envie et avec ses larmes.
Les jours, les années, tout passe et autour de moi se répand le néant, oui tout fiche le camp...

Mais je suis pourtant là moi !

Oui bien entendu, j'existe, et je n'existe pas que pour moi, sinon je ne serais pas là, je suis là pour eux, c'est certain, peut être pour lui l'avenir me le dira, oui, je sais, je doute... Oui, je suis un éternel pessimiste, un cultivateur de malheur parfois, la mort m'intrigue, mais elle me fait peur, je la veux loin de moi.

Plus je me dirige vers elle pourtant, plus les souvenirs se font vifs et certains rappels se font à moi, je les avais omis quelque part, mais les voilà aujourd'hui, vifs et clairs, avec leurs odeurs, leurs ressenti, leurs amertumes...

J'ai dévié du chemin, je me suis égaré et je sais pourtant où partir pour redémarrer, mais c'est trop tard, beaucoup trop, y compris pour renoncer et faire encore une fois du mal autour de moi.

Si la vie était un chemin et qu'au milieu de celui-ci, on remarquerait être perdu, faire marche arrière prolongerait nos vies parce que nous rebrousserions chemin ?

Si la vie était un chemin et qu'au milieu de celui-ci, on remarquerait être perdu, faire marche arrière prolongerait nos vies parce que chemin rebroussé ?

Le destin nous met là où on doit aller, c'est ça la fatalité de la vie.


Adieu Mé...



Un avé maria, un râle, un souffle court, cette souffrance, il est là et il l'observe.
Il est désarmé face à cette mort qui rode autour d'elle, il aimerait encore lui parler, lui confier des secrets. Il a tant encore à lui dire... 

Inerte et sans réaction, il ne peut le faire, elle souffre et elle a peur, elle le lui avait dit l'autre jour quand elle allait mal.
Il prend sa main et la sert, il est déconcerté, il accepterait qu'elle n'endure plus qu'elle pousse un dernier souffle. Il souhaiterait être là le moment venu. Et pourtant, elle partira sans lui ...

Un cercueil de bois, assis à côté, c'est lui qui l'a choisi. Un rameau posé dessus signe de renouveau, de vie, d'éternité. Il est là et il regarde ce bois mort, il pleure sur cet avé maria. Il aurait souhaité ne pas devoir vivre ça.

Elle n'a pas mérite de souffrir avant de partir, elle avait des défauts et elle a commis des erreurs, certes. Mais il a constamment adoré sa simplicité, il a toujours été proche d'elle comme là dans cette église, il est à côté, il souffre.
Il pleure, elle lui manque, c'était sa grand-mère, sa mamie, il l'aimait si fort. Elle l'a pareillement compris aussi elle s'est tant inquiétée pour lui.

Adieu mé...

Prière.

Comme un pauvre fou, je me suis laissé avoir, rien ne m'a stoppé, pourtant, tu le savais que je t'aimais.
Tu savais aussi que ma vie, je te l'avais donné, par immersion, j'avais plongé dans cette eau qui m'a envahi, ou j'ai reconnu que tu étais le sauveur de ma propre vie.

Il est arrivé et m'a tenté et tu m'as laissé succomber, oui, c'est facile pour moi de te blâmer alors que c'est moi qui ai fauté, aisé de te rendre responsable de tout ce qui m'avait été annoncé, c'était pourtant écrit...

