samedi 22 août 2020
Les aérostats de Amèlie Nothomb par Vincent Vallée
vendredi 21 août 2020
Le bleu de tes mots de Cath Crowley par Vincent Vallée
Le bleu de tes mots.
Une fois le roman terminé, ce titre prend tout son sens. En voilà une belle et constructive idée que d'ouvrir une librairie avec un rayon épistolaire. Dans ce rayon, on y trouve des livres dont les pages sont cornées, annotées. On y trouve des lettres également, des lettres que les lecteurs et lectrices laissent dans un livre que le destinataire ouvrira à coup sûr.
Cependant, une de ces lettres ne sera pas trouvée, pas ouverte, pas lue...
Cette lettre est de Rachel pour Henry. Ils sont amis depuis presque toujours et cette amitié va se transformer en amour, du moins pour Rachel, seulement elle va déménager. Henry est propriétaire, avec ses parents et sa sœur Georges, de cet endroit magique qu'est la librairie, parfumée de mots ; les sentiments, les livres se respirent là... Mais Henry ne lira jamais cette lettre, du moins, pas au bon moment, celui qui aurait pu tout changer... Henry va sombrer dans une folie amoureuse pour une fille volage et instable, mais si jolie à ses yeux.
Rachel, une fois partie, continuera de répondre aux lettres d'Henry, mais déçue, parfois fâchée de ne pas avoir eu de réponse à sa lettre d'amour, répondra brièvement.
Henry ne comprendra pas cette distance, forcément. Et puis, un jour, au bord de l'océan que Rachel et son frère Cal aiment tant, un drame arrivera, la mort s'invitera et détruira Rachel.
C'est chez sa tante, près de chez Henry, qu'elle ira se réfugier, un peu à contre-cœur. Henry, lui, toujours entre amour et tristesse avec Amy, sa dulcinée, verra son amie revenir en même temps qu'il apprendra la possible vente de sa librairie, son antre, son refuge...
Rachel, Henry, Cal, Georges et tant d'autres que nous apprenons à connaître et à aimer. Le drame de Rachel, cette mort, elle va la confier après avoir retrouvé Henry, ce qui ne se fera pas sans fracas et incompréhension. Henry sera loin de comprendre la froideur, la distance de Rachel, car perdu dans son amour pour Amy, cette fille un peu délurée... L'amour, lui, ne meurt jamais, mais le sincère, celui qui possède de bonnes racines, une terre fertile.
Les mots sont des pansements, les écrire, un onguent, un baume pour l'âme et les sentiments, et c'est là, au milieu des mots, que Henry et Rachel, amis depuis toujours, vont se comprendre, s'épancher, se retrouver.
Ce roman est magique, roman jeunesse certes, mais une fois le résumé lu, j'ai craqué. Il n'y a pas d'âge pour lire un roman, celui-ci me parle beaucoup, m'interpelle, me fait du bien. Nous avons parfois des bleus à force que la vie nous donne des coups et, moi comme vous, ce sont les mots qui les apaisent. C'est tout le thème de ce livre. Durant cette lecture, je me suis épanoui, j'ai reculé dans le temps puisque c'est une littérature jeunesse pour pouvoir revenir à mes 43 ans, plus fort, plus serein, plus posé...
mercredi 19 août 2020
Etre ou ne pas être...
lundi 10 août 2020
Voyage au centre de la terre de Jules Verne par Vincent Vallée
jeudi 30 juillet 2020
La vie en chantier de Pete Fromm par Vincent Vallée
mercredi 15 juillet 2020
La Vallée de Bernard Minier par Vincent Vallée
J'ai terminé ce roman en quelques temps, beaucoup moins de temps que je ne l'avais pensé puisque je l'ai terminé très vite pour une telle brique.
Un thriller, et quel thriller ! Bernard Minier m'a embarqué avec lui tout au long de ces quelques 400 pages. Ce qui m'a séduit ?
On y parle d'une vallée, d'un monastère retiré au creux des bois, des crimes étranges y sont perpétrés, et puis il y a cet appel à l'aide après 8 ans de disparition...
Servaz comme Minier aime l'appeler, à la façon des meilleurs films policiers, est un flic déchu, il attend de passer en conseil de discipline pour des fautes passées, donc là je comprend que ce roman est une suite si je puis dire, mais je n'ai pas lu les autres ouvrages de Minier. Et bien peu importe, je suis embarqué malgré tout, et force est de constater que celui-ci se lit sans avoir lu les précédents.
Il y a tout les ingrédients nécessaires, un flic coincé, menotté par une interdiction d'exercer, un appel à l'aide depuis des bois enfouis au fond d'une vallée, un monastère lugubre, un village au creux de cette histoire qui sera lui, coupé du monde extérieur et des crimes atroces et étranges...
Mais...
Oui y'a un "Mais", pour ma défense et parce que j'en suis fier, au milieu du roman, j'ai eu l'intuition de qui pouvait être le tueur.
Je n'étais pas bien loin de la vérité, j'avais juste une partie de la réponse, la clef ouvrant la porte aux autres explications qui terminent le roman.