Oh dieu, j'ai succombé et maintenant où aller ? Que faire ? Que dire, comment vivre, survivre ?
J'avais si joliment commencé cette vie, bien débutée, mais il est arrivé ce démon, ce fou, ce médiocre.
Oh comme j'ai envie de le torturer, j'ai soif de le tuer, j'ai ce désir fort qu'il souffre le martyr. Qu'il sache ce qu'est subir, qu'il se prenne la tête entre les mains et la tape contre les murs jusqu'au sang. Qu'il ait mon image qui vienne le hanter jours et nuits, qu'il en crève de haine et de mépris.
Je le hais ce démon je le désire mort à tout jamais d'avoir détruit ma vie, mes envies, mes projets. J'ai soif mon dieu qu'il sache que je le souhaite sous terre... Et alors enfin, je pourrais contempler sa tombe et y cracher mon désarroi et ma haine, je prendrais plaisir à regarder sa mort et vomir ma perdition dessus...
Jamais plus je n'aimerais, je suis banni, interdit de ton salut. Je t'ai renié sans le vouloir et ne sais te demander pardon. Je ne pourrais même pas m'agenouiller devant toi et pleurer ma servitude, mon chagrin, mon acquittement ?

Oh mon Dieu comme je regrette mes jeunes années où j'avais si peu, mais en y songeant, j'avais tellement...
Oui, j'avais en abondance et dans mon cœur, et dans mon âme. J'étais pauvre d'esprit et si commun, mais je n'avais pas encore connu la tentation, ni le tentateur. J'avais un seul ami et tant d'amour espéré, d'avenir, de projets mon Dieu qu'ai-je réalisé de mes années à tout foutre par terre? J'ai vraiment foiré mon Dieu, comment faire? J'ai découvert une part de moi qui m'empêche d'aller à toi et de t'implorer, de te demander pardon seigneur.
Je ne peux que regarder de loin ta croix et la désirer, je ne sers plus à rien même la poussière me parait immense à mes côtés.
Dieu que vas-tu faire de moi, car il faut que tu me juges que tu me condamnes pour avoir trahi ton nom et ta parole. J'en tombe conscient, oui, je le sais, je ne suis plus rien à tes yeux. Je ne puis même pas te toucher, t'implorer, te prier en vain et pleurer mon dieu... Tu es mon seigneur et à jamais, je te reconnais pour vrai.
Mais moi à tes yeux je demeure un leurre , je suis mauvais je le mérite, et en crève...

J'espère qu'un jour, tu le puniras lui aussi. De m'avoir tenté, de m'avoir séduit et de m'avoir tué à cette putain de vie de merde!! J'espère que tu le mettras au bûcher de m'avoir pris à toi, à elle, à eux et a moi-même!!
Je ne sers plus à rien, je survis pour eux. Je te suis reconnaissant pour ta fidélité, et ton amour. Je sais que ton sang à coulé pour moi... Mais n'en suis pas digne, oh que non, si peu méritant...

Réflexion...

Je ne veux m'en empêcher, c'est comme une envie, une drogue. Mais si seulement j'avais su la consommer plus tôt. Si j'avais pu me shooter avec ma passion plus vite au lieu de me prendre la tête comme je l'ai fait... Sans raisons, sans me jeter l'opprobre.
Il aurait mieux valu qu'on me gifle et qu'on me fasse comprendre que mon avenir se construisait là pendant que je gémissais, reniflais, me plaignais. Je chialais pour tant et tellement de futilités.

Les lettres, les récits, la passion, et les mélodies qui les accompagnent. C'est mon lot, mais je ne sais qu'écrire entre deux heures où je cours, m'inquiète, me prends la tête m'énerve et m'encoure.

Le journalisme, la rédaction, rédiger putain! M'épancher par des mots, travailler mes textes comme on travaille la pierre brute avec faim, celle dont on sort une figure presque parfaite...

Et puis j'ai vaincu mes démons d'enfance. Vaincu mes faux tourments mais il était trop tard je devais me dépêcher, et pourtant j'ai perdu mon temps. Là je rédige dans tous les sens et je pleure sur mon avenir gâché, sur un avenir où j'aurais été épanoui, heureux, repu.



J'écris mon sentiment vaincu. J'accentue ma rage de vivre, mon envie et ma peine de rédiger avec peu de justesse faute d'étude. Faute de don de moi-même que j'ai livré au dédain et à l'angoisse puis à la crainte, la peur et les gémissements. Livré aux amours futiles et de loin, qui font des amants exsangues...