Mais bon sang, voilà un thriller haletant, rondement mené, j'ai ainsi découvert la plume de Minier, et j'en redemande. Les précédents peut-être ?
Je recommande vivement et je peux vous assurer que vous n'allez pas vous ennuyer avec cette lecture.
lundi 1 juin 2020
Lettre à Arthur Rimbaud par Vincent vallée
Parmi les villageois, les citadins peu importe tu étais. Ton JE était mais l'autre ?
Les poches usées et lisses de les avoir remplies de tes mains à plumes tu fus, tu es, tu resteras le génie de la poésie, oui Arthur on les emmerde les élites!
Les godasses trouées, les semelles râpées tu foulais la merde et les pavés suintants. Puis plus tard c'est le sable chaud qui ondulait sous tes pieds, puis...ton pied.
Les cheveux hirsutes, en bagarre comme cette vie qui fut la tienne, tu affrontais les bourrasques, les pluies pénétrantes, et puis ce soleil de plomb, t'écrasant, t'harassant...
Mais ainsi, tu avanças ta vie durant, vaille que vaille.
Souvent tu quittais ta plaine, ta campagne française que tu disais puante, répugnante d'ennuis et puis tu y revins, sans cesse, sans discontinuer jusqu'à y reposer. Tu t'es bien fichu de nous...
Ta besace, ta valise, que de cabotages entre villes et villages. Les pays lointains ne te repoussèrent pas et toi, toi tu les adopta. Tu t'y fondis, tu t'y immergea en te faisant adopter et par les cultures et par les idées, les autres.
Mais cette poésie t'as vraiment quitté dis ? Tu t'es découragé de ne pas voir tes manuscrits sur des étagères n'est-ce pas ? Oh Arthur comme je me retrouve en toi, comme j'aime regarder mes godasses foulant la poussière. J'en arrive presque à aimer être refusé par un libraire tu sais ? C'est quoi la célébrité ? Non mais à quoi sert-elle quand on écrit ?
Tout comme toi j'écris pour me libérer... C'est imprimé et puis après ? Je rechausse mes godasses et de par les routes et les sentiers je repars un autre cahier vierge sous le bras. Je cherche un coin de tranquillité et je m'y repose pour vider mon bras...
J'ai en moi, et depuis toujours cette mélancolie... On l'associa souvent, et moi aussi, à de la mélancolie triste mais elle est heureuse. Parce qu'écrire m'est vital.
Tout comme toi j'ai tourné ma vie dans tous les sens pour savoir son sens... J'ai demandé l'avis des gens et puis quoi ? La vie ne vaut rien, mais moi j'y tiens. Tu y tenais aussi pas vrai ? Sinon pourquoi repartir dans cette France que tu avais fui ?
Mes mains se mettent à briller quand j'écris et se racrapotent quand je n'écris plus. Et puis lire, Diable lire ! Rien ne vaut l'acte de lire. J'ai parfois tant de mal parce que cette saleté de vie me vole même ces instants uniques en fermant mes paupières sous le poids de cette fatigue imposée, pas saine, oh non pas saine.
Tout porte à croire que tout nous échappe Arthur... Même l'écriture ! J'aime me laisser bercer par le pépiements des volatiles, mais que ce monde me laisse m'envoler, franchir les rivières de cette vie ruminante. La foi qui m'anime est un mensonge ? Dieu le sait non ? Et toi tu y croyais dis ? Verlaine croyait aussi tu penses ? Je ne crois pas.
Et l'éternité Arthur ? Cette mer halée avec le soleil ? Tu l'as aimée ? Tu l'as admirée c'est vrai ? Moi je l'aime cette éternité retrouvée, elle me parle, elle m'apaise, elle me punit avec sa grandeur et tout ce qui s'en échappe.
Alors c'est ça la vie d'un auteur non reconnu ? Un fin sans fin ? Des pulsions ? Ne pas écrire des jours entiers et puis tout à coup, comme une vague qui se soulève de l'océan, les mots viennent mourir en s'écrasant sur le sable de ma feuille ?
Il me faudra aussi m'exiler dis ? Il me faudra donc tout laisser tomber et tout quitter pour partir crever loin ? Oh tu sais, il y a parfois aussi pire que de perdre une jambe pour succomber.
Allez Arthur, je vais rechausser mes godasses comme toi, user mes poches lustrées et ramasser ma besace, j'y mettrais ma plume et quelque feuilles, oui, on ne sait jamais...
Putain d'élite ! Saleté de vie ! Fichue inspiration et putain de fainéantise !
Je tourne pourtant les pages et je vais continuer à chercher, à comprendre, je te cherche...
Je me cherche dans les yeux des enfants et leur façon de rire... Il disparaît à chaque réveil le mien... Je te cherche mais jamais ne te trouve.
J'ai ancré ma tête dans les cris et puis j'attends... Soleil Arthur... Jour sans fin... Marche libératrice, écriture salvatrice, lecture apaisante, oui c’est pour ça qu'elle m'emporte et clos mes yeux avides de lectures...
Allez Arthur explique moi, laisse toi trouver tu veux ?