La passion trahie, l'amour faux et vils, la passion futile et inexplorée. Les tentations d'y aller et encore plus loin jusqu'au point de non-retour. Ce baiser diabolique échangé sur le bord d'un canapé, oh mon dieu quel pas de coté, quelle erreur et pourtant. C'est là que ma vie a commencé, là que j'ai enfin pu m'assumer rien que pour ça espèce de saleté de mort que tu es! Je suis obligé de te dire merci, mais tu es et tu seras toujours ma pire rencontre mon pire souvenir. Mon horreur de tant de matins, ma hantise de tellement de soirs. Je te hais jusqu'au plus profond de mes entrailles, je te vomis, mais merci...

Je n'en ai pas fini avec toi, autant l'amour que la haine t'ont été dédiés et je peux l'écrire, oui, je t'ai cru. Mais je te hais ! Et toi, oui lui je l'aime. On va dire, mais pourquoi ?
Parce qu'il est lui-même, il est lui avec ses défauts et qualités. Il m'aime comme je suis et ne me juge pas, il est fidèle à sa bonté sa gentillesse.

Y'en a qui savent, y en a qui ne comprennent pas, mais je m'en moque j'en ai rien a fiche de ces gens. Ils referont jamais ma vie, ils recoudront jamais mon avenir gâché. Alors qu'ils me jugent, me condamnent même j'en ai rien a fiche parce que cette fois je serais moi-même.

Il faut mentir et se cacher ? Surement oui, inventer répondre à côté de peur d'être découvert, mis à nu ? Et alors...
Je m'en moque, ma vie est au plus profond de mon être avec ceux que j'aime et non avec ceux que je côtoie. Je ne gâcherais plus rien. Je ferais en sorte de tout fignoler , et mes écrits et mes passions... Je serais moi, j'écrirais de moi et je rédigerais comme je pense et comme je ressens, tel que je vis. Si ça ne plaît pas, ne lisez rien, je vous choque, tournez les talons, ça t' ébahis... Tant pis, parce que je vis.
Et que vivent ma vie et mes envies.

Tellement longtemps.

Ça fait tellement longtemps, trop de temps que j'ai couché sur papier ou ailleurs, ce que je retiens au confins de moi-même.

Y a un moment que je retiens en moi ce que j'ai de plus beau, de particulièrement sain...

Qu'on me pardonne car j'oublie, qu'on me sanctionne, oui, je trace ma vie et laisse derrière moi tant d'envies, beaucoup d'écrits.

Y a un moment que j'en ai besoin, qui le sait ? Même pas moi parfois, je me hais...

Il y a des jour j'aimerais lorsque je me lève, replonger dans mon rêve et continuer cette agréable vie, doux moments.

Y a un moment que je retiens ma vie pour rester quelqu'un.

Il m'arrive de perdre pied, d'être stupide au point de laisser passer l'essentiel et de gâcher l'envie puis d'oublier, trop...

Ça fait un bail.

Ça fait un bail que j'ai écrit, je ne m'en souviens pas.

Surement que la vie me double, me contourne, je ne prends plus le temps de rien...
Et c'est mauvais.

Prendre le temps de m'épancher, d'écrire. De dire mes joies et mes peines, ça compte pourtant moi... Je dois vivre comme j'en ai le désir et cesser de toujours chercher mieux. Le bonheur est en soi, à la maison...
Je constate que j'ai de la chance cette fois et que je dois garder fermée ma vie et avaler la clef.

Personne n'a la clef de la vie d'autrui... J'ai envie, j'ai soif et faim de vivre et de dire ma pensée et ma haine, mon ennui et mes désirs.

Écrire dans tous les sens sans but précis, juste pour me vider l'âme. M'épancher, écrire pour le plaisir, de lire ou ne pas lire, comprendre ou pas, peu m'importe, j'écris cette fois pour moi.